Bucks

Milwaukee va débuter 2019 au sommet de la NBA : retour sur la métamorphose des Bucks, de losers à leader

Mike Budenholzer Bucks coach

Quand tu as un vrai coach, les choses se passent souvent bien

Source image : Youtube / Milwaukee Bucks

C’est l’une des vraies bonnes surprises de la saison 2018-2019 et les Milwaukee Bucks vont pouvoir réveillonner en sachant qu’aucune équipe n’est devant eux au classement, un spot au 1er janvier que personne n’attendait.

Dix-sept ans. Cela fait dix-sept ans que les Bucks attendent de passer un tour en Playoffs, depuis l’époque où les stars de l’équipe s’appelaient Ray Allen, Sam Cassell et Glenn Robinson, un autre temps. Depuis, l’équipe se reconstruit encore et encore sans parvenir à passer un cap. Il y a bien eu l’étincelle Michael Redd durant les années 2000 avec Andrew Bogut mais l’équipe, inconstante et souvent fauchée par des blessures, ne parvenait même pas à se qualifier en Playoffs la plupart du temps (une seule participation à la postseason entre 2006 et 2012). Cette année pourrait et devrait enfin être la bonne puisque les Bucks possèdent toutes les armes pour accéder au dernier carré à l’Est, on fait le point.

Au sortir de la saison passée, Milwaukee apparaissait comme une équipe talentueuse mais qui manquait cruellement d’originalité dans son jeu. Certes, le talent était là et les pépites s’étaient accumulées dans le Wisconsin, mais sans fond de feu, cette équipe était condamnée à perdre contre des armées mieux équilibrés telles que les Boston Celtics ou nos amis les Raptors. C’est alors que le Board a pris la décision de confier les clés du camion à Mike Budenholzer et son système made in Spurs, clairement ce qui se faisait de mieux dans les tacticiens disponibles. Il faut dire qu’entre Jason Kidd et son caractère pourri ou Joe Prunty qui a dû mettre en place un schéma en trois mois, c’était pas gagné. Huit mois plus tard nous revoilà et les Bucks sont aujourd’hui en tête à l’Est, avec l’impression que tout le monde a passé non pas un cap mais trois : meilleure attaque aux points de la ligue, meilleure équipe à l’offensive rating et troisième au défensive rating, cinquième aux passes.

Difficile de ne pas y voir la trace de coach Bud’, l’accroc du spacing qui a déjà fait ses preuves du côté des Hawks pendant quelques saisons. On court (sixième équipe avec le plus de rythme), on créé le décalage, on shoote à 3-points à volonté, peu importe si ça rentre ou pas, tant que ça ouvre de l’espace dans la raquette pour un Freak qui ne demande que ça. Le pivot est faible ? On fait signer Brook Lopez, histoire d’apporter encore un peu de shoot extérieur. Hier soir contre les Nets, c’est 15 tirs que le grand dadais a pris derrière la ligne, 15 bordel, pour un pivot ! Il passe tellement de temps au large qu’il n’a plus la possibilité de se battre pour les rebonds. Le joueur avec le moins de rebonds dans le cinq de Milwaukee ? Brook Lopez, oui c’est possible avec Bud.

Le grand bénéficiaire de ce changement est évidemment Giannis Antetokounmpo. Enfin débarrassé des raquettes trop chargées, le Superman d’Athènes peut faire ce qu’il fait de mieux, jouer le 1 vs 1 et profiter de ses qualités athlétiques pour postériser tout ce qui passe devant lui. Dans les chiffres cela donne du 27 points, 13 rebonds et 6 passes, et une casquette de favori pour le MVP. Si le Freak brille de mille feux, il lui reste encore beaucoup à gommer pour atteindre son pic : son incapacité à shooter efficacement avec régularité à plus de 5 mètres du panier pour commencer et par extension le fait qu’il n’a qu’une corde à son arc avec ses pénétrations en iso. Que se passera-t-il lorsqu’il affrontera un joueur avec le coffre pour le gêner physiquement, ou quand les arbitres vont avaler leur sifflet en mai ? Kawhi Leonard a tout à fait les capacités pour ralentir le Grec et plus récemment c’est Thaddeus Young qui a fait passer une très mauvaise nuit à Giannis : provoquer le passage en force ou le harceler avant qu’il ne prenne sa vitesse, il existe bien des manières de stopper la star des Bucks, qui, pour rappel, n’a que 24 ans : ok c’est flippant.

On oublie pas non plus les excellents Khris Middleton, Eric Bledsoe et Malcolm Brogdon, travailleurs de l’ombre mais toujours là quand il s’agit de seconder Giannis en attaque, chacun leur tour. On devrait même voir l’ailier au match des étoiles cette année, si les coachs souhaitent récompenser la bonne saison des Bucks avec un deuxième All-Star (Pour le vote populaire, vaut mieux pas rêver avec Kawhi et Butler présents).

Passée en un rien de temps de l’équipe à taper au premier tour à l’équipe à éviter à tout prix, Milwaukee peut s’estimer satisfait de sa transformation. On ne fera aucun pronostic sur la longueur de leur parcours en Playoffs, concurrence oblige, mais aller baptiser leur nouvelle salle en finale de conférence, ça aurait de la gueule non ? Depuis le temps qu’ils attendent ça. 

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