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Robert Williams apprend la dure vie de joueur NBA : un Freak sur… et en dehors du terrain ?

Robert Williams Boston Celtics

Tant qu’il nous sort pas que la terre est plate

Source image : Youtube

Robert Williams n’est pas un rookie comme les autres et les Celtics s’en sont vite rendus compte. Doté de qualités évidentes, le pivot peut devenir un sacré phénomène sur le parquet… mais aussi en dehors. 

On a longtemps cru que Kyrie Irving serait le seul Celtic à défrayer la chronique avec ses théories sur la forme de notre planète, mais Uncle Drew s’est trouvé un nouveau copain pour alimenter les gazettes : Robert Williams. Le rookie issu de Texas A&M n’a pas mis longtemps pour se signaler du côté de Boston : panne de réveil alors que ses boss cherchaient à l’appeler, un portefeuille paumé, un avion et (du coup) un premier entraînement manqué, sans compter une condition physique douteuse au moment de son arrivée. On espérait pour les hommes verts que le joueur serait au moins aussi performant sur le parquet qu’il est actif dans les faits divers et pour le moment on est pas déçus, loin de là. 3 points, 3 rebonds et 1,5 contre en 9 minutes de temps de jeu, le natif de Louisiane fait le taf à chaque fois qu’il en a l’occasion. Il commence même à se faire une solide réputation au niveau des bâches car avec 1,5 baffe par match il serait classé top 13 de la ligue dans la catégorie, à la différence que les douze premiers jouent au moins trois fois plus que lui (sauf Mitchell Robinson qui ne joue « que » deux fois plus avec 18 minutes par match). En ramenant son temps de jeu à celui d’un titulaire on arriverait même à des stats carrément flippantes : 13 points, 11 rebonds et 6 contres ! Pour rappel le record de contres sur une saison est détenu par Mark Eaton avec 5,6 contres par match.

On déstresse un coup, on évite les conclusions hâtives surtout avec des stats aussi spéculatives. Si Robert Williams devient ne serait-ce que la moitié du contreur qu’était Mark Eaton, il pourra le raconter à ses gamins plus tard mais le potentiel intrigue, au moins autant que les bouffonneries auxquelles il nous a habitué cette saison. Plus sérieusement, c’est un jeune qui sort à peine de la fac et qui apprend le quotidien d’un joueur NBA avec les avantages et les contraintes que cela implique, de quoi lui faire perdre… la notion des jours. Ah oui, quand même.

« Ça va sembler marrant mais je ne sais pas quel jour on est. Je vous promets je ne pourrais pas vous dire quel jour nous sommes. J’ai perdu la notion des jours de la semaine. Et avec les voyages qui s’enchaînent, les numéros de chambre se confondent entre les villes. Cela fait beaucoup mais ça en vaut la peine. »

Bon, si on demandait à tous les rookies si leur vie est sens dessus dessous depuis leur draft, on risquerait d’avoir des réponses à peu près similaires même si Robert Williams a l’air d’être un bon client pour les médias. On ne doute pas un seul instant qu’avec des vétérans comme Horford, Baynes voire Morris, il prendra un peu de plomb dans la tête et intégrera les standards de travail de la NBA, surtout dans une franchise comme Boston qui vise désormais les NBA Finals chaque année.

Robert Williams a l’air d’un sacré phénomène mais on espère qu’il en montrera plus sur le terrain que dans les médias bostoniens. Perché comme il est, s’il se rappelle les jours de match, Brad Stevens aura déjà mérité son titre de coach de l’année. 

Source texte : Celtics Blog

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