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Dennis Rodman revient sur sa tentative de suicide en 1993 : merci à Pearl Jam d’avoir sauvé cette légende

Dennis ne serait peut-être plus là sans ce groupe légendaire.

Source image : YouTube

On ne présente plus Dennis Rodman. Ses exploits sur les parquets, ses frasques en dehors, ses coupes de cheveux, son côté foufou… tous ces éléments ont fait de lui une légende de la NBA durant les nineties. Mais Dennis Rodman, c’est aussi un mec qui était à deux doigts de se foutre en l’air un soir de février 1993. Heureusement, Pearl Jam existait déjà à ce moment-là.

Avec la sortie du documentaire « Rodman : For Better or Worse », l’ami Dennis a lâché une interview à Bleacher Report durant laquelle il s’est exprimé sur de nombreux sujets différents. Parmi eux, il y a des sujets sensibles, comme sa tentative de suicide au début des années 1990. Parce que oui, Rodman n’était pas loin de faire une grosse connerie en 1993, sur le parking du Palace d’Auburn Hills, quand il évoluait encore chez les Detroit Pistons. Seul dans sa voiture, il avait un flingue chargé à la main, prêt à commettre l’irréparable. À cette époque-là, le Bad Boy était au fond du trou mentalement à cause notamment d’un divorce très douloureux mais pas que. C’est un ensemble d’événements qui ont poussé Dennis jusqu’à ce point-là, autant sur le plan personnel que sur le plan sportif. Des événements qui dataient même de son enfance parfois.

« Je voulais être aimé par quelqu’un car je n’ai jamais été aimé par ma mère ou mon père, car ils n’ont jamais été là. Quand je suis arrivé à Detroit, ils m’ont accueilli les bras ouverts. Mais quand les choses ont commencé à se désassembler, j’ai commencé à me sentir trahi. Je me disais, ‘M*rde, qu’est-ce qui se passe ?’. J’étais pris de passion par la manière dont les gens de Detroit m’aimaient. Une fois que ces gens-là étaient partis, que Chuck Daly était parti, je me sentais complètement seul. Je n’avais personne vers qui me tourner. Je n’étais pas vraiment connecté avec ma mère ou mon père. Je n’avais pas de contact avec eux. »

Dennis Rodman fait notamment référence à la fin de la période Bad Boys chez les Pistons. Sous le maillot de Detroit, il était l’un des membres importants de cette équipe mythique qui a remporté deux titres en 1989 et 1990. Mais comme dans toutes les grandes équipes, il y a une fin de cycle. Le sweep face aux Bulls lors des Finales de Conférence 1991 a marqué le début de cette fin, avec le transfert de James Edwards et le cut de Vinnie Johnson. Puis le départ du coach Chuck Daly après une élimination au premier tour des Playoffs 1992 a définitivement fait entrer les Pistons dans une période de transition, et Dennis dans une solitude profonde car Rodman considérait Daly comme un père. Il ne pensait pas que la NBA était avant tout un business où les joueurs pouvaient se faire transférer n’importe où et n’importe quand. Mais alors, qu’est-ce qui a empêché The Worm d’appuyer sur la gâchette ? Faites entrer Pearl Jam.

« Un jour, j’ai écrit une note et je suis allé sur le parking du Palace. J’avais un râtelier à fusil, et j’avais un flingue dans ma voiture. Je l’avais dans ma main. Mais pour une certaine raison, j’ai mis la musique, j’ai écouté cette chanson et j’ai commencé à débattre. Cela n’avait rien à voir avec le basket. Ça concernait l’amour que je voulais, et cela m’a quitté d’un coup.

Et puis cette chanson est passée à la radio. C’était Pearl Jam. ‘Even Flow’ et ‘Black’ et ce genre de trucs. J’avais le flingue sur les genoux et ensuite, je me suis endormi en écoutant Pearl Jam. Puis je me suis réveillé, il y avait tout le monde et tous ces policiers qui étaient là. »

Pas besoin de raconter la suite en détail, vous la connaissez. Dennis a commencé à vivre sa vie à 200%, a quitté Detroit pour San Antonio puis Chicago, où il a remporté trois titres NBA supplémentaires avec les Bulls de Michael Jordan et Scottie Pippen.

On connaît tous le personnage Dennis Rodman, on connaît moins la personne avec sa complexité et ses démons intérieurs. Cet épisode de 1993 a été un tournant dans la vie du bonhomme, et on peut remercier Pearl Jam d’avoir sauvé cette légende.

Source texte : Bleacher Report

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