Pistons

Super Sekou Doumbouya : 24 points à 10/13 au tir, victoire des Pistons à Boston, je crois qu’après avoir vu ça…!

Sekou Doumbouya

Est-ce que c’est merveilleux ? Bien sûr que c’est merveilleux.

Source image : NBA League Pass

C’est le point d’exclamation qu’on espérait, qu’on sentait, et qui a eu lieu en terre sainte. Du côté de Boston, ce mercredi, les Pistons se sont imposés en proposant un chouette basket collectif. Et qui fût le meilleur marqueur pour Detroit ? Monsieur Sekou Doumbouya. Oui oui.

Si certains ne croient toujours pas en l’alignement des astres, ainsi que le potentiel du jeune joueur, peut-être serait-il temps de revenir sur ses principes et se pencher davantage sur l’aventure qu’est en train de vivre Sekou à Detroit. Drafté en juin dernier, puis balancé entre l’équipe des Pistons et celle de G-League, le Français ne pensait certainement pas vivre ce moment présent, et nous non plus quelque part. Il était impossible d’imaginer, il n’y a serait-ce qu’un mois, que Doumbouya serait le meilleur marqueur de son équipe dans une victoire à l’extérieur, sur le parquet d’une des meilleures équipes de toute la NBA. Alors certes, commençons par dire les choses clairement, Boston a proposé un match d’une extrême pauvreté. Les Celtics ont vraiment abusé à domicile, ce qui a notamment permis à Detroit de réaliser cette belle opération collective dans le Massachusetts. Malgré le très bon match de Gordon Hayward, rien n’allait pour les hommes de Brad Stevens qui se sont fait clairement rouler dessus par des Pistons tout simplement plus agressifs et motivés dès l’entame. Svi Mykhailiuk, Bruce Brown, Tim Frazier, Markieff Morris, Andre Drummond et Derrick Rose, tous déterminés à proposer quelque chose de positif à leurs fans. Le meneur, qui a confirmé son excellente forme de cette saison avec une nouvelle merveille (22 points et 6 passes à 11/13 au tir), nous a replongé en 2011 avec ses finitions acrobatiques et ses passes décisives inspirées. Et ses potes, qui auraient pu envoyer un caillou dans l’océan tellement l’arceau semblait grand, ont profité de leur main chaude commune pour exploser le verrou des Celtics : 60% au tir, 30 passes décisives, disons qu’à partir du moment où Detroit joue sur les bases des Warriors de 2016, tu te doutes bien qu’on est mercredi et que ce soir on mangera des pâtes. Mais pour nous, tricolores debout entre minuit et 4h du matin, il y avait une saveur supplémentaire dans ce match. Et qu’on soit fan des Pistons ou non, cette saveur dessinait automatiquement un demi-sourire sur le visage. La joie de voir un copain Français cartonner en NBA.

Car oui, Sekou Doumbouya a réalisé son meilleur match dans sa jeune carrière professionnelle aux Ztazuni, et ce n’était pas à peu de choses près. Récemment, depuis le début du mois de janvier pour être précis, l’ailier était rentré dans le 5 majeur et nous avait régalé par séquences. Poster sur Tristan Thompson (RIP), adresse à Golden State, défense sur LeBron et Kawhi, problèmes de fautes contre Chicago, c’était le grand tourbillon typique venant d’un rookie, et Doumbouya n’échappait pas à la règle. Sauf que ce mercredi ? Sekou ne voulait rien savoir. Dès le premier quart-temps, avec 9 points, une belle agressivité vers le panier et des tirs plantés à distance, le Français donnait le ton. C’est lui, sans monopoliser la gonfle, qui prenait le lead au scoring chez les Pistons. Un second quart plus compliqué, notamment marqué par un cross très sérieux de Jaylen Brown sur sa tête, calmait les choses. Mais là ? Doumbouya aurait pu s’arrêter. Finir sa soirée à 12 points, voir Boston revenir, perdre avec honneur au TD Garden et zou. Et bien non, au lieu de ça, le rookie a continué à défendre dur, à galoper en contre-attaque, à planter ses trois-points ouverts, à monter au alley-oop et à reproduire sa spéciale de plus en plus appréciée dans le Michigan, couper avec intelligence dans la raquette. Et en faisant le travail de l’ombre, Sekou laissait Derrick Rose, Markieff Morris et Svi (flemme d’écrire son nom de famille) prendre les commandes de l’équipe. Le match parfait, en somme. Comptez sur ma production, mes efforts, ma polyvalence, et vous prenez le relais quand il le faut. Définitivement amoureux de leur jeune ailier, les commentateurs des Pistons ne pouvaient fournir plus de compliments concernant Doumbouya, qui venait de réaliser là une belle performance, dans une sale hostile, face à des joueurs confirmés, sans trembler, et pour repartir avec la victoire. Tout ça, dans sa 8ème titularisation en carrière, sachant que sur ces 8 matchs il n’y en a qu’un sous la barre des 10 points, et un désormais au-dessus de 20. Magique Sekou.

La ligne finale ? 24 points, à 10/13 au tir, avec 2 rebonds, 1 passe et 1 interception en 27 minutes, pour aider les Pistons à l’emporter à Boston, impossible de demander mieux à ce stade de sa carrière. Sekou Doumbouya est en train de merveilleusement démarrer son aventure en NBA, avec des Pistons qui croient en lui, et lui le leur rend bien. Vous savez quoi faire désormais : regarder le prochain match du garçon.

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