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Preview Coupe du Monde FIBA 2019 – l’Angola : un pays qui respire le basket, même si Charles Barkley n’y connaît toujours rien

Charles Barkley

« Je ne sais rien à propos de l’Angola, mais l’Angola est en danger. »

Source image : YouTube

Tout au long de la période pré-Coupe du Monde, TrashTalk vous offre une présentation complète des 32 nations participant à la grande messe du basket mondial. Histoire de se mettre dans le bain, et aussi parce qu’un bain c’est bien, surtout en période de canicule. Allez, let’s go.

Ola, pour cette preview, on parle d’une équipe incontournable du continent africain, habituée des compétitions mondiales comme la Coupe du Monde ou les Jeux Olympiques. Focus sur l’Angola, une nation où la grosse balle orange est le sport national. 

« Je ne sais rien à propos de l’Angola, mais l’Angola est en danger », ça peut paraître con dit comme ça, mais quand on pense à l’Angola et au basket, c’est souvent cette punchline de Charles Barkley lors des Jeux Olympiques 1992 qui sort en premier. Un match qui verra le pays lusophone perdre 116-48 mais qui verra également Sir Charles mettre un coup de coude sur un défenseur un tantinet trop rugueux. Mais ne vous y trompez pas, l’Angola est LA nation africaine lorsqu’il s’agit de balle orange, avec 11 victoires à l’AfroBasket (dont six de suite entre 1999 et 2009) et 17 médailles au total en 20 participations. Dans les compétitions mondiales, le bilan est moins reluisant même si on peut y voir quelques performances pas inintéressantes, comme lors des Championnats du Monde 2006 avec une qualification en huitième de finale (match perdu contre la France). Ce n’est donc pas une surprise de voir les Palancas Negras se qualifier sans difficulté pour ce Mondial, avec un bilan serein de neuf victoires pour trois défaites avec quelques écarts bien crades (+42 et +40 contre le Tchad notamment), et une seule défaite sur les six derniers matchs de qualifications. Un effectif assez deep avec beaucoup de joueurs du championnat angolais, l’un des meilleurs d’Afrique, mais un peu limité si on compare par rapport au potentiel. Car le rookie des Hawks Bruno Fernando et le joueur de Kansas Silvio De Sousa ont décliné tous les deux l’invitation, eux qui n’ont pour l’instant jamais porté le maillot de la sélection seniors.

Le joueur à suivre : Yanick Moreira

Meilleur marqueur et rebondeur de son pays lors des qualifications avec 12,8 points et 7,2 rebonds de moyenne, Yanick Moreira est l’un des rares joueurs de son pays à jouer en Europe. Passé par la NCAA et coach Larry Brown à SMU, il a par la suite bourlingué un peu partout sur le vieux continent, passant notamment par la France au sein du Rouen Métropole Basket (où il a joué avec un certain Guerschon Yabusele), l’Espagne (Murcie) et également l’Italie (Virtus Bologne), où il a remporté la Champions League en 2019 avec pour coéquipiers notoires Mario Chalmers et le Frenchie Amath M’Baye. Pivot avec des bonnes mains en attaque, il sera le joueur qui a connu le plus haut niveau dans son équipe.

Le programme

  • 31 août à 9h30 : vs Serbie
  • 2 septembre à 9h30 : vs Italie
  • 4 septembre à 9h30 : vs Philippines

Serbie et Italie, ces deux pays plus talentueux sur le papier seront sans doute les bourreaux de l’Angola pendant ce Mondial. La surprise semble peu probable et l’objectif sera sans doute d’aller chercher une victoire lors du dernier match du premier tour contre les Philippines, afin de rentrer au pays avec le sentiment du travail accompli.

Nation phare du continent africain, l’Angola sera une nouvelle fois de la partie en Chine, et voudra bien figurer dans un groupe plutôt relevé. Peut-être que ça permettra à Charles Barkley d’en apprendre un peu plus sur cette nation.

Article proposé par Luca Rastelli, qui attend d’ailleurs toujours d’être signé pour un two-way contract de pigiste.

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