Apéros TT

Apéro TrashTalk : Kobe Bryant est parti…

Il y a des jours comme ça où l’envie de tourner une vidéo n’est pas au rendez-vous. Ce 27 janvier 2020 en fait partie. Nous serions bien restés au fond du lit, à pleurer toutes les larmes de nos corps en matant des images des plus grands exploits de Kobe Bryant. Ce qui vient d’arriver est terrible. La douleur qui en découle est indescriptible. La nuit dernière, les joueurs ont joué, rendant ainsi un magnifique hommage au Black Mamba qui – s’il n’a jamais fait l’unanimité parmi les fans de balle orange – a toujours été admiré dans le monde du sport pour cette abnégation et cette détermination hors du commun qui lui ont permis de faire une carrière légendaire. De Kobe le jeune premier ambitieux avec son numéro 8 au Mamba dominant avec son numéro 24, le sportif a inspiré des tonnes de basketteurs à travers le monde. Michael Jordan a parlé de lui comme d’un petit frère, il était et restera un grand-frère pour beaucoup d’autres, une idole pour de nombreux fans, un adversaire impossible à battre pour tellement de gars. Depuis un peu plus de trois ans, il avait quitté les parquets, nous commencions à découvrir l’homme au-delà du champion, un papa en train de transmettre sa mentalité à sa fille Gigi. Le choc est immense… Mais le meilleur moyen de faire honneur à l’un des plus grands guerriers de l’histoire de basket est certainement de ne pas se laisser submerger par cette douleur ou par le chagrin et de tenir bon, de continuer à faire ce que nous savons et aimons faire. Cette vidéo est pour Kobe. Cette vidéo est pour tous les fans de balle orange et de sport en général.

2 Commentaires

2 Comments

  1. Antoine Lassus

    28 janvier 2020 à 1 h 33 min at 1 h 33 min

    J’ai eu dû mal à trouver les mots, alors je vais essayer de faire simple.

    Je ne veux pas y croire, je ne peux pas y croire. Impossible de dormir cette nuit. C’est un mauvais rêve hein? Alors endors toi, et demain, il fera jour.

    Malheureusement, je pense que l’on s’est tous réveillé avec cette drôle de sensation, comme si notre petit monde avait changé. On ne se connaissait pas, mais tu étais bien plus qu’un sportif à mes yeux.

    En témoigne cette photo. Il y a plus de 10ans, mes parents m’ont emmené voir un concert de Marcus Miller, l’un de mes artistes préférés. J’étais tout excité et mon père eut une idée fantastique. On venait d’être champion NBA contre Orlando, et il me dit « Je sais que Marcus est un grand fan des Lakers et de Kobe. Pourquoi tu ne brandirais pas le maillot du Black Mamba à la fin du concert? Il te remarquera comme ça ! » Why not. Le concert a duré 2h et pour le rappel, je me suis faufilé dans la fosse (j’étais encore assez petit de taille à ce moment-là), et je me mis debout, sur une chaise. Et là, au moment de saluer la foule, Marcus pointa du doigt ce gamin, torse nu avec le maillot de son héros en l’air. Il me fit un signe du pouce, exerça son plus beau fadeaway et me sourit. C’est alors que je me suis précipité en backstage, accompagné de mon père. Je devais le voir ! Il sortit des loges, et je l’appelai « Marcus! Marcus! ». Il s’arrêta pour se diriger vers moi. Il me lâcha un « Hey Kobe! The championship is going to be for us next year! ». J’étais aux anges. L’amour pour ce sport, l’amour pour ce maillot, l’amour pour cet homme nous avait rapprochés le temps de quelques secondes, Marcus et moi. Et c’est là, toute la grandeur d’une légende.

    Kobe, Kobe. Je ne veux pas parler de ta carrière parce que tout ou presque a été dit, et les nombreux journalistes sportifs le feront mieux que moi. Non. Moi je veux parler, de ce que tu as été pour moi.

    Il y a quelques années, je perdais Prince et aujourd’hui c’est l’idole de mon autre vie qui disparait.

    Tu as été celui qui m’a fait aimer ce sport, qui m’a transmis ce goût pour la gagne, à devenir un compétiteur, à haïr la défaite, à haïr perdre. Je me souviens de ces séances d’entrainements le mercredi matin à Descartes avec mes meilleurs potes d’enfance. Mon père nous faisait des entrainements perso, et ça finissait en partie de 1 contre 1 entre 3 gamins. Bien plus d’une fois, papa a dû nous séparer parce qu’on pouvait en venir aux mains : on avait 8ans. Un simple concours de shoot pouvait se transformer en un match à mort, un simple 1 contre 1 pouvait se transformer en le match de toute une vie. On détestait perdre l’un face à l’autre, et on voulait travailler plus. Tout le temps. Pourquoi? Parce qu’on voulait surpasser l’autre, et on voulait être le meilleur. Ça nous a apporté de belles saisons, et je n’ai jamais retrouvé autant de complicité sur un terrain qu’avec ces deux-là.

    Puis, peu à peu, le basket a laissé place à la musique. Mais rien n’a changé, car ma mentalité était là et elle est restée, ancrée au plus profond de moi.

    Oui, Kobe m’a appris ce que signifiait le mot « sacrifice ». Rentrer de l’école primaire, et ne pas aller jouer avec les copains, mais plutôt travailler l’instrument jusqu’à ce que tes doigts saignent, jusqu’à ce que tes yeux se ferment sur le manche de la guitare. Finir le collège, mais ne pas pouvoir aller en vacances avec les copains, parce que tu as des concerts importants. Rentrer du lycée, mais ne pas pouvoir partir en soirée. Ou bien, laisser derrière toi tes amis, ta famille, ta maison, ton pays, pour réaliser une partie de ton rêve, ici à Londres. Parce que tu dois encore… encore… encore… travailler.

    À chaque sacrifice, je ne me posais pas énormément de questions. Je m’en posais une seule : que ferait Kobe? Et la réponse était claire. Continuer à travailler pour atteindre son objectif.

    Tout ceux qui me connaissent, savent que je fais souvent des parallèles entre la musique et le sport, parce que beaucoup de choses sont liées. Tout est lié. Ces mercredis matin à la salle Descartes, ces débats incessants avec les copains sur qui est le GOAT (Anthony j’ai pas oublié notre discussion d’il y a 10ans), ces parties de 2k un vendredi soir avant le match du samedi, entre Miami et LA, ces finales gagnées non pas parce qu’on était les meilleurs, mais parce qu’on travaillait plus que les autres, ce buzzer beater pour mon dernier match à la fac’, ces game 7 à se lever à 3h du matin et essayer de contenir ses larmes, ses phrases cultes, sa mentalité, sa force, les souvenirs…. .

    Ce mec était tou simplement une inspiration. Que l’on soit chanteur, basketteur, docteur, professeur, mécanicien, informaticien, écrivain, astronaute, pompier, nous avons tous eu à un moment de notre vie, ce choix : continuer ou renoncer. Et Kobe connaissait la réponse et voulait nous la transmettre. Que chacun d’entre nous puisse réaliser ses rêves, non pas parce que nous sommes meilleurs que les autres. Mais parce que nous devons travailler toujours plus, pour devenir le meilleur.

    Et je continuerai à donner le meilleur de moi-même, chaque matin en me levant, chaque soir en me couchant. Chaque minute, chaque seconde. Chaque note, chaque concert.

    Mamba Out. Love.

    • killerdescore

      28 janvier 2020 à 14 h 27 min at 14 h 27 min

      C’est beau ,j’aurais pas mieux trouvé les mots,courage ♥♥♥

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top