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Les Nets réalisent le comeback de l’année à Sacramento : 25 points de retard effacés dans le dernier quart !

Il y a ce qu’on appelle un comeback, et ce qu’on appelle un putain de comeback. Cette nuit, à Sacramento, les Nets emmenés par un D’Angelo Russell possédé se sont offert la remontée fantastique de l’année.

On en a vu des retournements de situation. Et on en a connu des scénarios bizarres, que ce soit cette saison ou lors des saisons précédentes. Mais ce qui s’est passé ce mardi ? C’était du quasiment jamais vu. Dans l’histoire de Brooklyn, déjà, c’est sûr et certain. Mais alors d’une manière générale, dans toutes les franchises de la NBA, pas sûr d’avoir assisté à quelque chose d’aussi incroyable. Imaginez plutôt la scène. Une équipe de Sacramento qui déroule, Marvin Bagley et De’Aaron Fox qui se régalent, un public qui en profite et un adversaire qui ne fait pas le poids. C’est simple, les Nets sont à la rue, rien ne va et on a déjà acté le vainqueur de la rencontre en observant l’écart se creuser à une vitesse folle. Pas de relâchement du côté des Kings, les jeunes galopent et s’amusent, Bjelica y va de sa petite production, on connaît la fin de la chanson. Nous sommes en début de dernier quart-temps, Sacramento mène 103 à 78 face aux Kings, soit 25 points d’avance. Impossible de gâcher ça, n’est-ce pas…? Faux. Ce que le Golden 1 Center va subir sur ce money-time venu tout droit d’un film de SF sera littéralement le moment le plus embarrassant de la saison. Pour une équipe qui, pourtant, avait tendu la joue pour mériter cela par le passé, mais n’avait rien fait de mal pour vivre un tel cauchemar au moment présent. C’est vrai, en somme, ces Kings étaient funny à voir jouer cette année. Il n’y avait pas moyen de revivre des soirées comme celle de ce mardi, ce genre de collapse qui rappelle les heures les plus sombres de la franchise californienne. Et pourtant, si. Ce dernier quart-temps va servir de plateforme à un D’Angelo Russell jordanesque, à un finish incompréhensible et à un score final hallucinant. Vous notez bien, 103 à 78 hein, début du garbage time.

Ce qui suivra ce screenshot sera tout simplement un panier de la gagne signé Rondae Hollis-Jefferson, avec un lucky-shot qui ne fera que symboliser le changement de momentum observé sur cette partie. L’ailier, qui aurait pu paniquer et filer la balle à son meneur All-Star, va totalement improviser et ponctuer ce comeback avec autant de culot que de bonheur. Comment le banc de Brooklyn ne pouvait-il pas sauter sans cesse sur le côté ? De -25 à +2 en l’espace de 12 minutes, c’est du matos de mauvais film américain diffusé sur RTL9 le vendredi soir. Et au coeur de cette série B ? D’Angelo Russell, qui va claquer 27 de ses 44 points (record en carrière) dans ce dernier quart, en y ajoutant 12 passes décisives. Les Nets n’y arrivaient pas, les Nets n’y arrivaient plus. Une chute récente qui commençait à inquiéter beaucoup de monde et aurait dû se prolonger avec une lourde défaite. Sauf que le joueur étoilé de Brooklyn a dit non. Stop, ça suffit. Marre de vos conneries, on met la franchise sur mon dos et on y va. Tirs à distance, pénétrations, bonnes passes pour Dudley ou justement Hollis-Jefferson quand il le faut, ce bon Russell était au sommet de son art. Celui qui permet aux Nets de retrouver très certainement les Playoffs cette saison, celui qui justifie son statut de 2nd choix de Draft il y a quelques années, celui qui doit faire bouffer les doigts de Magic Johnson et halluciner ce cher Sean Marks. Brooklyn n’aurait jamais dû remporter ce match, Brooklyn avait littéralement tous les pronostics casés contre eux en début de dernier quart-temps. Le sport, la NBA, la magie de l’imprévisible, tout ça mélangé a impacté le reste, pour un finish inoubliable.

 

Côté Kings, forcément, c’est la désillusion la plus totale. Les Playoffs n’étaient plus vraiment dans le viseur, mais finir un match ainsi n’était plus dans leurs objectifs non plus. Côté Nets, assurément, on souffle un coup après avoir mangé un paquet d’émotions. Damn, quel comeback, quel putain de comeback.

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