Timberwolves

Andrew Wiggins à 40 points, D’Angelo Russell à 52 points : les Wolves remportent la partie des giga mains chaudes

Andrew Wiggins Wolves

Un match de toute beauuuuuuté.

Source image : NBA League Pass

Ce n’était pas l’affiche la plus sexy de la soirée, mais c’est peu dire si ça a été le feu dans le Minnesota cette nuit. Dans ce petit Wolves – Warriors de début de saison, Andrew Wiggins et D’Angelo Russell ont offert un spectacle exceptionnel pour tous les fans.

Avec tout le respect qu’on a pour les deux franchises en question, donc celle de Golden State et l’autre du Minnesota, disons qu’on a pas trop prévu de retrouver celles-ci en mai prochain, vu la gueule de la compétition et de leur conférence. Côté Warriors c’est déjà classé et archivé, côté Wolves il y a encore de l’espoir mais pas de quoi en faire un contender non plus. Il n’était donc pas question d’antenne nationale ce vendredi, mais plutôt de bataille entre jeunots. Et de retrouvailles, aussi, entre D’Angelo Russell et Karl-Anthony Towns. Les deux phénomènes, amis proches en dehors des terrains, essayent depuis quelques temps de jouer ensemble. Les Wolves avaient tenté cet été de récupérer le sniper de Brooklyn, mais cela n’avait rien donné d’officiel pour le plus grand désarroi des deux hommes. Il y avait donc ce petit côté épicé, un Andrew Wiggins chaud en ce début de saison et à confirmer, mais rien de plus. Et bien pourtant, même en étant parfaitement conscients de tout cela, ce match entre Golden State et Minnesota fût un petit régal de basket. Du rythme, du jeu sympa à regarder, un bon public qui veut se réchauffer, des belles actions, un vrai money time, une prolongation, des tirs de dingue, tout ce qu’on aime en NBA. Et au centre de cette histoire se trouvaient deux hommes, Wiggins et Russell. On attendait certainement mieux et plus de la part de Karl-Anthony Towns ou Eric Paschall, mais non. Soucis de fautes oblige, ce sont plutôt les extérieurs qui avaient carte blanche. Et c’est peu dire s’ils l’ont utilisée pour se gaver ce vendredi soir.

De retour pour son premier match depuis une semaine, D’Angelo avait activé le mode congélo dans les veines, avec ce genre de performance qui nous rappelle (soupir) la douce époque des Nets. Infernal sur pick and roll, avec absolument toutes les grosses possessions entre ses mains et son poto Towns en sortie d’écran pour le défendre, Russell a été magistral au scoring. Ce type de session qui le rend indéfendable, même avec son faux-rythme très déstabilisant. Disons qu’à peu de choses près, D-Lo aurait pu repartir avec la performance du soir, une victoire en déplacement avec plus de la cinquantaine, quand t’as pas joué depuis des jours en match officiel. La ligne finale est folle (52 points, 9 rebonds, 5 passes, 3 interceptions à 19/37 au tir), la méthode l’était encore plus. Car sur une ou deux actions, Russell aurait pu finir le match et donc totalement freezer les fans des Wolves. Sauf que, pour leur plus grand bonheur, les supporters venus se réchauffer au Target Center ont pu compter sur leur propre machine à scorer cette nuit. Andrew Wiggins, auteur d’un bon début de saison, a ponctué ce chouette démarrage avec une soirée de top-niveau (40 points, 5 rebonds, 7 passes, 3 interceptions à 17/33 au tir). On l’avait vu plus agressif au scoring contre Miami, depuis c’est un toute autre garçon qui semble se pointer sur les parquets. Les décisions sont meilleures balle en main, les boulettes sont encore présentes mais le côté agressif de Wiggins ressort enfin, ce qui lui fait grandement défaut depuis des années. Du coup, dans le money-time, quand il a fallu rentrer du très gros tir ou égaliser avec le double-pas emmenant tout le monde en prolongation, c’est le Canadien qui s’est chargé du job. Et sans trembler. Bien aidé par la défense féroce de Robert Covington et celle de Josh Okogie, Andrew a pu repartir avec une victoire signature, c’est-à-dire sans l’ombre imposante de Towns et avec tout un public derrière lui. Ce fût face aux Warriors, certes, mais les Warriors d’un D’Angelo Russell en feu.

On connaît la chanson avec Andrew Wiggins. Un soir c’est très bien, une semaine c’est rarissime, un mois c’est limite impossible. Auteur de belles performances récentes, combien de temps le slasher tiendra-t-il à ce niveau ? Lui doit nous répondre, nous on veut bien que ça dure le plus longtemps possible.

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