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Isaiah Thomas is back : la mobylette a fait ses débuts chez les Nuggets, standing ovation à Denver

Isaiah Thomas
Source image : NBA League Pass

Attendu depuis des mois, Isaiah Thomas a fait son retour sur les parquets et tout s’est bien passé. Un sourire, un ou deux shoots, une victoire, difficile de demander mieux pour le comeback du lutin.

Si on avait pu lui poser la question, on l’aurait fait. On lui aurait demandé si ça le démangeait, dans un match serré, de ne pas pouvoir participer à l’intégralité du dernier quart-temps. Car rappelons qui est Isaiah Thomas. Monsieur King in the Fourth, lui qui déchaînait Boston il y a encore très peu de temps. Transféré à Cleveland pour un essai foiré puis la doublette en allant chez les Lakers, le meneur passait plusieurs fois sur le billard en se promettant de revenir à fond un jour. Et pour ce faire ? C’est à Denver qu’Isaiah signait cet été. Une pige, juste une, histoire de prouver qu’il peut y arriver. Après de longues semaines de rééducation, Thomas annonçait son retour ce mercredi soir… face aux Kings, la franchise l’ayant drafté en 60ème place de la cuvée 2011. Tout un symbole. Et en plus le match est serré, comme narré en préambule. Oui, il avait probablement les cannes en feu et une main tremblotante, à l’idée de pouvoir assassiner Sacramento devant son nouveau public, lors de son tout premier match après 11 mois sans match officiel. Mais non. Sage, calme, plus mature, le meneur a compris qu’il avait des restrictions au niveau de son temps de jeu, et ce sont donc 13 minutes qui lui ont été données. Treize minutes démarrées sous une standing ovation, le public du Pepsi Center encourageant le phénomène après avoir enchaîné les galères.

Ce qui suivra ne sera ni légendaire, ni inoubliable, ni à se tatouer sur le front. En moins d’un quart d’heure, réparti sur la fin du premier et la fin du troisième quart-temps, Isaiah va faire ce que Isaiah does. Donc ce qu’on avait pu entrevoir par le passé, l’accélération en moins. Des hésitations de folie balle en main, des isolations bien gérées avec un gros trois-points sur Marvin Bagley, un bel alley-oop filé à Mason Plumlee et quelques autres petites tentatives sereines. Sans s’attirer la couverture à lui seul, Thomas était en découverte, en patience, dans un registre qu’on ne lui connaissait pas vraiment. Au lieu de forcer la chose et lâcher des grosses célébrations au milieu de terrain, le lutin préférait aider son équipe à gagner en posant le jeu, en installant les systèmes, en s’assurant que l’expulsion de Mike Malone ne serait pas suivie par une défaite troublante à la maison. Les chiffres ? Allez, juste pour faire genre : 8 points, 2 passes et 2 balles perdues, à 50% au tir dont un petit 2/5 de loin. Mais ce n’était clairement pas ça qui nous intéressait ce mercredi. Ce qu’il y avait d’important, c’était de voir dans quel état physique était Isaiah, dans quelle approche mentale, sans douter de sa technique. Alors oui, de toute évidence, il manque un vrai step au meneur, qui a eu des soucis à la hanche et pourrait donc ne plus vraiment retrouver son explosivité d’antan. Cet éclair lui permettant de dépasser ses défenseurs avec une accélération inattendue. Mais attendons déjà de voir s’il peut retrouver son rythme, après un an sans véritable compétition. Attendons aussi de voir s’il n’y va pas mollo pour être chaud en Playoffs. Et profitons surtout de son retour pour se rappeler le pur joueur que c’est. I.T is back baby, et ça fait plaisir.

Soirée pleine pour les Nuggets, entre une victoire à l’arrache contre Sacramento, le retour d’Isaiah Thomas et le tout sans grosse frayeur. On va suivre de très près son comeback, mais pour le moment c’est du cinq sur cinq.

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