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LeBron James en demi-teinte sur son premier match de la saison : du bien, du moins bien, la pression est là pour le King

lebron

On attend le monstre que l’on connaît depuis un bail.

Source image : NBA League Pass

Pour sa première sortie sur cette saison 2019-20, LeBron James n’a pas été à la hauteur du rendez-vous. Auteur de séquences suprêmes mais aussi de moments étonnants face aux Clippers, le King a dû rendre les armes dans la bataille de Los Angeles et les Lakers vont devoir rapidement retrouver leur patron. No stress, mais no timing non plus.

Voilà un bel échantillon, sur 48 minutes, pour se donner une idée de la pression médiatique qui existera autour de LeBron et des Lakers sur les prochains mois de compétition. Game 1 of 82, comme il aime souvent le dire, histoire de relativiser les choses. Et quelque part, l’animal a raison. Ce n’est pas en lendemain de reprise qu’on va commencer à tirer sur la sonnette d’alarme. Sauf que la réalité est celle-ci pour le numéro 23, et il pourra difficilement faire l’aveugle devant elle : tout le monde attend le retour de LeBron dans le débat de meilleur joueur de la planète, et beaucoup de monde attend la franchise aux 16 titres au mois de juin prochain. Ce n’est pas un pronostic, ce sont des faits. En suivant ceux-ci, il est donc normal (avec une pointe d’exagération) d’être au taquet dès le premier entre-deux. Il a eu lieu cette nuit au Staples Center, pour le Round 1 de la rivalité Lakers – Clippers cette saison. Un match démarré fort par LeBron, au poste sur Patrick Beverley, puis sur Kawhi Leonard, ou en pénétration. Engagé, précis, James donne le ton et on se dit que le patron est de retour. Sauf que le démarrage positif va petit à petit laisser place à un suivi moins jouissif. Face à la robuste défense des Clippers, et sans véritable compagnon pour créer balle en main à ses côtés, LBJ va nourrir en permanence ses coéquipiers et donc nous ramener dans cet éternel débat qui a suivi toute sa carrière : passif… agressif ? Envie de mettre ses coéquipiers en avant ou se déresponsabiliser de certaines choses ? Tout noir ou tout blanc, malheureusement, le dialogue va tâcher la prestation de LeBron et surtout empêcher les Lakers de l’emporter cette nuit. La ligne est claire (18-9-8 à 7/19 au shoot et 5 balles perdues), les réactions qui ont suivi également. Sur le parquet californien, cette nuit, celui qu’on a considéré pendant quasiment toute une décennie comme le meilleur joueur au monde ne l’était pas. Pas de quoi en faire un mandat d’arrêt international, mais assez pour décortiquer, en détail, les bienfaits et les méfaits de James face aux Clippers.

Game 1 of 82, rappelons-le.

Le positif ? On peut le voir de différentes façons. Comme mentionné à l’instant, cette envie très naturelle de vouloir installer ses coéquipiers dans de bons fauteuils. Soyons clairs, Anthony Davis a été gavé au poste comme un enfant qui se met à table après un gros match de foot. Dans le rôle de la daronne parfaite, LeBron a nourri son petit AD de ballons à la crème, de ballons sauce tomate et encore de ballons aux fines herbes, histoire de le préparer à ce qui l’attend cette saison. Danny Green, en feu ce mardi, a également profité de quelques beaux décalages. Et défensivement, plaisir non-dissimulé quand on se souvient de la saison passée, James a régalé avec des séquences dont il a le secret. Chasedown sur Shamet, passage en force de Harrell, lockdown sur quelques copains et bonnes lectures, un LBJ engagé dans sa propre moitié de terrain doit ravir les fans et calmer les sceptiques. Mais maintenant vient le négatif, et c’est là qu’on peut sortir le martinet en toute discrétion, gardant à l’esprit que la saison sera longue. Globalement, les Lakers ont proposé une variété offensive assez troublante, ne pouvant compter sur les Kyle Kuzma ou Rajon Rondo qui pourront aider en ce sens. Et en véritable meneur de jeu, LeBron s’est enfermé dans le rôle de distributeur plutôt que celui de scoreur. Un choix assumé, mais qui a permis aux Clippers de se régaler défensivement. Car un LeBron qui ne fonce pas dans la raquette épaule baissée est un LeBron humain, donc possiblement stoppable. Autre signe intrigant, et logique après un tel kilométrage en carrière et autant de temps passé sans match officiel, les quelques pénétrations en manque de peps. Ne pas finir sur Ivica Zubac, on est pas habitués, avec tout le respect qu’on a pour l’ex-coéquipier du King. Les tentatives offensives ont juste moins de jus, probablement pour une machine qui demandera plus de temps à chauffer, histoire d’être au top dans quelques semaines. Résultat, quand en face l’ailier qui vient de débarquer en ville est le meilleur joueur de la rencontre et corrige sa matchup, ça fait bizarre. Et bizarre aura été, en long comme en large, le mot le plus adéquat pour décrire ce premier match de LeBron.

Game 1 of 82, rappellerons-nous une dernière fois. Les Lakers n’affronteront pas les Clippers tous les soirs, il y a des automatismes à installer, et les équipes du King ont cette fâcheuse tendance à démarrer timidement leurs saisons régulières. Sérénité et patience il faudra, même si on ne va pas se mentir : on veut retrouver le LeBron dominant que l’on connaît. Au boulot, avec Frank Vogel plus que jamais, en attendant que la machine préchauffe.

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