Magic

Terrence Ross a sorti une ligne de stats de l’espace : 35/0/0/0/0 et une défaite face au Heat, à votre avis il est content ou pas ?

Terrence Ross 5 mars 2020

Tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer.

Source image : YouTube

C’est à une vraie rareté que l’on a assisté cette nuit dans une American Airlines Arena qui n’en finit plus de connaitre la victoire cette année (27-4 à la mèze pour le Heat). Une rareté puisque c’est la deuxième fois seulement en vingt ans, la deuxième fois également en… deux mois.

Terrence Ross est un drôle de phénomène. Un espèce de Jean-Michel Toupourletir, défenseur honnête mais sans plus, et surtout prié lorsqu’il sort du banc d’enchainer les buckets jusqu’à ce que mort s’en suive, si possible en envoyant un ou deux windmill en contre-attaque au passage. Cette nuit ? Tirer c’est ce qu’il a fait, comme souvent, histoire de répondre, entre autres, à un Duncan Robinson déjà auteur de… sept paniers primés… à la mi-temps. On s’est compris, on est sur un match étrange, et à ce petit jeu-là T-Ross a frappé un grand coup. Les stats de l’ancien Raptor ? Visez plutôt :

35 points à 152/18 au tir dont 8/10 du parking, 0 rebond, 0 passe, 0 steal et 0 contre

Pour ceux qui se seraient mis en chasse d’un Larousse on vous arrête tout de suite, le mot est « unidimensionnel ». Du tir, du tir et encore du tir, le reste en s’en bat les steaks, à la manière d’un Dennis Rodman ou d’un Ben Wallace qui termine à 0 points et 23 rebonds, à la manière d’un Bruno Caboclo qui termine à 0 rebond, 0 passe, 0 steal, 0 contre mais 0 point. Un dernier gros trois d’ailleurs qui permettra au Magic d’y croire un chouïa en fin de match, mais une ligne de stats étrange qui restera vaine, Orlando s’inclinant finalement 116-113 dans le derby cher à Horatio Caine, Mickey, Dalida et Booba, celle-là elle est technique. L’avant-dernière fois qu’un joueur avait offert une telle originalité statistique ? C’était il y a vingt ans et c’était le dévot et bien payé Allan Houston. La dernière ? c’était il y a… deux mois à peine :

Plutôt original et peut-être signe d’une NBA qui évolue, et avec elle des joueurs au rôle tellement pré-défini qu’en naissent des lignes de stats de ce drôle d’acabit. Tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, tirer, on connait tous un mec dans notre petit club de campagne qui se prend pour Terrence ou Bojan, sauf que lui… n’en plante que très rarement 35. En attendant le Heat a pour sa part battu son record all-time de paniers primés sur un match, et ça pour le coup, c’est une perf qui sert à quelque chose.

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