Hawks

Mais quel contrat John Collins va-t-il signer avec les Hawks ? On fait le point, en comparo avec la cuvée 2019

John Collins
Source image : NBA League Pass

C’est un des sujets les moins abordés sur la sphère NBA, et pourtant elle pourra prendre des proportions assez flippantes vers l’automne prochain. En étant éligible à une extension de contrat à Atlanta, John Collins a faim. Les Hawks ont de quoi le nourrir, mais à quelle quantité ?

La nouvelle est tombée récemment lors d’un entretien ponctuel entre l’intérieur et le reporter de The Athletic, Chris Kirschner. Auteur d’une très bonne demi-saison avec son équipe, pilier de la reconstruction locale et partenaire essentiel dans la réussite de Trae Young, John Collins veut un paquet de blé. Et en même temps, comment lui en vouloir ? Pour un joueur qui tourne à plus de 20 points et 10 rebonds de moyenne, avec plus de 1,5 contre et tout ça à 58% au tir, 40% de loin et 80% aux lancers, y’a de quoi taper du poing sur la table. Pour un joueur qui sait très bien quelle est la situation financière des Hawks (spoiler : la banque se sent bien), y’a de quoi hausser le ton. Et pour un joueur qui sait parfaitement ce que son départ représenterait dans la dynamique de sa franchise, y’a de quoi être confiant. Oui, concrètement, Collins a de nombreux éléments qui lui permettent de croire à l’obtention d’un contrat max. Ce serait le premier joueur de cette nouvelle ère d’Atlanta à obtenir un tel deal, mérité vu le travail proposé. Sauf que si les éléments sont nombreux pour se frotter les mains en attendant le chèque, tout aussi nombreux sont les éléments qui demandent d’être un peu plus vigilent.

Et en premier lieu, l’outil de comparaison. Le quoi ? L’outil de comparaison, celui que les agents de joueurs et managers de franchises utilisent pour définir notamment la valeur d’un homme. Prenons le cas de la cuvée 2019, avec les joueurs suivants qui ont été prolongés dans leur équipe à l’automne dernier.

  • Ben Simmons : 170 millions sur 5 ans
  • Pascal Siakam : 130 millions sur 4 ans
  • Jamal Murray : 170 millions sur 5 ans
  • Jaylen Brown : 115 millions sur 4 ans
  • Buddy Hield : 86 millions sur 4 ans
  • Domantas Sabonis : 77 millions sur 4 ans
  • Caris LeVert : 53 millions sur 3 ans

Première question qui vient à l’esprit, où classez-vous John Collins dans ce joyeux bordel, en tant que joueur ? Deuxième question qui vient à l’esprit, lequel de ces joueurs offre des statistiques excellentes dans une équipe qui galère ? Tout de suite, on a plutôt envie de prendre notre doigt et de pointer autour de Buddy Hield, donc soit en glissant vers Domantas Sabonis, soit en allant vers Jaylen Brown. La réalité actuelle est la suivante, il y a de très fortes chances pour que Collins se rapproche d’un deal à la JB, plus qu’autre chose. Pas de comparaison avec Siakam, ni le duo Murray-Simmons, no way. Il faudrait des Playoffs pour cela, et ce n’est pas le cas à Atlanta. Si John et son agent vont donc probablement demander quelque chose de l’ordre de ce que Pascal a eu à Toronto, on peut clairement miser sur le fait qu’en face Travis Schlenk et ses amis vont caser un deal autour des 110-120 patates pour verrouiller Collins sur le long-terme. Cela ferait tout de même pas mal de sous pour le marsupial.

Toute la question vient, finalement, dans le timing de ces futures décisions. Car il existe un scénario dans lequel les Hawks, bien heureux d’avoir un cap space énorme et des jeunes à fort talent, voudront tout conserver pour la free agency de 2021. On le sait, la cuvée du marché dans un an et demi sera énorme, avec des joueurs qui seront certainement attirés par la possibilité de jouer aux côtés de Trae Young et d’autres petits prodiges en développement. Et si Atlanta se réservait le droit de signer John Collins en tant qu’agent-libre restreint dans 18 mois…? L’avantage, c’est que tu gardes donc ta flexibilité financière pour jouer gros sur le marché de juillet 2021. L’inconvénient, c’est que si tu as une équipe adverse qui met un contrat max sur Collins et que tu grinces des dents à l’idée de matcher ce contrat, c’est dans ta gueule pour expliquer le départ de Jojo à Trae Young. Les discussions seront terriblement intéressantes sur les mois à venir, entre Collins et son management, car les deux camps s’apprécient énormément, veulent gagner nettement plus de matchs, mais doivent agir intelligemment. Les rumeurs pourront courir jusqu’en octobre prochain, vous êtes prévenus si cela ne mène à aucune signature.

L’avenir des Hawks doit se dessiner avec Trae Young sur pick and roll with John Collins. Mais à quel prix ? On le saura très vite, et on en déduira beaucoup de choses des intentions du management d’Atlanta.

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