Rockets

James Harden s’est occupé des Kings et cette fois-ci il n’a rien forcé : 36 points et 10 passes à 12/19 au tir, merci, au revoir

Pas la perf de l’année, ais utile de rappeler que James Harden peut aussi scorer sans forcément prendre quarante tirs.

Source image : YouTube

James Harden vit actuellement une vie bien tumultueuse, celle d’un mec qui ramasse des seaux de critiques en sortie de 50/10/10, celle d’un mec qu’une partie de la communauté NBA veut faire passer pour une bille alors qu’il s’apprête à devenir l’un des scoreurs les plus efficaces de tous les temps sur une saison. Étrange, mais c’est bien là le résultat d’une NBA qui bouge et ses codes avec. Cette nuit Ramesse a fermé un paquet de bouches, et bon courage pour trouver quelque chose à redire sur son match de la nuit.

Cela ne restera pas dans l’histoire parmi les matchs les plus inoubliables du MVP 2018 et peut-être 2019. Ça ne fera pas causer au marché comme la perf de Russell Westbrook cette nuit face aux Lakers, mais c’est pourtant une soirée assez rare qu’a vécu James Harden contre Sacramento. Une ligne de stats une fois de plus bien fournie, mais cette fois-ci l’argument principal de ses détracteurs fut réduit en cendre. Car cette nuit face aux Kings, le Barbu a été quasi-parfait. Il l’a été dans le jeu, et il l’a été au tir. Pas besoin de prendre vingt tirs du parking, pas besoin d’aller chercher 16 ou 18 points sur la ligne, simplement jouer juste et profiter de la légèreté d’une défense.

36 points à 12/19 au tir dont 7/12 du parking et 5/6 aux lancers, 3 rebonds et 10 passes en… 29 minutes

36 points, on est dans les clous d’une saison historique, mais donc pour une fois des pourcentages à faire rougir un poste 5. Sur le drive en début de match ou derrière la ligne comme au retour des vestiaires où Ramesse enchaînera trois triples de suite, rien n’a semblé compliqué cette nuit pour le meilleur arrière de la Ligue, et les Kings n’avaient de toute manière pas vraiment l’air d’avoir fait de ce match l’objectif ultime de leur saison. A l’arrivée c’est un petit évènement qui a eu lieu en Californie, un James Harden sans abus, sans exagération, et on l’espère sans trop de critiques. Car que peut-on lui reprocher sur un match comme celui-là… A part qu’il doit bien filer des complexes à Chris Chiozza (qui ?), pas grand chose donc à mettre dans la colonne points faibles, un constat à tempérer mine de rien car issu d’un match absolument random et sans vraiment la moindre intensité.

Mais peu importe, ça va juste faire du bien aujourd’hui de ne pas lire que James Harden est un croqueur qui vampirise l’attaque des Rockets. Car cette nuit Ramesse a joué 29 minutes, car cette nuit il n’a raté que cinq tirs, car cette nuit il a lâché dix passes et surtout car cette nuit, les Rockets ont gagné de 25 points. Allez, c’était presque parfait, on va voir ce que les gens disent de ça.

stats Kings stats Rockets

2 Commentaires

2 Comments

  1. LeVerbe

    3 avril 2019 à 9 h 30 min at 9 h 30 min

    Merci Gio de remettre les points sur les « i » concernant le barbu.
    Oui il croque beaucoup, mais il fait une saison exceptionnelle et fait gagner son équipe.
    Même si au final ce ne sont pas les plus beaux matchs à regarder.
    D’ailleurs, s’il n’y avait pas eu la montée en puissance de Giannis sur la saison, ça il aurait eu le back-to-back MVP.

    • Dr J

      3 avril 2019 à 10 h 21 min at 10 h 21 min

      Ça me fait mal de le dire, mais il faudrait même considérer l’hypothèse qu’Harden ne croque pas.
      Si Harden était MVP cette saison (God please no), il serait classé 10e sur les 40 MVP de la 3 points era en true shooting. Il est aussi classé 5e en TS% cette année parmi les 33 gars à + de 20 points par matchs (le dernier étant Westbrook tant que je passe par là)…
      Cela dit, si c’était Giannis MVP, il serait 2e de ce même classement « all time », derrière la saison intouchable de Curry en 2016.

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top