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Kyrie Irving pose sa bombe concernant sa prolongation à Boston : « Je ne dois rien à qui que ce soit »

kyrie irving
Source image : NBA League Pass

Si certains fans de Boston avaient des doutes concernant la potentielle non-prolongation de Kyrie Irving chez les Celtics, qu’ils lèvent la main. Quand on voit les récents propos du meneur, il y a de quoi être un poil sceptique.

La scène tourne en boucle dans la tête, comme un engagement cimenté dans le temps. Avant que la saison commence, au TD Garden, enregistré et applaudi par ses fans, Kyrie annonce qu’il a l’intention de prolonger à Boston l’été prochain. La finalité était connue, mais il manquait l’affirmation, qu’elle soit écrite ou orale. Et en s’exprimant ainsi, Irving va en quelque sorte s’offrir un cadeau empoisonné. Un cadeau, car il libère les fans d’un fardeau consistant à écouter les médias poser des questions au meneur sur sa free agency tout au long de l’année. Empoisonné, car en jurant ainsi c’est comme s’il lui était impossible de revenir en arrière. Non, pas comme ça, please. Ne nous dites pas que Kyrie va dire qu’il va prolonger, avant de retourner sa veste et partir en juillet 2019 ? Sérieux… Dessiné comme un personnage à la personnalité troublante, terre plate à l’appui, Irving est un garçon qui aime bousculer les perceptions habituelles. S’il faut agir différemment, tenir un discours troublant et l’assumer en public, il le fera sans aucun problème. Et quand on lie cela aux soucis connus par les Celtics cette saison, en y ajoutant les récents propos tenus par l’intéressé en déplacement à New York, cela crée forcément une bombe atomique. Ainsi, avec un Kevin Durant pressenti sur le départ, un Anthony Davis qui doute de la prolongation de Kyrie à Boston, et des médias qui veulent en savoir plus sur les ambitions d’Uncle Drew, on obtient ce genre de poudre, recueillie par Ian Begley de che ESPN.

Je ne dois rien à qui que ce soit. Mon objectif reste de remporter un titre avec les Boston Celtics cette saison. […] Demandez-moi le 1er juillet (concernant ses futurs choix à la free agency). Je vais faire ce qu’il y a de mieux pour ma carrière.

Plusieurs façons d’interpréter ce message, en prenant en compte ce qui a été dit ci-dessus. Quand on voit ce que Kyrie disait en octobre et ce qu’il dit aujourd’hui, il y a de quoi flipper. Le mec tourne littéralement son volant à 180, en laissant entendre qu’il n’y a rien de garanti concernant sa prolongation chez les Celtics. Mais quand on connaît le garçon et qu’on aborde ses propos de manière purement littérale, faut-il en faire une caisse ? C’est là toute la question. Doris Burke, qui commentait le match du soir entre… Boston et New York, était la première à pointer le fait suivant : Irving savait très bien que les médias locaux allaient l’interroger sur son avenir, ce qu’il souhaitait faire, et il avait du temps pour réfléchir à sa réponse, alors pourquoi envoyer un tel message ? Il n’y a pas de hasard, Kyrie n’a pas décidé de communiquer ainsi parce qu’il était blasé ou pas préparé. On peut aussi voir, et il est important de le souligner, un redressement de la part du camp du meneur au niveau de la comm mise en avant. Uncle Drew, pour rappel, a Danny Ainge comme boss. Un décisionnaire qui a montré plus d’une fois par le passé qu’il savait profiter de ses joueurs pour naviguer au mieux avec le bateau vert. Lorsque Kyrie affirme qu’il va prolonger à Boston, il donne en partie à Ainge la possibilité d’utiliser cette déclaration comme leverage pour négocier un tarif moindre à l’été. Merde, finalement tu veux revenir sur tes propos ? Et bien vas-y. En durcissant le ton aujourd’hui, Irving envoie aussi un message très clair à son patron. Ne surtout pas croire que ma présence est actée sur le long-terme, car je peux bouger si cela me plaît. Et vu la personnalité du type, mieux vaut ne pas en douter.

Bluff, communication stratégique, pétage de câble ? Difficile à dire. Une chose est sûre, l’ambiance n’est pas tip-top à Boston après de tels propos. Kyrie Irving sur le long-terme chez les Celtics, ce n’est peut-être pas autant acté que ce que l’on pensait…

Source : ESPN

1 Comment

1 Comment

  1. Alceste Poquelin

    2 février 2019 à 8 h 39 min at 8 h 39 min

    Donc partir comme un voleur, le 1er juillet, sans contre partie pour Boston, le mec envisage sérieusement ça comme parmi les possibilités de « faire ce qu’il y a de mieux pour [s]a carrière ».

    Quelqu’un lui a parlé de Kevin Durant et DeMarcus Cousins …?

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