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Preview Coupe du Monde FIBA 2019 – la Turquie : dîtes les gars, est-ce qu’on peut parler de « vrai » outsider ?

Ceid Osman

Objectif quarts de finale ?

Source image : YouTube

Tout au long de la période pré-Coupe du Monde, TrashTalk vous offre une présentation complète des 32 nations participant à la grande messe du basket mondial. Histoire de se mettre dans le bain, et aussi parce qu’un bain c’est bien, surtout en période de canicule. Allez, let’s go.

Merhaba, nouvelle preview de cette Coupe du monde 2019 et c’est d’une sélection assez particulière dont on va parler ci-dessous. Toujours beaucoup de choses à dire sur la Turquie, une sélection qui a alterné le très chaud… et le bien tiède lors des dernières compétitions internationales.

Brillante de par ses clubs (Anadolu Efes, Fenerbahce, Darussafaka,…), qui sont habitués ces dernières années à jouer le haut de tableau des compétitions européennes auxquelles ils participent, la Turquie se fait paradoxalement plus discrète dès lors que l’on parle de sa sélection nationale. Des petits huitièmes de finale aux EuroBasket 2015 et 2017 lors desquels les douze géants n’ont clairement pas fait le poids contre les cadors français et espagnols, loin des performances de l’Euro 2001 et de la Coupe du Monde 2010, époque bénie où les Turcs ramenaient alors la médaille d’argent dans deux compétitions jouées sur leur sol. Pour ce qui est de leurs qualifications pour ce Mondial, les hommes du coach Ufuk Sarica se sont qualifiés assez aisément avec un bilan global de huit victoires pour seulement quatre défaites. L’avantage que tu as quand tes clubs d’Euroleague sont constitués pour la majorité d’étrangers, c’est qu’ils rechignent moins à refiler les joueurs issus de leur pays pour les qualifications, ce dont la Turquie a profité avec des joueurs du Fener où de l’Anadolu dans leur effectif à chaque fenêtre. Malgré cet apport, la sélection turque n’a pas brillé par son attaque, étant seulement la 23ème attaque européenne (sur 32). On sent d’ailleurs que les NBAers présents lors des fenêtres d’été ont fait du bien à cette attaque. Les joueurs NBA tiens, ils seront tous les trois présents en Chine, que ce soit le Buck Ersan Ilyasova, Le Cav Cedi Osman ou le Sixer Furkan Korkmaz. Tout le monde sera donc sur le pont, car même le compte turc de la NBA fait comme si Enes Kanter n’existait pas. Le nouveau Celtic, en conflit depuis quelques années avec le gouvernement, ne joue plus avec sa sélection et risque même la prison dans son pays d’origine… mais revenons en plutôt au sport.

Le joueur à suivre : Ersan Ilyasova

Journeyman par excellence en NBA, Ersan a tourné en moyenne à… deux franchises par saison entre 2015 et 2018. Baladé de Detroit à Orlando, d’Orlando à OKC, d’OKC à Philadelphie, de Philly à Atlanta puis d’Atlanta à Philadelphie, le vétéran a signé pour trois ans à Milwaukee à l’été 2018 et a produit sa plus faible saison au scoring en NBA malgré des pourcentages dans ses standards (44% au tir dont 36 de loin). Soldat accompli en NBA, le numéro 77 de la franchise du Wisconsin revient en sélection après avoir raté l’Eurobasket 2017 à domicile, et son expérience sera la bienvenue dans un cinq de départ drivé par les jeunes Korkmaz et Osman et le meneur Scottie Wilberkin.

Le programme :

  • 1er septembre à 10h30 : vs Japon
  • 3 septembre à 14h30 : vs Team USA
  • 5 septembre à 10h30 : vs République Tchèque

Battre le Japon et limiter la casse contre Team USA, c’est le projet turc avant le dernier match de poule contre la République Tchèque. En cas de victoire contre cette dernière, le deuxième tour s’offrira à eux et il faudra cravacher pour vaincre l’outsider grec et accéder à un quart de finale, comme lors de l’édition 2014.

Un quart de finale semble être un objectif très ambitieux mais pas impossible non plus. La sélection turque apparait comme un doux mélange entre l’expérience d’Ilyasova ou Erden et le talent des jeunes stars de l’équipe Osman ou Korkmaz. L’une des bonnes surprises de ce Mondial ? En tout cas la cote est belle.

Article proposé par Luca Rastelli, qui attend d’ailleurs toujours d’être signé pour un two-way contract de pigiste.

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