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NBA Flashback 2018-19 #38 : ce jour où Karl-Anthony Towns a mené 40-15 sur son service face aux Wizards

Karl-Anthony Towns

Quand tu pries pour te faire pardonner de la saleté réalisée.

Source image : NBA League Pass

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Saucission. Liquide vaisselle. PQ. Steak hâchés x2. Tomates. Salade. Vinaigre. Café x10. Pâtes x10. Fromage rapé. St Nectaire. Pommes de terres. Fromage à raclette. Merlot rouge (réduction 2 achetés 2 offerts). Viande à barbec. Charbon de bois. Pack de bière, 24x25cl. Riz basmati. Oignons. Pastaga. Chips (pas goût poulet, c’est pas bon). Nutella. Brioche. Jus d’orange & de pomme. Oeufs. Mayonnaise. Cubi de rosé. Gel douche. Aujourd’hui, flashback sur le jour ou un KAT a eu les yeux plus gros que le ventre mais, spoiler, il s’est quand même bien gavé, et Garfield est encore jaloux.

Dans le ventre mou de la Conférence Ouest depuis quelques années, on a tendance à oublier Minnesota quand on pense aux équipes qui comptent des joueurs de niveau All-Star. Embourbés dans les différents projets (Thibodeau, Butler, Wiggins…), on ne prête pas attention au développement de Karl-Anthony Towns, un pivot de 23 ans qui progresse chaque année et qui tourne en double-double les yeux fermés et les mains liées. Face à Washington, une équipe elle aussi en galère, le 9 mars 2019, KAT va poser un score de tennis, ou presque. Complètement inarrêtable ce soir-là , il va martyriser une raquette des Wizards au demeurant médiocre, mais avec une aisance incroyable. Shoot longue distance, hook main droite, finition main gauche, jeu au poste limpide, palette complète. Le pauvre Bobby Portis en est certainement encore traumatisé, et après on s’étonne qu’il signe à New York tellement le garçon ne sait plus ce qu’il fait. All-Star deux semaines auparavant, on peut dire que ce soir-là KAT a prouvé à tous ceux qui avaient des doutes qu’il le méritait amplement…

40 points et 15 rebonds, le tout à 62,5 % au tir dont 57 % de loin, balle de break monsieur Towns.

Depuis son année rookie, on attend beaucoup du joueur de Minnesota et pour cause, il a été élu ROY en 2016. En progression constante depuis, notamment par l’aura qu’il dégage sur le terrain, il lui reste encore du chemin pour être respecté à sa juste valeur. En grosse difficulté en défense, il a montré des envies et des signes de progression cette saison, sans pour autant être devenu Rudy Gobert non plus. Depuis toujours un bon contreur, il s’est illustré cette année avec 1,6 block par match (neuvième de la Ligue), un bon ratio pour un intérieur dissuasif comme lui. En défense donc, des progrès, mais ce n’est pas encore ça. En attaque, en revanche, on a atteint un très bon niveau à son poste : 24,4 points à 52% au tir dont 40% de loin (et 83,6% aux lancers). Niveau quantitatif on est bon et niveau qualitatif, on a vu que KAT était capable du meilleur, en posant des matchs à plus de 40 points sur des défenses de grande qualité (Indiana et OKC cette saison). Complet, il écarte le jeu et le laisser seul au large n’est pas une solution : malgré ses 2m13, il est capable de sanctionner derrière l’arc ou de driver de manière assez tranchante pour son gabarit. À l’aise techniquement, il pousse clairement pour être évoqué dans l’élite des poste 5 de la Ligue. Dans un système enfin assaini, on espère qu’il saura montrer des capacités de leaders sur le terrain comme dans les vestiaires : il est le véritable franchise player des Wolves, à lui de montrer quelles sont ses limites, alors rendez-vous en playoffs Karl ?

Saison ratée d’un point de vue collectif mais réussie quand on observe individuellement Karl Anthony-Towns, et on attend désormais beaucoup de lui parce qu’on sent le potentiel du garçon. Les Wizards aussi l’ont senti ce soir-là, vu les travaux de démolition que le garçon a fait sous leur cercle..

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