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Mitchell Robinson fait beaucoup trop de fautes : impossible d’évoluer quand on ne peut pas rester… sur le parquet

Mitchell Robinson

Comment ça, j’ai encore fait faute moi ?

Source image : NBA League Pass

Séduisant lors de sa saison rookie, attendu pour sa saison sophomore, Mitchell Robinson vit un début de campagne difficile. Au centre de cette galère quotidienne ? Les problèmes de fautes du pivot, qui sont en train de lui pourrir la vie ainsi que son développement.

Scène typique au Madison Square Garden, hier soir. Match face aux Sixers, duel contre Joel Embiid, fin de match serrée et Mitchell Robinson est invité à rejoindre le banc. Tuuut, ça y est, son match est terminé. Encore une fois. Une sixième faute lui a été donnée par les arbitres, signe qu’il est temps de quitter le terrain. Frustré, tête baissée sur ses immenses épaules, le grand Mitch ne peut pas contenir sa tristesse. Il voulait rester sur le parquet, affronter Embiid jusqu’au bout, aider les siens à l’emporter à domicile. Mais le pivot a eu l’expérience, le vice, la sagesse de profiter des points faibles de Robinson pour s’offrir un money-time plus agréable. La réalité est celle-ci : Mitchell Robinson fait trop de fautes, beaucoup trop de fautes, et ce sont aussi bien les Knicks que son futur proche qui sont mis en danger à cause de cette incapacité à gérer ses minutes. Rappelons les faits, chronologiquement. L’an dernier, Rob débarque à New York et se fait un nom en proposant un jeu sensationnel. De l’énergie, du hustle, des contres, de la défense, une belle attitude de col bleu qui fit avec la Grosse Pomme, ça sent le steal de Draft. Pas besoin de prolonger DeAndre Jordan, on a notre pivot du futur qui va protéger la raquette et finir ses pick and roll, let’s go. Et sur cette saison passée, Mitchell tournait déjà à… plus de 3 fautes par match en 20 minutes de moyenne, avec pas moins de 8 rencontres terminées avec 6 fautes éliminatoires. Que ceux qui ne trouvent pas cela étonnant et frustrant relisent la dernière phrase et voient les choses ainsi. On parle d’un garçon à fort potentiel qui, adoubé par le Madison Square Garden, a montré qu’il pouvait devenir bon en restant sur le parquet mais n’a pas réussi car il réalisait des fautes à un rythme alarmant. Projetée sur 36 minutes, sa moyenne de fautes montait à 5,5 l’an passé. Et la très mauvaise nouvelle…? C’est qu’après un mois de compétition, cette moyenne est actuellement à 6,1. Donc encore moins de temps de jeu, encore moins de rythme, encore moins d’opportunités. Et encore plus de soirées passées à baisser la tête, en retrouvant le banc.

Les joueurs en NBA qui sont les plus réguliers, les plus efficaces dans le temps, sont ceux qui jouent dans un cadre défini. Ce cadre ne dépend pas que des coéquipiers ou du coach, il dépend aussi de ce qui est attendu tous les soirs. Je sais que je vais jouer de telle minute à telle minute, puis je vais être remplacé, puis je vais me préparer pour mon entrée à tel moment, et ainsi de suite. Tous les grands joueurs connaissent leur répartition du temps de jeu, ce que Mitchell Robinson ne peut connaître puisqu’il joue en permanence à contre-rythme. Deux fautes dans le premier quart, tu sors. Donc tu rentres quand on peut, mais ton adversaire direct n’est pas celui pour qui on t’a préparé le scouting report. Et nos quintets ne sont du coup pas les mêmes sur le terrain. Cette réaction en chaîne est terrible, elle n’est évidemment pas due aux simples actions d’un sophomore, mais cela y contribue. Et le souci principal, c’est le fait que cette situation empêche les Knicks comme Robinson d’évoluer, alors qu’on sait quelle efficacité il a sur les parquets. Les adversaires shootent en moyenne 15% moins bien à l’arceau lorsque Mitch est dans les parages. Les points des Knicks par possession sur pick and roll augmentent grâce à sa capacité à sauter jusqu’à l’horloge des 24 secondes. C’est toute une équipe qui devrait profiter de ces qualités. Mais en restant encore dans un jeu abordé à l’instinct, Robinson n’ira pas bien loin. Rudy Gobert est passé par là à ses débuts, montant au contre sur chaque pénétration pour tenter de réaliser un get back mémorable. Le problème, c’est que cela a créé des rebonds offensifs majeurs pour l’équipe d’en face, à cause de cette rotation défensive. Rudy a ensuite su comment mieux gérer ses tentatives, jouant sur l’intimidation et sur sa longueur de bras pour rester sur le parquet et rentrer dans la tête de ses adversaires. Ce modèle, c’est à Mitch de le suivre. Pour continuer à envoyer des lay-ups dans les gradins, mais aussi rester plus longtemps sur le parquet, et donc aider les Knicks à se redresser. Le talent de Robinson est indéniable, il pourrait devenir clé dans la reconstruction new-yorkaise. Cependant, cela ne se produira pas tant que les fautes s’enchaîneront à une vitesse déplorable.

Cela semblait inconcevable, et pourtant c’est actuellement le monde dans lequel nous vivons : Mitchell Robinson joue encore moins, en moyenne, que lors de sa saison rookie. Rester sur le parquet, telle doit être sa priorité. On croise les doigts pour qu’il y arrive, petit à petit, car lorsque Mitch est sur le terrain… c’est toute une équipe qui y gagne.

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