Thunder

Russell Westbrook a fait sa première conférence de presse avec les Rockets : l’image est bizarre, mais le joueur reste le même

Russell Westbrook

Y’a un bug là, non ? C’est Photoshop ?

Source image : YouTube

Présenté officiellement par les Rockets ce vendredi, Russell Westbrook a bel et bien démarré la nouvelle page de sa carrière, à Houston. Des images troublantes à première vue, mais qui laissent place au joueur que l’on connaît depuis toujours.

Cela prendra un certain temps, en fonction de la charge émotionnelle de chacun. Il y a ceux qui, suivant ces affaires de loin, ont froncé les sourcils en voyant Westbrook tenant un maillot rouge. Rien de bien fou, juste une adaptation intrigante et qui se concrétisera à la rentrée prochaine. Puis il y a ceux qui, au fil des années, se sont attachés au meneur avec un amour qui semble parfois débordant. Et pour eux, tout particulièrement, la scène fait mal. Posé aux côtés de Daryl Morey, l’architecte des Rockets, Russell a ce mélange entre sourire spontané et regard perçant. L’homme se veut accueillant dans sa nouvelle ville, avec une approche plutôt chaleureuse et bienveillante. Toute question posée sur Houston en tant que cité, sur la communauté, sur sa famille et ce déménagement qui n’est pas anodin, est répondue avec un smile en coin. Mais lorsqu’on change subitement de sujet et qu’on parle de basket ? Le compétiteur fait son retour, et le visage change dans la seconde. Cette bouille si souvent critiquée par ses adversaires et ses détracteurs refait surface, et on retrouve le monstre observé ces dernières années sur le parquet. Ce mélange, ces deux faces offertes au public, les fans des Rockets vont devoir s’y faire, comme les fans du Thunder vont devoir faire avec le fait que cela ne leur appartient plus. Il y a, au sein même de cette conférence de presse, une question qui fait marrer le All-Star car il connaît son passé récent. Alors qu’il était hué par les fans de Houston, rivalité avec OKC oblige et trashtalking régulier, Russell doit désormais être acclamé, dorloté, défendu par ceux qui le ciblaient avec insistance encore dernièrement. « I’m a nice guy », ricane Westbrook lorsqu’on lui demande ce que ses nouveaux supporters, qui adoraient en majorité le fusiller, doivent savoir sur lui. Il le sait, le Brodie. Souvent tête baissée, toujours torse bombé, le joueur change de tenue, de franchise et doit donc faire face à un tout nouvel exercice. Plutôt amusant ceci dit.

Une fois les apparences analysées et donc les attitudes décortiquées, vient le plus intéressant. Le jeu. Et sur ce plan là, pas de surprises quand on connaît Westbrook depuis des lustres. Les réponses sont concises, directes, sans bullshit dans les alentours mais beaucoup de phrases préconçues afin d’en finir avec cet événement. Pas par condescendance, mais par désintérêt de la chose. Russell n’a jamais été un immense fan des médias, c’est un fait que les reporters de l’Oklahoma confirmeront sans problème. Le maillot a beau être différent, on ne change pas un homme du jour au lendemain. C’est donc droit au but que Russ fonce, en mettant les choses au clair sur les multiples sujets abordés. Un, tout va bien se passer avec Harden, un « frère » qu’il retrouve après des années passées à se connaître. Deux, zéro doute sur sa compatibilité avec lui, il faut faire des sacrifices pour remporter un titre. Trois, bibi adore Mike D’Antoni et aura l’occasion de discuter prochainement avec lui afin de définir un rôle précis, mais les antécédents en duo lors des camps de Team USA aident forcément dans cette période d’ajustement. Quatre, l’objectif reste le même, avoir une bagouze au doigt ce serait vraiment top. Voilà, en somme, ce que cette conférence de presse a donné dans les faits. Mais, comme narré à l’instant, on pouvait s’y attendre. Westbrook n’est pas le genre de client qui régale devant les micros, lui qui préfère laisser son jeu parler pour lui. La bonne nouvelle pour les fans de Houston, c’est que dans ce genre de disposition on sait déjà ce que le garçon va apporter sur le terrain. Une énergie folle, un rythme de jeu intense sous MDA, de la défense, du rebond, de la création pour ses shooteurs et des pénétrations agressives afin d’utiliser les espaces créés par Harden. Maintenant va venir le plus dur, et donc encore quelque chose de nouveau pour Westbrook. Se faire à un nouveau système, de nouvelles attentes, une pression médiatique peut-être encore plus forte et cette réalité qui occupe déjà l’esprit de nombreuses franchises à l’aube de la reprise : tout résultat autre qu’une finale NBA en juin 2020 sera jugé comme décevant. Y’a plus qu’à, comme dirait l’autre.

La photo fait encore et toujours quelque chose, comme si un énorme troll avait été réalisé sur Photoshop. Mais non, c’est bien réel. Russell Westbrook démarre son aventure chez les Rockets, prochaine étape en octobre avec la pré-saison… sous de nouvelles couleurs. 

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