Knicks

Julius Randle trop perso chez les Knicks : quelqu’un lui a dit qu’il avait des coéquipiers au moins ?

Julius Randle

« Tu vois quoi quand tu fermes les yeux ? Rien ? C’est le roster des Knicks cette saison Julius. »

Source image : NBA League Pass

Julius Randle a débarqué au Madison Square Garden pendant la Free Agency 2019 en signant un contrat de trois ans pour 63 millions de dollars. Il devait s’imposer dans la franchise de New York et ainsi confirmer sa très bonne saison qu’il venait de boucler avec les Pelicans. Encore un peu jeune pour supporter ce statut (ou pas le mental tout simplement), le septième choix de la Draft 2014 ne fait pas l’unanimité auprès de ses coéquipiers.

Julius Randle ne serait pas un si bon coéquipier que ça. Au début de saison, il y avait Marcus Momo pour aider notre ami mais lorsqu’il est parti rejoindre les Clippers, il s’est retrouvé avec les clés du camion entre les mains. Ce n’est pas un cadeau que lui a fait là le jumeau de Markieff. Se sentant prêt à prendre le lead de l’attaque des Knicks, le poste 4 n’a pas réussi à manœuvrer comme il le souhaitait et enchaînait perte de balle sur perte de balle. Des hésitations qui ne sont pas passées inaperçues dans le vestiaire où les joueurs auraient des doutes sur la capacité de Juju à assumer ce rôle selon les insides de Marc Berman du New York Post,

« Beaucoup de joueurs ressentent ça à l’exception de Elfrid Payton. »

On pouvait s’en douter, le néo-Knick n’a pas encore la carrure pour devenir l’arme offensive principale de son équipe mais il voulait vraiment forcer pour y arriver. Cela n’enlève pas tout son talent, loin de là puisqu’au 12 mars, date de la suspension de la Ligue, le natif de Dallas comptait huit matchs à 30 points et plus cette saison. Simplement, ce n’est pas un franchise player selon un officiel de la Ligue.

« On ne peut pas nier sa productivité mais il n’était pas dans le rôle adéquat. Il ne peut absolument pas être votre option numéro 1, ni 2, ni même 3 chez des contenders. Il n’a pas une lecture du jeu suffisante et il porte trop son ballon. Je ne lui fais pas confiance avec la balle. En tant que sixième homme, il conviendrait parfaitement parce que je ne pense pas qu’il donnerait beaucoup en défense. C’est plus conforme au rôle d’un sixième homme. »

Cette source anonyme décrit donc la situation globale, Julius Randle n’est pas un ball-handler mais il handle quand même bien la balle ce fou. Le joueur reconnaît la difficulté de cette nouvelle année et la découverte des prises à deux qu’il ne connaissait pas auparavant. Auteur d’une saison pas si mauvaise puisqu’il tourne à 19,5 points, 9,7 rebonds et plus de 3 passes décisives, ses stats sont un peu trompeuse en raison du ratio temps balle en main/stats produites qui est carrément faible si on compare à un vrai ball-handler comme James Harden. Bon, ce n’est pas la meilleure comparaison c’est vrai mais Randle va devoir apprendre à lâcher la gonfle et il semblait déjà en être capable sur les derniers matchs de la régulière.

La faute du coach ?

C’est bien joli de se plaindre mais est-ce la faute de quelqu’un en particulier à part Julius Randle ? La franchise de James Dolan avait justement sélectionné R.J. Barrett en troisième position de la dernière Draft pour la capacité du rookie à monter la balle et distribuer le jeu. David Fizdale puis Mike Miller ont donc aussi leur part de responsabilité dans cette affaire, eux qui auraient pu mieux utiliser le Canadien pour optimiser ses qualités offensives déjà prouvées à maintes reprises en compétitions internationales chez les jeunes tout en lui permettant d’engranger de l’expérience dans une saison sans réelle ambition. Une nouvelle hiérarchie devra donc être installée dès cet été à New York et cela va passer par un nouveau coach, qui on l’espère, sera dur et juste avec ses jeunes. Si en plus un ou deux gros poissons pouvaient atterrir sur la Cinquième Avenue, ce ne serait pas de refus non plus.

Le numéro 30 du Garden est encore sous contrat pendant deux ans avec New York, le temps passe vite et à 25 ans, l’intérieur va devoir mûrir son jeu avec ses coéquipiers et comprendre qu’on ne peut pas gagner seul. Il semble avoir le potentiel, il ne reste plus qu’à trouver un bon coach et un moyen d’établir une hiérarchie offensive dans cette équipe de la Grosse Pomme.

Source texte : New York Post

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