Rockets

Les Rockets ont échoué, une fois de plus : la culture de la lose se porte bien, merci pour elle

C’est dans leur ADN.

Source image : montage TrashTalk via cunningbailey.com

Tout était en place pour enfin inverser la tendance, pour enfin faire tomber l’ogre Warriors. L’absence de Kevin Durant, un James Harden au rendez-vous… contrairement à Stephen Curry, et globalement un groupe qui semblait suffisamment armé pour bousculer l’ordre établi à l’Ouest par les Dubs et ce depuis 2015. Une fois de plus c’est Neg’Marrons qui vient vous parler, une fois de plus les Houston Rockets ont choké. Allez, lance-flammes.

Alors cette fois-ci… c’est quoi l’excuse ? Et attention avant de formuler votre réponse. Car, bien que menés 3-2, ces Rockets millésime 2019 avaient cette fois-ci tout pour eux. Une régulière moyenne du fait d’un petit souci au démarrage, mais une montée en puissance assez phénoménale grâce notamment à un homme nous ayant offert l’une des plus belles saisons régulières de l’histoire en attaque. Peu importe le classement au final, dans tous les cas il faudra se farcir ces relous de Warriors à un moment ou un autre. Le choc annoncé a évidemment eu lieu et ce que l’on retiendra finalement de cette nouvelle match-up entre Californiens et Texans… c’est qu’au bout du compte les uns performent et les autres craquent. Éternelle rengaine, sempiternel serpent de mer qui revient tous les ans au mois de mai au moment où la saison se joue. Cette fois-ci ? Pas de blessure de Chris Paul, pas de Scott Foster qui suce son sifflet au lieu de souffler dedans et même une aubaine pour Houston avec… la blessure de Kevin Durant au Game 5. Vous le voyez l’effet miroir avec la saison dernière ? Bah non.

Bien sûr que non car comme le dit si bien l’adage : ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion. Le souci côté Houston ? Le seul champion cette nuit était dans les tribunes et s’appelait Hakeem Olajuwon. Désolé hein.

Fort heureusement ce match aura tout de même été plaisant, il nous aura offert un suspense haletant pendant 47 bonnes minutes. Les 24 premières ? Mixtape d’un Chris Paul en mode Point God, mixtape d’un Klay Thompson en mode Sam le Pompier et mixtape… de l’horreur pour Steph Curry. La Rockets Nation se gausse, Stephen Curry devient un mix entre Stephen Pourri et Marie Curie et ça y est, on le sent, les Rockets vont enfin le faire. Sauf que quand la culture de la lose est ancrée à ce point dans l’ADN de joueurs NBA, bonjour pour s’en débarrasser. P.J. Tucker et Chris Paul sont cette nuit au-delà de toute critique ? C’est cette fois-ci James Harden qui rentre une nouvelle fois dans le box des accusés. Les matchs historiques au mois de janvier c’est très bien, on attend toujours ceux du mois de mai. Et si au mois de mai Ramesse aimerait faire ce qu’il lui plaît, hier il a surtout fait ce que… Klay Thompson et Andre Iguodala voulaient. Un bon match hein, tranquille les gars, mais en aucun cas un match de MVP sortant, en situation de win or stay home de surcroît. On pourra également citer des génies de notre ère comme Gerald Green, probablement le mec le plus con de toute la Ligue sur un parquet, comme Eric Gordon, solide sur toute la série mais malheureusement absent pour le rencard le plus important, mais c’est clairement collectivement que le bât aura blessé côté Rockets, blessé comme Kevin Durant on le rappelle.

Update en Playoffs : c’est dans la tête que ça se joue. Quand t’es à 0 point à la mi-temps et que tu finis à 33 ? T’es un chef et tu mérites ton surnom. Quand tu perds à la maison dans un Game 6 face à une équipe privée de son meilleur joueur ? En ayant perdu tous ses moyens dans les 100 dernières secondes du match ? Pose-toi les bonnes questions. Houston Soquettes is in da place, comme chaque année, faudra pas s’étonner de prendre des baffes à force de tendre la joue.

7 Commentaires

7 Comments

  1. Billard

    11 mai 2019 à 11 h 51 min at 11 h 51 min

    Pas ouf comme article qui ne met pas en valeur que Houston s’est tout de même battu jusqu’au bout et que durant toute la série personnes n’aurai pu dire qui aller gagner quand il restait 3 min a jouer. Face a une équipe all Time je trouve ça facile de rappeler la lose de cp3 et les autres alors que si il y a bien une équipe qui depuis l’année dernière se déméne pour battre les warriors c’est eux. Qui les arrêtera mtn ?

