Lakers

3 juin 1984 : Magic Johnson délivrait 21 caviars dans un Game 3 de Finales NBA, à peine altruiste ce type

Magic Johnson

Le bougre n’avait pris que six tirs dans ce match, même Marco Verratti en tente plus.

Source : YouTube

La saison 1984 fut la représentation parfaite de ce qu’on aime dans le basket. En NBA, l’opposition entre Celtics de Larry Bird et Lakers de Magic Johnson est l’une des plus grandes rivalités de l’histoire, si bien qu’à certains moments, le nombre de franchise dans la ligue nous paraissait être de deux. Comme à son habitude, Buck nous gratifia d’une saison de fou furieux, à l’image donc de ce Game 3 des Finales NBA. Zoom sur un match, enflammé par son Deejay.

Re-situons notre affaire. Lors de l’exercice 1983-1984, les Boston Celtics ont terminé avec le meilleur bilan de la ligue : 62 victoires et 20 défaites, plutôt costaud pour un effectif emmené par un vieux briscard et ses problèmes de dos. Du côté des Angelinos, on termine premier de la Conférence Ouest avec un bilan de 54 victoires pour 28 défaites. Une saison également réussie mais compte tenu de leur roster, il est frustrant de ne pas avoir dépassé le bilan des lutins. Ainsi, ils perdent l’avantage du terrain en cas de Finales NBA contre les Patrick’s et laisser la main aux spectateurs du Boston Garden n’est pas la meilleure option. T’as beau affronter des blancs de poulet qui célèbrent dès qu’ils touchent l’arceau, cette salle est réputée pour être une véritable forteresse. Durant cette saison, Magic Johnson termine meilleur passeur de la ligue avec 13,1 amitiés de moyenne, Larry Bird possède également le meilleur pourcentage aux lancers-francs avec 88% mais ça on s’en contre-fout un peu plus. Il faut dire que Buck est plutôt bien entouré avec un Kareem Abdul-Jabbar à l’intérieur très souvent comparé à Jusuf Nurkic (non). Derrière il y a du beau monde avec Cooper, Worthy, Bob McAdoo et le prof de maths Kurt Rambis. Mais en face, on retrouve pas mal d’employés pour répondre à l’armada coachée par Pat Riley. Forcément Larry Legend, mais aussi Robert Parish, un chouette scoreur/éboueur qui a pour habitude les chantiers dans la peinture, Dennis Johnson (titré avec Seattle) et Cedric Maxwell. Sans oublier toute la section patinage artistique du lycée Fantine le Bas-Rhin : Kevin McHale, Danny Ainge et Scott Wedman. C’est KC Jones qui s’est chargé de donner les consignes entre les rounds, et voilà pour les présentations, place au duel ! Le Forum

Le Forum (salle des Lakers jusqu’en 1999)

Le forum est en ébullition, on se croirait à un match des Clippers.Trêve de plaisanterie, le match fut une véritable démonstration de la part des locaux. Les Celtics tiennent un quart-temps mais explosent en plein vol à l’image de ce poster de James Worthy sur Cedric Maxwell, sur une offrande de Magic Johnson. Même s’il n’y a pas match, tout le monde voit bien que Earvin est dans un grand soir. Pourtant le meneur n’a pris que 6 tirs en 39 minutes, décidément pas le même sport qu’aujourd’hui, poke Russ West. Le nombre de bombes tentées du parking  est de six ce soir-là, toutes équipes confondues. On rappelle que si James Harden n’en prend pas six par quart-temps, il a des spasmes. Les Celtics se font donc rouler dessus et sont clairement trop lents pour défendre les contre-attaques. On verra par contre que par la suite, Kevin McHale trouvera les solutions pour calmer un joueur en plein sprint, no easy buckets. En attendant, Buck éclabousse le Forum de toute sa classe et sert ses coéquipiers dans des conditions impeccables à l’image de cette superbe remontée de balle dans le troisième quart-temps. Magic place un reverse qui envoie Dennis Johnson en tribune et voit parfaitement Cooper dans le dos de McHale, exemple parmi tant d’autres. Splendide. La majorité des passes de Deejay viennent soit d’une contre-attaque, soit d’une situation où il organise en tête de raquette. En même temps, des coéquipiers comme James Worthy, Kurt Rambis ou Michael Cooper qui coupent sans cesse, ça aide. Comment se termine cette histoire ? 137-104 pour les Lakers avec 21 passes décisives pour le meneur angelino, et des coéquipiers comme souvent mis en avant : Cooper marque 17 points, Rambis en met 17 également, et Kareem saucissonne quant à lui Parish et score 24 pions. À noter que Magic produit également 11 rebonds et 14 points, histoire de. Triple double XXL, non ce n’est pas le menu de Carmelo à Burger King mais bien la performance qu’a réalisé Buck ce soir-là.

Ah mais attendez, il n’est toujours pas tombé le record depuis ?

Que sont-ils devenus ?

Après ce match, Larry Bird avait fait une sortie médiatique remarquée où il a comparé ses partenaires à des « Chris Paul poules mouillées ». Résultat, il a réveillé la bête et les Celtics ont pris les matchs 4, 5 et 7 grâce à un jeu ultra-physique pour tenter de compenser la différence de qualité d’effectif. Le roster de Boston était très sérieux, mais celui des Lakers était all-time, et bien plus talentueux. Seulement, Magic et ses amis sont tombés dans le panneau et à maintes reprises sortis de leur match. Le jeu adopté par la bande à Larry Legend fait alors un peu guise d’ancêtre des Bad Boys (Detroit Pistons), et va introduire l’ère des nez cassés et des côtes brisées. Welcome to the nineties !McHale

 

Aujourd’hui, voir un joueur planter une cinquantaine de points ne représente plus vraiment de côté exceptionnel, merci les freaks, mais ce genre de prestation réalisée ce soir-là par Magic garantit aussi des frissons. Quoi de plus beau dans le sport que le partage, vous avez quatre heures, et ne nous répondez pas le air guitar de Stephenson.

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