Rockets

Micro-ball, maxi problèmes : quatrième défaite de suite pour les Rockets, rien ne va plus à Houston

James Harden et Russell Westbrook

Quand ta stratégie dépend de ton adresse extérieure et que tu tournes à 19% du parking depuis 4 matchs.

Source image : Youtube

Après des débuts convaincants, le micro-ball des Rockets commence déjà à montrer ses limites. Encore battus à domicile hier soir, les Texans sont en train de perdre leur pari. Il ne reste plus beaucoup de temps pour s’ajuster avant le début des Playoffs.

Depuis que P.J. Tucker est devenu le pivot titulaire des Rockets, le 31 janvier dernier, on dirait que Houston essaye de jouer avec la contrainte de ne pas utiliser de joueurs de plus de 2 mètres. Robert Covington triche un peu avec son centimètre de trop mais vous avez compris l’idée. Au début, ce micro-ball comme il a tout de suite été baptisé, a semblé fonctionner. Une première série de quatre victoires consécutives, puis une secondes de six succès permettait même à Mike D’Antoni d’être nommé coach du mois de février avec un bilan de 9-2 sur le mois le plus court de l’année. Vainqueurs chez les Lakers puis face aux Celtics par deux fois, les Fusées étaient en train de faire flipper du monde en allant au bout de leur démarche qui consiste à vivre ou mourir par le tir extérieur. Et comme en plus cela coïncidait avec un petit regain de forme de James Harden au niveau de l’adresse et que Russell Westbrook enquillait les points en profitant des nouveaux boulevards pour pénétrer et finir près du cercle, tout semblait possible. Les Texans étaient revenus quatrièmes à l’Ouest et pouvaient même espérer doubler les Nuggets et les Clippers en conservant le rythme jusqu’à la fin de la régulière.

Et puis, patatras.

Depuis quatre matchs, Houston n’y arrive plus. Alors que l’on avait justement identifié une portion de calendrier plus favorable pour les protégés de Mike D’Antoni, les Rockets se sont débrouillés pour perdre à New York et à Charlotte mais aussi à la maison contre les Clippers et le Magic, pas plus tard que la nuit dernière. A part l’autre équipe de Los Angeles, on peut clairement parler de défaites inacceptables à ce stade de la saison. Mais c’est surtout la forme qui fait flipper, avec en point d’orgue ce -20 infligé par Orlando en déplacement, sans Evan Fournier (126-106). Ça pique comme on dit et le pire c’est que l’addition aurait pu être encore beaucoup plus salée. Comme d’habitude, ils ont été battus aux rebonds. Un constat logique sans véritable big man qui n’a qu’à lever les bras pour capter tout ce qui vient s’écraser sur la planche. Du coup, c’est Nikola Vucevic (16) et Aaron Gordon (10) qui se sont gavés en ramassant les briques envoyée par les tireurs texans tout au long de la soirée. Ce qui est plus problématique, c’est que ce système avec des petits supposés être de meilleurs manieurs de ballon et plus mobiles en défense doit permettre à Houston de se rattraper en concédant moins de turnovers que l’adversaire. Or, c’est tout le contraire qui s’est produit hier et c’était déjà le cas contre les Hornets. Vous voyez le problème apparaître ?

Forcément, si les Rockets ne défendent plus et qu’il n’y a personne sous le cercle pour récupérer les pertes des extérieurs en mode arrosage automatique de la buvette, ça se complique sérieusement. Sur cette série de quatre matchs, Space City encaisse 120 points de moyenne tous les soirs contre 108 points marqués. Et James Harden qui tourne à 34,3 points et domine encore la Ligue dans ce secteur cette saison n’est qu’à 26 puntos à 32% au tir et 19% du parking. Peu importe l’adversaire, les Fusées ne peuvent pas gagner un match quand le barbu joue comme ça. Il est donc temps pour Mister Pringles de réaliser des ajustements pour stopper cette dynamique négative et terminer la saison régulière sur une bonne note afin d’arriver en Playoffs avec un peu plus de confiance. Plus proches de la septième place que de l’avantage du terrain désormais, les Fusées ont un mois pour corriger le tir dans les deux sens du terme avant le début des choses sérieuses. MDA a voulu aller au bout du délire, il va falloir assumer. En fin de contrat l’été prochain, tout autre résultat qu’un titre devrait accoucher d’un départ de la NASA.

Il est trop tard pour recruter à l’intérieur et le dernier client intéressant s’est engagé aux Clippers en la personne de Joakim Noah. Désormais all-in avec leur stratégie de micro-ball, les Rockets ont encore 19 matchs de régulière pour nous rassurer avant le début des Playoffs. Maintenant, il faut aller jusqu’au bout de cette drôle d’expérience de toute façon.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top