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NBA Flashback 2018-19 #52 : ce jour où Nikola Jokic a fait connaissance avec les Playoffs, et ils se sont très bien entendus

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Le premier départ de chez papa et maman, la première fois où l’on vit seul, la première fois où l’on emménage avec quelqu’un, La première fois où l’on tombe amoureux, la première fois où l’on se dit que c’est peut-être le bon, la bonne, le premier biscuit trempé, quelle belle expression. Le premier chèque, la première CB, le premier découvert. Les premières fois élections, se dire que ça n’a servi à rien. Le permis. La première voiture rien qu’à nous. Le premier créneau, ça n’arrive jamais pour certaines d’entre vous, comment ça on a mis la phrase au féminin. Le premier job, la première paye, la première… déclaration d’impôts. Le premier achat important, le premier achat immobilier. Le premier cheveu blanc, la première ride. Le premier bébé. Tant de moments particulièrement marquants dans une vie, au moins autant… qu’une première participation en Playoffs, parce qu’on allait pas non plus faire les relous fragiles jusqu’en bas de l’article.

Aujourd’hui on parle d’un homme qui a lui aussi vécu sa première fois récemment, une première fois attendue de pied ferme par tout ceux qui aiment un minimum le basket. Privé de Playoffs par les Wolves un an auparavant, Nikola Jokic aura cette fois-ci validé le carton d’invitation bien plus tôt dans la saison, à deux doigts de terminer à la première place de la Conférence Ouest avec ses Nuggets, keu même. Le destin a parlé : ce sera donc Gregg Popovich au premier tour, on a connu des dépucelages plus doux. Mais Nikola Jokic vient de lâcher une saison de MVP et ce n’est clairement pas un vieil espion de 120 ans qui l’empêchera de la prolonger quelques semaines de plus…

Et si les moyennes du Serbe sont un peu esquintées en comparaison avec celles de sa régulière et même celles de sa demi-finale de Conférence, disons que c’était le prix à payer en affrontant les Spurs. Car dès l’entre-deux du premier match le Joker sera ciblé par la défense texane, bien consciente qu’une qualification ne passera que par un Jokic coupé de ses partenaires. Le Game 1 est d’ailleurs un bourbier dans lequel Niko ne verra pas la gonfle, en tout cas pas dans les conditions optimum, et ce dernier devra se contenter d’un match complet mais frustrant. Un constat rapidement rétabli par les trois matchs suivants, le gros nounours commençant à monter en régime à mesure qu’il prend connaissance avec les systèmes défensifs de Pop. Jokic est une poutre, un phare, une tourelle, tous les ballons passent par ses mains de magicien et chacun de ces ballons est transformé en boule d’or. Le Game 4 est un festival de prestidigitation et les Nuggets récupèrent l’avantage du terrain avant de confirmer dans le Colorado. 3-2 Pépites, et la saison à Denver est sur le point d’être validée par une historique qualification pour un deuxième tour de Playoffs.

Oui mais voilà. Spurs forever, et si c’est plutôt Derrick White qui sortira comme la belle surprise de cette série, ce sont bien les « vétérans » des Spurs qui vont jeter un froid sur la série lors du Game 6. 70 points pour le trio DeRozan/Aldridge/Gay, soit 27 de plus que le seul Nikola Jokic, auteur ce soir-là de son career high et d’une performance globalement mammoutheuse, parce qu’à ce niveau-là on peut se permettre d’inventer des putain d’adjectifs. On aura donc un Game 7, annoncé, et c’est donc forcément vers un Nikola Jokic all-time que le peuple des Rocheuses se tourne alors en position de prière. Résultat des courses ? Une ambiance pesante au possible, un Joker ciblé mais un Joker qui s’en sortira avec un nouveau triple-double, le premier dans un Game 7 depuis LeBron en 2016, et surtout la victoire la plus importante de sa jeune carrière NBA, après une dernière action incompréhensible ayant vu les Spurs laisser le chronomètre s’égrener jusqu’au buzzer, en mode azy balek on est en vacances. NikoJo termine sa série avec 23,1 points, 12,1 rebonds et 9,1 passes de moyenne face à une franchise qui l’attendait avec toutes sortes d’outils de sévices, plutôt pas mal pour… une première fois.

Nuggets Spurs

Sept matchs d’une intensité folle, et dire que le plus beau restait encore à venir durant ces Playoffs. On veut pas vous spoiler quoique ce soit, surtout que vous le savez probablement déjà, mais disons que Niko a ensuite enchaîné avec une série historique face aux Blazers, en jouant notamment… 65 minutes en un seul match. Mais. En fait. C’était. Quoi. Cette. Saison ???

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