Mavericks

Kristaps Porzingis explose, Dallas s’impose : 38 points pour la licorne sur la tête des Pacers, pas de Luka pas de problème

Kristaps Porzingis

« T’inquiète Luka, je gère ça. »

Source image : NBA League Pass

Encore un match compliqué à l’extérieur, sans Luka Doncic ? Encore une victoire impressionnante pour les Mavericks. Kristaps Porzingis, en mode All-Star et bien accompagné, a mené Dallas vers la gagne en déplacement chez les Pacers (112-103). Du travail de pro par les hommes de Rick Carlisle.

Voilà le genre de win, encore une, qui doit envoyer un clair message à la concurrence et placer les projecteurs sur plusieurs personnes dans ce coin du Texas. Depuis le début de saison, et depuis quelques mois même si on revient sur l’année dernière, tout le tourbillon médiatique généré à Dallas tournait autour de Luka Doncic. Logique, vu le talent du garçon, la progression en année 2, et son aura presque magique. Un joueur aussi transcendant, cela fascine. Mais cela peut aussi cacher les autres, les coéquipiers, ceux qui triment au quotidien et font en sorte que tout roule en coulisses. Avec la blessure de Doncic à la cheville plus tôt dans la saison et un nouveau pépin aux cannes récemment, on était curieux de voir comment les Mavs allaient réagir. Est-ce qu’il s’agit d’un one-man band, ou d’un vrai groupe uni et bien dirigé ? Est-ce que Dallas est une belle machine huilée autour d’un seul homme, ou bien est-ce le genre d’adversaire qu’il ne faut absolument pas rencontrer en Playoffs par la profondeur de son effectif et la qualité du staff ? La réponse, si elle a été donnée en dents de scie, semble clair. Après des victoires à Milwaukee, à Philadelphie et contre Atlanta cette saison sans Luka Doncic, les Mavs sont allés l’emporter à Indiana et sont donc désormais en positif (4-3) sans leur All-Star slovène. Ce n’est pas avec ce genre d’accomplissement qu’on remporte un titre, mais c’est avec ce genre d’accomplissement qu’on construit une équipe capable d’accepter n’importe quel challenge au mois d’avril et de mai. Et si Doncic est souvent applaudi pour ses merveilles su le terrain, voir le match d’hier soir remporté à Indiana doit permettre aux autres, aux copains de l’ombre, d’obtenir le crédit qu’ils méritent.

En commençant par Rick Carlisle, qui dans le plus grand calme trouve une solution en permanence au moindre problème. On perd Dwight Powell ? Et beh tiens, pas de problèmes, Willie Cauley-Stein arrive à l’aéroport, on va l’intégrer en douceur dans l’équipe et laisser ses copains assurer en l’absence de Powell. Chez les Bucks, c’est Seth Curry qui avait pris feu. Chez les Sixers, c’est Tim Hardaway Jr qui était intouchable. Ce lundi, THJ a encore fait fort en claquant 25 points dans son registre préféré (feu-vert), mais tout le monde y est allé de son petit effort, comme Jalen Brunson dans l’organisation, Dorian Finney-Smith clutch dans le corner, ou Delon Wright tout en polyvalence. Les Mavs, collectivement, ne sont pas là pour déconner. Ils savent ce qu’ils sont, une armée offensive létale (encore une dinguerie hier soir à trois-points, 18/45), et un groupe qui ne fait pas de bêtises sur le terrain sous peine de se faire remonter les bretelles par Coach Carlisle. L’entraîneur des Texans était tout de même content de pouvoir compter sur un Porzingis en mode All-Star, le Letton a absolument tout fait pour rendre fou ses défenseurs et avec le sourire, qui plus est. Après ses 35 points à Houston, ce sont 38 pions qui ont été collés par la licorne sur les pauvres Turner et Sabonis, qui devaient également regarder des défenseurs plus petits se faire punir au poste. Tout en provocation dans les lancers francs, Kristaps a très bien balancé entre le tir de loin et le jeu dos au panier, sans transpirer en fin de match. Typiquement le genre de performance qui, quand on regarde en arrière, doit rassurer les Mavs et leurs fans sur la prolongation offerte cet été au géant blond. Oui, il y a des risques de santé et tout n’est pas rose avec KP. Mais il fallait ajouter une star aux côtés de Luka, et elle a montré sa capacité à jouer comme telle dans des situations compliquées. Que Doncic se repose peinard, il peut compter sur un groupe d’enfer à domicile comme à l’extérieur.

C’est ça, aussi, le luxe. Avec un entraîneur comme Rick Carlisle qui tient si bien son équipe, les Mavs peuvent vivre l’absence de Luka Doncic sans sombrer dans le classement de la Conférence Ouest. Tout va bien à Dallas, en attendant que le petit prodige reprenne le taf prochainement…

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