Spurs

Tony Parker va entrer pour toujours au Panthéon des Spurs : rendez-vous cette nuit pour un torrent de larmes et de souvenirs

Tony Parker

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Source image : NBA League Pass

C’est donc cette nuit. Cette nuit que Tony Parker et un parterre de proches délicieusement réunis verront le n°9 du meneur français s’élever tout en haut de l’AT&T Center, aux côtés de ceux de Johnny Moore, George Gervin, James Silas, Avery Johnson, Sean Elliott, David Robinson, Bruce Bowen, Tim Duncan et Manu Ginobili. Honneur immense, réservé à l’élite uniquement, à ces joueurs ayant marqué leur époque et surtout leur franchise, mais surtout honneur mérité.

Le rendez-vous est pris à 4h du matin et il ne faudra en aucun cas être en retard. Sortie de Spurs – Memphis, match lambda de saison régulière qui donnera peut-être lieu à une énième performance indigente de LaMarcus Aldridge, mais surtout une rencontre qui restera à jamais comme le théâtre de la conclusion grandiose d’une carrière hors du commun. Celle d’un petit français arrivé sur la pointe des pieds dans le Texas en 2001 mais qui deviendra très vite l’un des fers de lance de sa franchise, celle d’un homme qui quittera les lieux… 17 ans plus tard avec, entre autres réjouissances, quatre bagues de champion et un trophée de MVP des Finales. 17 saisons et 17 campagnes de Playoffs, ah ouais, 23 000 pions inscrits avec ce désormais mythique n°9 sur le dos, une place à part tout en haut d’un bon paquet de classements all-time et donc cette récompense, un maillot qui s’élève, tellement logique pour l’une des figures de la franchise la plus victorieuse de ce millénaire.

Le rendez-vous est pris à 1h30 du matin, sur BeIN Sports, en pleine nuit au grand dam de Ségolène Royal, et la cérémonie parkerienne sera suivie sur place par quelques uns des acteurs du cercle proche de Tony. La famille, les amis, peut-être quelques autres légendes du sport français, et évidemment les membres éminents de la Spurs Family, j’ai nommé leurs Altesses Sérénissimes Tim Duncan, Manu Ginobili et Gregg Popovich, les trois autres membres du carré d’as à la tête de la dynastie récente ayant pris corps à San Antonio. On s’attend à des vidéos tribute, on s’attend à quelques bons mots car Tony comme Pop (mais si) sont de vrais hommes de scène, on s’attend à un AT&T Center bleu-blanc-rouge, on s’attend à quelques larmes qui ruissellent comme un floater dans le money time, on espère que Tony ne rappera pas mais une chose est sûre, ce 11 novembre restera férié à jamais pour les fans de basket et ce pour une raison différente de celle de nos grands-parents.

Du pain, du vin, du Boursin, un béret, et Tony Parker. Cette nuit nos yeux brilleront une dernière fois pour celui qui a fait naître des dizaines de milliers de vocations en France, ils brilleront devant un maillot qui s’élève, ils brilleront devant 17 années de cocorico-souvenirs. On ne sait pas qui pleurera en premier, lui ou nous, et… oups, en fait on pleure déjà. Allez, à tout à l’heure.

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