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Frank Ntilikina s’offre un joli 20/10 face aux Wizards : dans une défaite mais tant pis, on dit juste que Frank Ntilikina s’est offert un petit 20/10

Frank Ntilikina 11 mars 2020

Hall Of Fame, direct.

Source image : YouTube

C’est la grande nouvelle de la journée du côté de New York et de Hate Land : Frank Ntilikina ne serait donc pas un manche à balais doté de moufles à la place des mains, il ne serait pas un joueur random perdu pour la NBA à cause d’une mauvaise irrigation dans son cerveau et d’un évident manque de talent caché par des médias qui lui mangent dans la main même quand il est nul. Pfiou, respiration. Allez, on se calme et on applaudit, car cette nuit Frank Ntilikina a fait le job en sortie de banc, car Frank Ntilikina a lâché son career high. Step by step, à défaut d’être Steph.

Step by step, car on rappelle avant toute chose que Frank Ntilikina n’a que 21 ans, et derrière lui uniquement une expérience de joueur un peu démuni face à un staff dont le QI Basket cumulé atteint probablement difficilement celui du simple technicien de surface du Rhénus de Strasbourg, là où il récitait ses gammes avant de faire le grand saut en NBA. Difficile donc de jeter la pierre à Franky, surtout cette année, et si l’on se gardera bien de fêter une simple ligne de stats du mois de mars avec un feu d’artifice géant, quoi de plus logique finalement que de le féliciter, simplement, pour une perf qui aura au moins – on l’espère – le mérite de lui donner un peu de confiance pour la fin de saison. La perf en question ? 20 points à 6/9 au tir dont 3/5 du parking et 5/6 aux lancers, 2 rebonds, 10 passes et 2 steals. En sortie de banc, dans un match ans enjeu évidemment, mais une perf symbolique puisque ces 20 points représentent tout simplement la meilleure marque en carrière du meneur français, et par conséquent son premier double-double en 20/10 également. Une perf qui, d’accord, intervient dans un match entre deux équipes qui ne jouent pas grand chose, qui se laissent attaquer l’une après l’autre, une perf à mettre donc en perspective avec l’intensité qui accompagnait la soirée, mais si vous attendez une perf majuscule de Franky en Playoffs il va falloir contacter son agent et commencer par vous satisfaire de ces jolies petites choses.

Saignant dès le premier quart en proposant avec Bobby Portis une belle alternative à l’attaque des Knicks, Franky avait sorti son joli bandeau orange et s’est mué dès son entrée en un espèce de mélange entre Klay Thompson et Jason Kidd, parce que chez TrashTalk on a décidé de ne jamais exagérer dans nos comparaisons. Adroit de loin donc, dans un premier temps, malin sur pick and roll et trouvant toujours le copain démarqué dans une défense des Wizards – il est vrai – bien permissive, et un match qui allait vite devenir un genre de punching-bag pour un gamin en manque de confiance, de temps de jeu, de repères, de… basket. Quand on joue dans un mélange de grand n’importe quoi on peut se permettre de sortir un peu de sa zone de confort et c’est ce que Franky a fait cette nuit, oubliant ses missions habituelles de défenseur excusif pour aller tenter des trucs qu’il ne tente pas assez souvent. Bingo, ça a marché, et on espère que cette nuit du 10 au 11 mars servira au garçon pour envoyer une fat fin de saison. Pas pour devenir un Hall Of Famer en avril hein, juste histoire de montrer à quelques coachs et/ou GM qu’il est capable d’être un vrai élément solide dans une vraie rotation de NBA, et pas seulement dans ce giga bordel organisé que sont les Knicks.

Well done Franky. C’est peut-être un détail pour vous mais pour lui ça doit vouloir dire beaucoup, et on attend désormais une fin de saison sur les chapeaux de roue histoire de montrer à Bernard Râleur et Sylvain Bougon que, non, Frank Ntilikina n’est pas l’escroc que certains voudraient nous vendre. Allez gamin, nous on a vu, et on veut on revoir.

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