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NBA Flashback 2018-19 #3 : ce jour où un simple match Lakers-Rockets s’est transformé en Fight-Club

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ? 

Passion, suspens et performances font de la NBA une ligue à part, si ce n’est un sport différent du basket. Sans un peu de testostérone subtilement mélangée au spectacle, la Grande Ligue ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. C’est pour les gueulantes des Gary Payton et Reggie Miller que chacun d’entre nous s’est déjà levé à 2 heures du mat’, au grand dam du contrôle de géo le lendemain. Parfois, les hormones prennent le dessus sur le jeu et des coups partent. Certes, c’est moche pour le sport, pas très fair-play tout ça tout ça… Mais avouez que c’est encore plus excitant que Jared Dudley qui prend la mène. C’est d’ailleurs comme ça que peuvent se créer des rivalités, à cause d’une dent pétée ou d’une mâchoire détruite. Aujourd’hui, les coups de sang sont bien moins nombreux qu’auparavant compte tenu de la législation et de l’évolution de la ligue. À l’époque, les matchs de suspensions se comptaient au nombre d’os brisés. Désormais, si tu restes accroché à l’arceau tu prends une technique, génial. M’enfin, ce n’est pas pour ça qu’on a plus le droit à quelques bistouilles de temps en temps. En témoigne ce début de saison avec un petit accrochage entre deux cassos meneurs. 

Souvenez-vous, c’était il y a neuf mois, lors du deuxième match de saison régulière. Les Lakers reçoivent les Rockets au Staples Center et le match est serré, 109-108 pour les Texans. Comme à son habitude, James Harden part en contre-attaque et provoque la faute de Brandon Ingram. Le panier est marqué par le barbu, mais les arbitres considèrent que la faute est avant le début du quadruple double-pas. C’est là que tout commence. The Beard écarte les yeux comme un mini BN en direction des officiels pour avoir l’explication du panier non-accordé. Et là, Ingram débarque de nulle-part tel Jeremy Lin qui entre en jeu, et pousse Harden avec ses longs cures-dents qui lui servent de bras. Pfiou, personne ne pige réellement ce qu’il s’est passé dans la tête de l’ailier mais ça suffit pour créer une petite réunion Tupperware autour des deux hommes qui discutent pêche au gros. En bon samaritain, Lance Stephenson arrive pour emmener Ingram loin de l’attroupement. Et tu sais que ta construction de roster est foireuse quand c’est l’ancien des Pacers qui met fin aux hostilités. Carmelo profite même de la petite foule pour tenter de gratter des réductions chez Taco Bell. Cool, les tensions semblent se dissiper comme DeRozan en Playoffs.

Les joueurs reprennent un peu leur rôle de pacifiste en main, sauf Rajon Rondo qui explique à Chris Paul comment avoir une autre bague que celle de fiançailles. Cipi Fruit n’apprécie guère et tend son doigt pour enlever la poussière que Rondo avait dans l’œil. Dès lors, il y a mépris et le meneur des Lakers décroche une pêche digne des plus grands maraîchers de France vers Chris Paul. Sauf que le Maltesers lâche sa meilleure esquive en pensant que c’était le trophée Larry O’Brien qui lui fonçait dessus. Après, on ne vous cache pas que c’est un sacré bordel où les deux poings guard noircissent bien comme il faut la feuille de stats. Le staff, les joueurs et les arbitres se ruent vers eux pour les séparer, tout le monde quoi ! Ah non, sauf Brandon Ingram qui vient caler un tir au buzzer dans la mâchoire de Chris Paul. Sans juger l’intervention de l’ailier (complètement idiote), il n’aurait pas du ramener son grain de sable dans cette rivalité qui datait d’avant sa naissance. LeBron calme son collègue du banana boat pendant que les autres Lakers s’occupent de Rondo. Un moment inoubliable suivi de quatre matchs fermes pour Ingram, trois pour Rondo et deux pour Chris Paul. En plus de ça, chacun des trois devra payer une amende plus ou moins grosse selon son salaire. Coup dur pour Cipi Fruit qui va lâcher le PIB du Yémen en route. Bordel, quel kiff !

Que c’est bon quand le temps d’une soirée, le Staples Center se déguisé en saloon. Le Texas vs le Grand Ouest, that was lit ! Bon, le plus cool reste quand même quand personne ne se blesse, c’est d’ailleurs pour ça qu’on se permet d’apprécier ces moments qui chaque jour, façonnent l’unicité de la NBA.

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