Pistons

Sekou Doumbouya, accueilli par Blake, Drummond et Reggie Jackson : welcome to Detroit, rookie !

Sekou vient d’être drafté par les Pistons, les anciens ont fait le taf.

Source image : YouTube

Sélectionné en 15ème position de la dernière Draft par les Pistons, Sekou Doumbouya est désormais un habitant de Detroit et ses premiers pas ont été réalisés sous l’oeil vigilant de ses nouveaux coéquipiers. On sait bien faire les choses dans le Michigan.

Ce n’est jamais facile, pour un rookie, de vivre les jours suivants la Draft. On a rêvé toute sa vie de vivre ce moment, on a choisi son meilleur costard, on a ses proches à ses côtés, on attend Adam Silver afin qu’il prononce votre nom, et ensuite vient le grand moment. Montée sur scène, casquette enfoncée, photo officielle, l’histoire s’écrit dès ce moment-là. Sauf que tout de suite après la grande cérémonie, la réalité reprend ses droits. On a été choisi par une franchise, quelque part, qui fait confiance en vos aptitudes et vous demande, alors que vous n’avez même pas 20 piges, d’aider l’équipe sur place à progresser rapidement. L’atterrissage peut donc être violent pour certains. On enchaîne les interviews, le protocole d’intégration est suivi à la lettre, tout se passe très vite. Mais pour Sekou, qui a été appelé par les Pistons, disons que les choses ont été bien gérées autour de son arrivée. Dès la sortie de l’avion, Doumbouya croise un certain Chauncey Billups, petite légende locale et MVP des Finales de 2004. Pur hasard ? Certainement pas. Mister Big Shot est un pilier dans l’histoire des Pistons, et être présent devant le Français permet d’apaiser les choses. C’est donc une première rencontre avec un futur Hall of Famer qui a permis à l’ailier de se sentir à l’aise, avant d’enchaîner avec Dwane Casey son nouveau coach, une petite conférence de presse, la salle des trophées des Pistons, puis un tête-à-tête avec Andre Drummond. Un accueil impeccable, en somme.

Quels ont été les premiers coéquipiers de Detroit qui t’ont contacté ?

Il y avait Andre (Drummond), Blake (Griffin) et Reggie (Jackson). J’ai rencontré Andre lorsque je suis arrivé ici, et j’ai reçu des textos de Blake et Reggie par la suite.

Ici, Blake est un joueur très connu. Le connaissais-tu lorsque tu étais en France, et savais-tu ce qu’il faisait en NBA ?

Oui, je savais ce qu’il faisait. Je suis excité à l’idée de jouer avec lui, de m’entraîner avec lui, de tout faire.

 


C’est justement un des points qui a été mis en avant lors de la Draft, et qui peut donner confiance au clan Doumbouya. Lorsqu’un jeune joueur est sélectionné, il a évidemment un talent certain à démontrer, mais il doit aussi faire appel à sa bonne étoile. Quand un garçon atterri dans une franchise sans stabilité, avec une culture douteuse, un staff bancal, des coéquipiers peu sûrs de rester et une atmosphère globalement moyenne, tout ce qu’il y a de plus négatif peut se produire. Combien de jeunes voit-on galérer, en partie parce qu’ils ont été choisis par un groupe déséquilibré ? L’exemple Frank Ntilikina vient en tête, mais aussi Jahlil Okafor, pour ne citer qu’eux. Au contraire, quand on voit des pépites comme Paul George ou Kawhi Leonard être accueillis dans une maison saine, le développement peut se dérouler de manière sereine. Sekou a donc, déjà, un coup de pouce du destin : les Pistons ont une vraie culture, des piliers stables et des vétérans qui pourront l’aider mois après mois. C’est une part ô combien sous-estimée mais tout autant importante dans la progression d’un jeune joueur. De base, le Français jouera au quotidien à côté d’une star en Blake Griffin, d’un joueur accompli en Andre Drummond, un coach excellent en développement en Dwane Casey, et tout ça dans une franchise qui veut viser les Playoffs. Le temps de jeu et les responsabilités seront donc à définir, mais pour le moment c’est jackpot côté Doumbouya.

Accueil aux petits oignons, franchise prête à faire jouer son rookie, coéquipiers bosseurs et culture connue à Detroit, Sekou Doumbouya démarre sa carrière en NBA dans un cadre au top. Y’a plus qu’à bosser, et prouver aux habitants du Michigan que le potentiel du Frenchie méritait sa sélection en 15ème place.

Source : The Athletic

Les visiteurs ont tapé :

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top