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Boj Bomb : Bojan Bogdanovic assassine les Rockets au buzzer, victoire du Jazz à Houston et clim offerte pour tout le monde !

Bojan Bogdanovic

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Source image : NBA League Pass

Un match incroyable, un finish époustouflant, puis un silence pesant au Toyota Center : cette nuit, le Jazz a posé une clim énorme aux Rockets, grâce à un shoot complètement dingue signé Bojan Bogdanovic au buzzer. Victoire des visiteurs (114-113), alors que c’était bien mal parti.

Ils étaient à ça de l’emporter. Ils étaient à rien du tout de gagner, et faire de cette soirée une petite célébration du nouveau jeu proposé par Mike D’Antoni et ses hommes. Pendant une bonne partie de ce dimanche, les potes de James Harden avaient de quoi bomber le torse. Ils démarraient fort leur rencontre, grâce à un énorme Russell Westbrook (39 points au final), qui punissait le Jazz pour avoir posé Rudy Gobert en défense sur lui. Dès qu’il y avait un manque de communication défensif ? Les Rockets se rassemblaient pour tenter de s’ajuster, afin de poser les bases discutées ensemble depuis quelques jours et le départ de Clint Capela. Cela se voyait, d’ailleurs, dans cette fin de match complètement folle. Alors que Houston avait créé un bel écart et comptaient sur les shoots de Danuel House ou Ben McLemore, c’est Jordan Clarkson qui prenait feu pour remettre Utah devant après les belles séquences de Mike Conley, et un money-time aussi serré que la rotation intérieure texane nous ouvrait alors ses bras. Dans ce genre de situation, typiquement, on s’attendait à voir Harden et Westbrook forcer leur jeu… mais non. D’abord sur un kickout de James à Robert Covington, les Rockets repassaient devant et célébraient l’arrivée de leur nouveau sniper. Plus qu’un stop et c’est bon ? Oui… mais non. Sur une toute dernière possession de Russell trouvant PJ Tucker dans le corner, c’est toute une salle qui explosait en voyant le pivot local rentrer ce que les commentateurs vont baptiser comme étant « le shoot de la gagne ». Deux belles lectures de la part des deux meilleurs joueurs de Houston, forcément ça laisse penser à une victoire signature.

Grave erreur.

Car au basket, tant que le triple-zéro n’a pas été affiché sur l’horloge, tout est possible.

Si Houston a déjà pris cher cette saison dans ce registre, notamment avec Nemanja Bjelica qui avait déjà transformé la salle des Rockets en congélateur personnel, on peut dire que Bojan Bogdanovic a pris le relais en tuant Houston lui aussi au buzzer. Certainement une histoire de rivalité à l’Est, entre la Serbie et la Croatie. Pourtant incapable de rentrer la moindre bille dans une boîte à chaussures pendant toute la rencontre, Bojan se présentait en héros parfait sur cette dernière séquence dessinée au finish. Avant cela, reprenons les éléments tout aussi importants. Dans la configuration de cette rencontre, avec un gros Russell Westbrook, un public survolté et un Jazz un peu déboussolé, il y avait 9 chances sur 10 pour que le Jazz perde. C’était écrit, jamais Utah allait avoir les balls et le matos pour redresser le navire puis prendre l’avantage. Disons que ça, c’était avant. Avant l’arrivée des scoreurs de ces derniers mois, en Mike Conley, Jordan Clarkson et Bojan Bogdanovic. Le premier, souvent critiqué à juste titre pour sa saison hors-rythme, apportait ses 20 précieux points pour tenir le gouvernail en pleine tempête. Le second, décisif sur cette rencontre avec 30 énormes points en sortie de banc, changeait complètement le script et poussait Houston à faire l’erreur de se garantir la victoire. Le dernier, à ne jamais laisser ouvert, rentrait un des plus gros shoots de toute la saison en NBA. Bogdanovic n’en est pas à sa première, il avait déjà tué les Bucks à Utah avec un tir décisif à l’automne dernier. Mais là ? Alors qu’il était à 1/6 au shoot en 32 minutes ? La confiance ultime, celle de ce type de scoreur dont le Jazz avait besoin depuis des lustres, faisait mouche. Système avec une seconde et demi sur l’horloge, Bojan chope la balle, pose ses appuis et a Harden ainsi que Tucker collés sur son short. Balécouilles comme dirait l’autre, l’ogive est envoyée dans un demi-silence qui voit le public passer de la joie au désespoir. Ficelle. Le banc du Jazz explose, Utah a réussi à l’emporter à Houston, malgré un énorme Westbrook et un scénar qui puait clairement la défaite pour eux.

Les Rockets peuvent se mordre les doigts et s’en vouloir. Ce genre de défaite fait très mal, c’est certain. Mais il faut respecter les vainqueurs et leur fight, en l’occurrence Utah et sa persévérance jusqu’au bout. Le héros du soir se nomme Bojan Bogdanovic, à ne laisser ouvert dans aucun contexte, même à une seconde de la fin d’un match et avec deux joueurs sur lui.

2 Commentaires

2 Comments

  1. Rammi

    10 février 2020 à 6 h 39 min at 6 h 39 min

    Le Jazz affronte une équipe sans pivots et Rudy a… 6 shoot.

    Ça se passe comment la NBA ? C’est pas censé être les meilleurs coachs du monde ?

    • Endbloody

      10 février 2020 à 12 h 05 min at 12 h 05 min

      ce fut pareil avec AD et les lakers, c’est bizarre XD

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