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Kevin Durant ne parlait plus beaucoup à ses coéquipiers à Golden State : il devra être plus bavard à Brooklyn, sinon il va s’ennuyer

Kevin Durant

Eh Quinn, tu viens boire une bière ?

Source image : NBA League Pass

Kevin Durant est sorti du silence pour revenir sur tout ce qu’il avait traversé ces dernières années et notamment la saison dernière. On a été surpris par la façon avec laquelle il prenait les choses et la position positive qu’il avait sur tous les sujets. Finalement, Chris Haynes de Yahoo Sports revient sur son entretien avec le joueur et complète avec son avis. Spoiler, ce n’est pas aussi positif que ce que disait l’ailier.

On se rappelle très bien du 12 novembre, quand Kevin Durant est venu voir Draymond Green en lui demandant pourquoi il ne lui a pas donné la balle alors que le score était serré et que l’horloge tournait. Le bouledogue des Warriors est alors parti au quart de tour en le traitant de « Plage » et en remettant en question son implication au sein de l’équipe. Eh oui, la free agency, ça monte les cerveaux et ça peut clairement être source d’embrouille dans une franchise. Et visiblement, d’après Chris Haynes, les deux n’ont jamais vraiment oublié cet épisode, contrairement à ce que KD a souvent affirmé.

« Ils sont en paix, mais je mentirais si je disais que ça n’a pas été un facteur [de son départ, et pendant la saison (ndlr)]. À partir d’un moment, Kevin Durant ne parlait plus beaucoup à ses coéquipiers, il était seul sur son île » a déclaré Chris Haynes sur The Herd With Colin Cowherd.

Sacré news tout de même. Si ce que dit Haynes est vrai, alors on peut imaginer que Durant n’était vraiment plus complètement dans le groupe à partir de ce moment-là. L’insider de Yahoo rapporte que le seul avec qui il entretenait une relation proche était Quinn Cook, également originaire de Washington D.C. comme KD. En effet, on peut s’imaginer que le duo Stephen Curry – Klay Thompson se soit plutôt « rangé » du côté de Green, avec qui les Splash Bro ont fait les 400 coups, déjà avant l’arrivée de Durant. Situation compliquée et tendue donc dans le vestiaire du double champion, d’autant plus que les rumeurs autour des Knicks n’ont pas forcément aidé à la cohésion et ont poussé encore plus KD dans son silence. La rupture avait donc peut-être déjà eu lieu et rien n’était possible, le départ du Snake était déjà écrit. En bref, on ne sait pas vraiment à quel point cette embrouille hivernale a joué dans la tête du double MVP des Finales. Chris Haynes accorde à cet épisode une importance de premier plan, mais on peut quand même remettre en perspective ses propos.

En effet, il convient de revenir sur des événements de fin de saison pour nuancer cette idée comme quoi ce clash aurait rompu le lien entre l’équipe et le multiple All-Star. Déjà, KD a expliqué dans son interview qu’il avait pris sa décision de quitter les Warriors très tard et qu’avant cela, il était uniquement concentré sur le basket. Il a prouvé cela sur le terrain, en s’engageant à fond dans le Game 5 des Finales NBA malgré la fragilité de son mollet. Pourquoi un joueur en froid avec sa franchise irait se sacrifier pour elle comme Kevin l’a fait ? Voilà la vraie question. L’amour de la victoire et du jeu pourrait être une réponse mais l’ex-numéro 35 est une machine de business et connaît bien la Ligue : il sait qu’un titre possède une valeur inestimable sauf qu’il sait aussi que risquer une grosse blessure peut coûter cher, en particulier juste avant la free agency. Enfin, on se rappelle à quel point ses coéquipiers étaient marqués par sa terrible blessure au tendon d’Achille face aux Raptors. Les têtes d’enterrement en conférence de presse, ce n’était probablement pas du cinéma.

La situation autour de Kevin Durant et de son départ ne sera certainement jamais pleinement comprise. Assez unique en son genre, cette décision semble motivée par un large ensemble de choses, de natures et de causes différentes. On se propose un petit test pour savoir si ce que nous dit Haynes est vrai : au moment du retour de KD, on entoure en rouge le premier Nets-Warriors et si Kevin en plante 50, alors on saura qu’il y a bien eu un problème personnel. Bon, en même temps, il est capable d’en planter 50 sans raison particulière…

Source texte : Chris Haynes (Yahoo Sports) sur The Herd with Colin Cowherd

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