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Preview Coupe du Monde FIBA 2019 – le Japon : les Nippons sont qualifiés, mais qu’est-ce qu’ils étaient mal barrés !

Allez, lumière sur la bande à Rui.

Source image : YouTube

Tout au long de la période pré-Coupe du Monde, TrashTalk vous offre une présentation complète des 32 nations participant à la grande messe du basket mondial. Histoire de se mettre dans le bain, et aussi parce qu’un bain c’est bien, surtout en période de canicule. Allez, let’s go.

Konichiwa, preview d’une nation mineure mais pas tant que ça, car si le Japon n’est pas ce qu’on peut appeler un cador du basket mondial, la draft d’un certain joueur dont on va peut-être parler et les Jeux Olympiques 2020 à domicile font d’elle une nation intéressante sur le papier.

Koruko no Basket, Slam Dunk, etc…, on va pas se mentir, quand on associe basket et Japon, on pense plus aux mangas et aux animés tournant autour de la balle orange qu’à des joueurs iconiques ayant marqué l’histoire de ce sport. Pourtant, le premier joueur non-blanc de l’histoire de la NBA (appelée BAA avant), Wataru Misaka, était d’origine japonaise, et le premier match de saison régulière hors du continent nord-américain s’est tenu à Tokyo en 1990, avec une affiche entre les Suns et le Jazz. L’équipe du Japon est elle-même une nation historique du continent asiatique, avec une douzaine de médailles au compteur en Coupe d’Asie FIBA et six participations à la Coupe du Monde à son actif, ainsi que six participations aux Jeux Olympiques. Sauf que les résultats se font attendre depuis longtemps déjà. Plus la moindre médaille continentale depuis 1997 et une dernière participation aux Jeux Olympiques qui date de 1976, ça commence à faire long. Point de vue qualifications, c’était vraiment mal embarqué pour les Nippons avec quatre défaites pour leurs quatre premiers matchs. Mais ces derniers, remotivés par le retour de leur pépite Rui Hachimura, vont enchaîner huit victoires consécutives (dont des victoires de prestige contre l’Iran et l’Australie) pour assurer leur première qualification à la Coupe du Monde depuis 2006, édition qu’ils organisaient. Point de vue effectif, il est à quelques exceptions près constitué de joueurs issus de B.League, championnat du Japon qui a vu passer des cadors de la balle orange comme Robert Sacre ou Hasheem Thabeet. Trois joueurs de l’effectif connaissent la NBA : Yuta Watanabe, ailier non-drafté 2018 actuellement en two-way contract avec les Grizzlies pour une deuxième saison de suite. Nick Fazekas, pivot naturalisé installé au pays depuis 2012 passé brièvement par les Clippers et les Mavs en 2007-2008, et bien sûr notre joueur à suivre.

Le joueur à suivre : Rui Hachimura

Qui cela pourrait-il être d’autre ? Drafté par les Wizards avec le neuvième choix la Draft 2019, l’ancien de Gonzaga représente à lui tout seul beaucoup pour son pays mais aussi pour sa franchise et pour la NBA. Car son succès dans la Grande Ligue pourrait offrir une visibilité énorme à cette dernière au pays du Soleil-Levant, qui est plus branché baseball que basket. Plutôt à son avantage en Summer League avec 19 points et 7 rebonds de moyenne, il est de loin le joueur le plus fort de son pays et la figure de proue de la sélection dans les années à venir, surtout aux JO de 2020 à domicile. Bestiau athlétique malgré un shoot extérieur couci-couça (28,6% à 3 points sur les qualifications), ce Mondial sera une bonne mise en bouche avant sa première saison NBA avec Washington, lui qui va croiser la route de Team USA en poule.

Le programme :

  • 1er septembre à 10h30 : vs Turquie
  • 3 septembre à 10h30 : vs République Tchèque
  • 5 septembre à 14h30 : vs Etats-Unis

Faire bonne impression, ce n’est pas un objectif très chiffrable mais c’est le projet. Car avec la Turquie, la République Tchèque et les Etats-Unis comme adversaires, franchir le premier tour voire remporter un match semble assez compliqué pour la sélection japonaise. Mais le plus important sera clairement de prendre de l’expérience et progresser en prévision d’un plus gros événement, à savoir les Jeux Olympiques à domicile l’année prochaine.

Les Japonais étaient mal partis pour participer à la Coupe du Monde, mais ils seront bien là un an avant leurs Jeux Olympiques, guidés par le jeune phénomène Rui Hachimura. Une équipe à suivre donc, même si ses chances dans la compète sont faibles.

Article proposé par Luca Rastelli, qui attend d’ailleurs toujours d’être signé pour un two-way contract de pigiste.

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