Pistons

Les Pistons ont encore perdu, mais ils ont perdu debout : hustle, énergie et sérieux, Detroit honore sa place en Playoffs

Pistons

Chapeau messieurs, la gifle a été prise avec honneur.

Source image : NBA League Pass

On les annonçait déjà au sol, à se faire piétiner férocement par des Bucks évidemment plus talentueux du sol au plafond. Après deux matchs ? Voici les Pistons au sol, menés 2-0 par des Bucks évidemment plus talentueux du sol au plafond… mais cette nuit Detroit ne s’est pas fait piétiner, Detroit a même tenu le coup un long moment.

Sans Blake Griffin, en tenue mais finalement – sans surprise – une nouvelle fois absent pour ce Game 2, absolument personne n’imaginait ces pauvres Pistons offrir ne serait-ce qu’un semblant d’adversité à la meilleure équipe de la Ligue cette saison. Tenir face au probable futur MVP ? Un freak entouré d’un All-Star, d’Eric Bledsoe à la mène, d’un roster parmi les plus équilibrés de toute la NBA et coaché par l’un de ses plus fins tacticiens ? Sans façon. Mais à force d’entendre partout qu’ils n’étaient que de la chair à saucisse dans une boucherie, les hommes de Dwane Casey avaient un message à faire passer. Oui nous tomberont sans doute, mais nous le ferons les armes à la main, sans ne jamais abdiquer. Facile à dire, beaucoup moins à faire, mais en tout cas les Pistons ont cette nuit tenu le choc… l’espace d’une mi-temps. Une mi-temps regagnée avec un avantage d’un point, preuve que malgré les circonstances on ne se posera pas en victime à Motor City. Pas dans l’ADN de la ville. Une mi-temps regagnée donc sur le score de 59-58, grâce à des soldats improvisés mais des soldats quand même…

Les deux principaux pistounes à gonfler les pecs lors de cette première mi-temps ? Reggie Jackson et Luke Kennard, terriblement efficaces en attaque alors que Dede Drummond se chargeait as usual des basses tâches sans rechigner. Les deux « petits » ? Dans le rythme en défense, adroits en attaque, et avec eux tout un groupe qui se met innocemment à y croire. Thon Maker participera lui aussi à ce bel élan, dans un style désarticulé et non-conventionnel mais tout aussi dynamique, une preuve de plus que personne à Detroit n’escompte se faire baffer et tendre l’autre joue jusqu’à décollement de la peau. Le troisième quart sera malheureusement celui qui remettra l’église au centre du village puisque remporté 35-17 par Milwaukee, mais les copains cités ci-dessus mais également Ish Smith, Bruce Brown, Glenn Robinson III ou Langston Galloway auront tout de même apporté une touche de hustle qui fait du bien à voir pour une équipe condamnée. Se jeter sur tous les ballons, célébrer une faute offensive provoquée comme si c’était un game winner, tous ces petits détails qui nous prouvent bien  que la régulière est terminée et que chaque groupe jouant encore au basket en ce moment l’a mérité et veut le prouver. Thon Maker finira bien par se faire double-sanctionner par Giannis, Reggie Jackson retrouvera en deuxième mi-temps le niveau qui a malheureusement été le sien une grande partie de la saison, Dede Drummond jouera le rôle de l’arbre qui cache la forêt, mais l’écart final de 21 points reflète finalement à la fois les efforts fournis par Detroit mais aussi la différence évidente de niveau entre les deux franchises. Car oui, quand vous n’êtes pas au rendez-vous face aux Bucks, c’est 35 que vous en prenez, pas 21.

Chapeau messieurs, et si ça peut paraître étrange de féliciter des mecs qui en ont pris une vingtaine dans les dents, on vous invite à faire votre équipe de cinq et à aller voir ce que ça donne de jouer contre la Team du Dr Gero. Sweep il y aura probablement, mais en tout cas la domination des Bucks n’aura pas duré seize quarts-temps, et ça c’est déjà presque une petite victoire dans le Michigan.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top