Draft NBA

Souvenirs de Draft, 10/10 : la Draft 2018, ou le début du grand amour entre Luka Doncic et Trae Young

Dans quelques heures se déroulera la tant attendue NBA Draft 2019, virage essentiel de la fin de saison pour commencer à taffer la prochaine. L’occasion aujourd’hui de revenir sur les dix dernières remises de casquettes, histoire de faire rejaillir quelques souvenirs. Quels sont les derniers first picks, qui sont ces mecs dont on pensait le plus grand bien mais qui sont aujourd’hui devenus carreleurs, pêcheurs à la ligne ou vendeurs de produits bio, qui sont les derniers Français à avoir fait le grand saut vers leur plus grand rêve ? Embarquez sans plus attendre dans la Delorean spéciale Draft, et vous allez très vite vous rendre compte… que l’on n’est jamais sûr de rien.

Le fait principal

Le grand moment de cette Draft, c’est bien évidemment le fameux transfert impliquant Luka Doncic et Trae Young. Deux joueurs complètement différents, deux joueurs kiffants à leur manière, mais surtout deux mecs qui seront liés pour toujours à travers ce trade entre les Mavericks et les Hawks. Possédant le troisième choix, la franchise d’Atlanta a sélectionné le prodige du Real Madrid pour le refourguer dans la foulée à Dallas, qui a choisi le « nouveau Steph Curry » en cinquième position. Un échange dont on va causer pendant longtemps, surtout que les deux gamins ont chacun sorti une campagne rookie XXL. L’autre élément qu’on remarque un an après cette Draft, c’est la solidité du Top 10. Certes, difficile de juger les gars après seulement une saison dans la ligue, mais les jeunots ont vraiment montré de belles choses cette année. Deandre Ayton ? Déjà un roc à l’intérieur. Marvin Bagley III ? Séduisant à l’image des Kings. Jaren Jackson Jr. ? En avance sur son temps. On se doit aussi de citer Collin Sexton, qui est vraiment monté en puissance durant la saison, ainsi que Wendell Carter Jr., intéressant avec les Bulls avant sa blessure. Enfin, mention pour Kevin Knox, auteur de quelques belles perfs dans une team en carton, même s’il a été très irrégulier.

Le Top 10

  1. Deandre Ayton (Suns)
  2. Marvin Bagley III (Kings)
  3. Luka Doncic (Hawks puis Mavericks)
  4. Jaren Jackson Jr. (Grizzlies)
  5. Trae Young (Mavericks puis Hawks)
  6. Mo Bamba (Magic)
  7. Wendell Carter Jr. (Bulls)
  8. Collin Sexton (Cavaliers)
  9. Kevin Knox (Knicks)
  10. Mikal Bridges (76ers puis Suns)

Les steals potentiels

On n’est pas encore capables de voir dans le turfu mais on a quelques idées pour cette rubrique. Genre Shai Gilgeous-Alexander, sélectionné en numéro 11 par les Clippers et auteur d’une pure saison rookie. Vu le talent et la maturité du gamin, il peut aller loin. Le rouquin Kevin Huerter, choisi en 19è position par les Hawks, a aussi montré qu’il avait du basket dans les mains, à tel point qu’il a été nommé dans la deuxième meilleure équipe de la saison chez les rookies. Idem pour Landry Shamet, le sniper sélectionné à la 26è place par les Sixers puis transféré chez les Clippers, et Mitchell Robinson, le contreur fou des Knicks sorti seulement au deuxième tour (36è choix). On peut parler aussi de Josh Okogie (20, Timberwolves), encore bien limité offensivement mais déjà très relou de l’autre côté du terrain (n’est-ce pas James Harden ?), ainsi que de Jalen Brunson, le meneur des Mavericks sélectionné en numéro 33 et auteur d’une campagne très propre. Enfin, petite dédicace à Rodions Kurucs (40, Nets), plutôt intéressant sous le maillot de Brooklyn.

Les busts potentiels

Parler de bust pour des joueurs sélectionnés il y a seulement un an, c’est évidemment largement prématuré. Aussi prématuré que les espoirs des Knicks concernant la free agency. Mais en plus, vu les perfs des mecs sélectionnés dans le Top 10, bonne chance pour sortir un gars qui va se planter. A l’heure de ces lignes, celui qui a le plus de potentiel pour devenir un bust (tiens chelou cette phrase), c’est probablement Mo Bamba. Une première campagne un peu galère à Orlando, caractérisée notamment par une fracture de fatigue à la jambe qui a mis fin à sa saison début février. Pas top pour commencer une carrière NBA. Et puis quand il était sur le terrain, il a vite montré ses limites actuelles au plus haut niveau. On connaît sa marge de progression, son potentiel défensif, son côté freak, mais il a surtout besoin de temps pour gagner en maturité. Bref, la transition dans la Grande Ligue n’a pas été évidente pour lui et il y a beaucoup beaucoup de taff. A dans cinq ans pour un premier vrai bilan.

Les Frenchies

Elie Okobo a dû patienter un bon moment, mais il a finalement été sélectionné en tout début de deuxième tour. C’est le seul Frenchie de la classe 2018, et il est tombé dans le désert de l’Arizona, avec les Phoenix Suns qui ont jeté leur dévolu sur l’ancien meneur de l’Élan Béarnais avec le 31è choix. Le début d’une nouvelle vie pour le gamin de 20 piges, le début de SON rêve US. La suite, c’est une première saison compliquée au sein de l’une des équipes les plus éclatées du pays, avec beaucoup d’allers-retours entre la NBA et la G-League. C’est ça l’apprentissage.

Voilà pour ce retour sur cette Draft 2018, la plus récente à ce jour. Place maintenant à celle de la nuit prochaine, qui s’annonce encore une fois excitante avec beaucoup d’intrigue. Vous êtes chauds ??

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