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Igor Kokoskov rejoint Luke Walton à Sacramento : en espérant que le Serbe ne ramène aucun souvenir d’Arizona

Igor Kokoskov

Une touche européenne pour les jeunes déglingués californiens.

Source image : YouTube

C’est pas tout mal, dis-donc. Le projet de Sacramento semble prendre forme après une saison encourageante où les Kings ont longtemps bataillé pour accrocher les Playoffs. Faute d’expérience mais sûrement pas de talent, la huitième place s’est éloignée environ une quinzaine de matchs avant la fin de régulière. Désormais, la franchise californienne sait qu’elle peut miser gros sur sa jeunesse, et bien encadrer leur bande d’adolescents prépubères est le premier secret de la réussite.

Igor Kokoskov, ça sonne drôlement européen cette affaire, en effet l’ex-coach de la Slovénie s’est fait limoger par les Suns après une saison 2018-19 ultra-décevante. Il est certain que si Igor a tenté le projet Arizonien pour soigner ses statistiques d’entraîneur, c’est raté : un exercice à 19 victoires et 63 défaites, bienvenue à Phoenix. Forcément, quand on regarde l’effectif mis à disposition, on ne peut s’étonner que la franchise ait été éliminée de la course aux Playoffs dès février. Une performance rare, digne des plus grands losers de la balle orange. Seulement, Igor Kokoskov n’a pas une étiquette de perdant, à l’image du titre de champion d’Europe remporté à la tête de l’équipe nationale slovène en 2017. Le bonhomme est un fin stratège qui possède un bon carnet offensif et peut apporter à un effectif de la discipline made in Europe. Néanmoins, ce fut sa première expérience en tant que head coach et son échec traduit peut-être un manque d’expérience pour assurer le poste principal d’un banc. C’est paradoxal tant le stratège a eu le temps d’apprendre puisqu’à 24 ans, il devient le plus jeune coach de l’histoire du basket yougoslave. Comment est-ce possible ? Le malheureux s’est gravement blessé lors d’un accident de la route, mettant ainsi fin à une carrière de joueur qui s’annonçait prometteuse. Dès lors, les exploits se sont enchaînés pour le jeune homme qui est devenu, en 2000, le premier non-américain engagé comme entraîneur adjoint définitif (Clippers). Il remporte ensuite son premier titre NBA en 2004 avec les Detroits Pistons, toujours dans ce rôle de second velleda. Sa cote sur les bancs de la Grande Ligue n’a jamais cessé d’être gratifiée jusqu’à cette saison. D’ailleurs les Sacramento Kings l’ont bien compris puisque d’après l’insider ESPN, Adrian Wojnarowski, la franchise s’est attachée les services du Serbe dans son rôle de prédilection : assistant-coach.

Ça en fait du beau monde pour épauler le jeune Luke Walton ! La venue d’Igor Kokoskov n’est sûrement pas étrangère à la présence de son gros compatriote Vlade Divac, en tant que General Manager de la franchise. On va parler créole quand Vincent Collet va venir entraîner les Grizzlies où Fred Weis sera le GM. Bref, le staff des Kings est quasiment complet puisque l’entraîneur de Sacramento s’est entouré de trois autres assistants en mai : Roy Rana, Bob Beyer et Jesse Mermuys (son assistant aux Lakers). Un banc qui sera très à l’écoute des prospects californiens à l’image de Roy Rana, spécialisé dans les équipes nationales jeunes. En tant que coach, il a remporté les championnats du monde U19 avec l’Égypte en 2017. Mais cette récompense est le fruit d’années de préparation avec deux médailles d’argent pendant les championnat U18 FIBA des Amériques (Chili et États-Unis). Le bonhomme est une sorte de Pascal le grand frère du coaching, capable de développer le talent d’un môme au plus haut-niveau. Mélangez le tout avec des Buddy Hield, De’Aaron Fox et Marvin Bagley… that’s gonna be hot ! Ce qui est sûr, c’est que si certains sont affalés sur le canap’ en train de siroter un gatorade pamplemousse/quinoa devant les highlights de Jerebko cette saison, d’autres comme les Kings préparent minutieusement la saison qui arrive en réunissant une jolie troupe de stratèges.

Oubliez le banana boat et le camping en Corrèze pour le front office californien, cet été les hommes en costard bossent dur pour s’assurer une bonne transition entre l’ère Joerger et Walton. De plus, la mine est remplie de joyaux du côté de Sacramento, il ne reste plus qu’à les extraire en allant chercher les Playoffs l’an prochain.

Source : ESPN

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