  2. Jackass

    11 mai 2019 à 15 h 27 min at 15 h 27 min

    Vous etes durs quand même. Les Rockets ont lutté et jusqu’a maintenant ils sont les seuls à avoir accrocher les Warriors comme ça, surtout que même sans KD ils restent une des meilleur equipe all time.

  3. Mario

    11 mai 2019 à 16 h 43 min at 16 h 43 min

    Bizarre de conclure que le problème est collectif en fin d’article et d’isoler (en les défonçant) des joueurs, en particulier quand aucun n’a vraiment fait un mauvais match, plutôt le contraire (Tucker excellent à 3, CP3, même les 35 points d’Harden, et Gordon à 4/10 donc pas de défaut majeur). Vous n’expliquez rien et vous vous contentez d’attaquer violemment en manquant assez grossièrement respect à ces joueurs (photomontage douteux, Green « joueur le plus con de la ligue »). Ok pour le style détendu dans l’écriture mais là je trouve que c’est pas très pro de votre part

    • Giovanni Marriette

      12 mai 2019 à 8 h 25 min at 8 h 25 min

      Tu parles d’isoler des joueurs en les défonçant mais il me semble bien avoir parlé en bien de P.J. Tucker, fabuleux sur toute la série, et de CP3, intouchable sur ce match 6. Article écrit à chaud (un autre est venu le compléter le soir notamment sur l’énorme saison de James Harden, complétant également la centaine d’articles le sauçant tout au long de la saison. Concernant Green il explose complètement la fin de match avec trois choix honteux à ce niveau et à ce moment-là d’une saison, et la politique ici n’est pas de dire qu’il manque de réflexion mais bien qu’il est complètement con car comme tu le soulignes, la ligne éditoriale est plutôt détendue et tu le sais. Y’a des papiers d’analyse, des papiers d’analyse de matchs à chaud, des coups de gueule et des coups de coeur depuis sept ans sur TT, clairement là le papier sort… une heure après le match avec le coup de gueule qu’il fallait. Ils avaient tout pour le prendre ce match, les cent dernières secondes sont symptomatiques d’une équipe et d’individualités qui ne savent pas gagner, j’ai simplement voulu pointer ça, avec la dose d’exagération qui fait mon style depuis toujours !

  4. Sam

    11 mai 2019 à 19 h 00 min at 19 h 00 min

    Giovanni reste le pire rédacteur d’articles de TT, avec Nicolas Michel là, je sais plus son blaze. Quel malaise les vieux qui veulent se croire jeune. T’es vieux, reste vieux.

    • Giovanni Marriette

      12 mai 2019 à 8 h 25 min at 8 h 25 min

      La bise.

  5. el barbudo

    11 mai 2019 à 22 h 45 min at 22 h 45 min

    Je suis d’accord, je trouve que cet article est bien trop sévère pour les Rockets et que l’analyse du match en général est mauvaise.
    Je n’ai loupé aucun match de cette série, et ça a été une des séries les plus plaisante à suivre depuis la mise en place de la dynastie Warriors. Pas un seul blow out, beaucoup de suspens à chaque rencontre, de l’intensité de playoff.
    Les Rockets sont simplement tombés sur plus fort qu’eux, comme les années précédentes (sauf l’année dernière avec beaucoup de malchance).
    Certes, l’absence de Durant était une aubaine, mais quel match des Warriors ! Curry, d’abord transparant, qui devient MVP en 2e mi-temps, Thompson qui se réveille enfin, mais surtout, le facteur X, Kevon Looney ! Je suis encore impressionné par ce qu’à réussi Looney.
    Côté Rockets, Harden et CP3 ont fait un grand match, PJ Tucker a fait des playoffs de dingue. Eric Gordon a fait le boulot, et je n’ai rien vu de la part de Gerald Green sur ce match qui mérite de le traiter de joueur le plus con de la ligue.
    S’il y en a peut-être un à blâmer côté Rockets sur ce match, je regarderais plutôt du côté du coach.
    Quand Steve Kerr effectuait des rotations intéressantes (Bogut titulaire, utilisation de Cook, Livingston, Bell, Jerebko plus que d’habitude), D’Antoni n’a fait entrer que les habituels Shumpert, Rivers, Green et Nene. Pourquoi ne pas utiliser Danuel House et/ou Kenneth Faried ?

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