Les Sophomores

Ben Simmons et ses suiveurs, acte 2 : retour sur la saison sophomore de trois étoiles montantes… et de leurs fortunes diverses

Ben Simmons, Donovan Mitchell, Jayson Tatum

Beaucoup de hype sur une seule image, maintenant faudrait confirmer.

Source image : YouTube

Si vous ne suivez la NBA que depuis cette saison, et c’est votre droit, vous n’avez pas eu le privilège d’assister à l’émergence de jeunes stars et d’une course effrénée au titre de Rookie Of the Year entre trois gamins qui nous en ont mis plein la vue, que ce soit en saison régulière ou en Playoffs. Ben Simmons, Jayson Tatum et Donovan Mitchell, trois noms devenus célèbres dans le monde de la NBA tant ces petiots ont de l’or dans les mains, et après s’être tiré dans les pattes pendant toute une saison, on attendait avec impatience leur saison sophomore : celle de la confirmation. Déjà deux mois que la saison 2018-19 est lancée, il est donc temps de sophomorer et de dresser un premier bilan de la seconde saison des trois mousquetaires. 

# BEN SIMMONS

Statistiques 2017-18 : 15,8 points, 8,1 rebonds, 8,2 passes, 1,7 interception

Statistiques 2018-19 : 16,2 points, 9,2 rebonds, 7,9 passes, 1,4 interception

Ben Simmons Sixers

Le ROY 2018 entamait sa deuxième saison avec les responsabilités de la franchise sur les épaules, partagées avec Joel Embiid. Meneur atypique, l’Australien a eu besoin de quelques matchs d’échauffement avant de lancer sa nouvelle saison sur les mêmes bases que celle passée puisque Ben score autant, prend plus de rebonds mais distribue moins de caviars. Ce dernier point peut s’expliquer par l’arrivée de Jimmy Butler avec qui il doit partager la gonfle au risque de froisser son nouveau coéquipier. Mais au-delà du plan purement statistique satisfaisant, Simmons continue de montrer à la Ligue qu’il dispose d’un QI basket faisant saliver nombre de meneurs de jeu, et sa vision, son sens de la passe et son physique imposant font de lui un sacré client à se coltiner soir après soir. Son duo avec Jojo était particulièrement attendu après une première saison réussie et force est de constater que les deux produits du Process continuent d’enfoncer le plafond de leur potentiel en installant les Sixers sur le podium de la Conférence Est. La pression ? Ça se boit.

Benny semble jouer tous les soirs avec une absence totale d’émotions et continue d’être une plaie dans les raquettes adverses, ça court, ça score, ça défend, ça distribue, définition type du joueur all-around. On notera tout de même un petit bémol, à savoir la faible évolution de son shoot car s’il est un joueur efficace en attaque, on a désormais hâte de le voir enfin développer sa mécanique de tir, histoire de compter un nouveau Freak en NBA. Mais même en ayant la flemme de travailler son fouetté, le sophomore continue de prouver qu’il est l’une des superstars en devenir de la Ligue, au point de briguer un spot au prochain All-Star Game. Ça tombe bien, les votes ouvrent bientôt, attention cependant à John Wall qui reste en embuscade.

# JAYSON TATUM

Statistiques 2017-18 : 13,9 points, 5 rebonds, 43,4% à 3-points 

Statistiques 2018-19 : 16,8 points, 6,5 rebonds, 39,7% à 3-points

Jayson Tatum

Le produit de Duke a été une révélation lors de la dernière saison, prenant avec brio le relais de la cheville de Gordon Hayward et notamment lors de Playoffs lors desquels il a brillé de mille feux pour tomber les armes à la main face au King. Le meilleur rookie des Playoffs était évidemment attendu au tournant pour cette nouvelle saison qui verrait enfin son association avec le rouquin et avec Kyrie Irving. Le match d’ouverture face aux Sixers lançait sa deuxième saison de la meilleure des manières avec un gros match et un cassage des chevilles en iso sur Embiid, on se disait alors que Boston était une machine prête à rouler sur l’Est. Seulement voilà, les Celtics ne sont pas aussi performants que lorsqu’il sont amputés de la moitié de leur roster et le petit Jayson non plus. On ne lui impute absolument pas le début de saison mitigé de son équipe, car l’ailier score plus que la saison passée mais cette fois-ci avec un pourcentage du parking en dessous des 40%. L’effet Kobe ? En effet, l’ancienne star des Lakers a passé l’été à faire bosser le petiot qui désormais shoote bien plus qu’avant mais moins bien, et c’est toute une image de joueur propre qui est en train de s’envoler.

Le talent du numéro 0 est immense et il continue de le prouver sur certaines actions de classe vécues comme un calvaire par ses défenseurs, mais le groupe semble avoir du mal à jouer ensemble et les matchs de qualités ne s’enchaînent pas. Lorsque le collectif va mal, difficile pour un jeunot de se mettre régulièrement en lumière dans tout ce merdier (demandez à son copain Jaylen tiens) mais relativisons, les attentes étaient énormes autour de Jayson et sa saison est pour l’instant très correcte. Avec un COY  vrai coach à la tête de l’équipe, les rôles seront bientôt bien définis et les Celtics pourront enfin lancer la machine, permettant ainsi à leur sophomore de continuer sa folle ascension. Allez mon gars, plus que trois mois et tu pourras… commander une Budweiser au PMU du coin.

# DONOVAN MITCHELL

Statistiques 2017-18 : 20,5 points, 3,7 rebonds, 3,7 passes, 1,5 interception à 43,7% au tir

Statistiques 2018-19 : 20,2 points, 3,5 rebonds, 3,4 passes, 1,7 interception à 40,6% au tir

Donovan Mitchell

L’arrière du Jazz avait connu une saison rookie folle, commençant sur le banc avant de vite intégrer le starting five en prenant petit à petit les rennes de l’attaque de la franchise de l’Utah. La période post All-Star Game avait même vu le Jazz et Donovan Mitchell claquer des performances à rendre aveugle, donnant ainsi à la course au ROY un finish de qualitey mamène. Donovan sortait ainsi d’une saison régulière exceptionnelle et continuait son massacre en Playoffs en se mettant notamment dans la poche arrière le Thunder et Paul George, au calme. Le roster de Salt Lake City inchangé, les ambition affichées, on sortait le pop-corn pour admirer Mitchell donner le tournis aux défenses NBA pour une deuxième saison consécutive… Et bien c’est raté, le sophomore s’est mangé de plein fouet le rookie wall. Qu’est-ce ? Un phénomène bien connu des jeunes joueurs qui subissent un coup de mou mental ou physique lors de leur première année dans le monde professionnel, symbolisé par une baisse statistique et de résultats sur le parquet. Ou alors, Donovan s’est « hissé » au niveau de jeu de John Rookie Wall, à vous de choisir.

Dans tous les cas, l’arrière se prend donc le rookie mur dans les dents très en retard, à en faire regretter la SNCF, et c’est toute son équipe qui en pâtit. Car si le gamin est encore au biberon, il s’est affirmé comme le leader offensif de sa franchise et tout le monde en attendait beaucoup de lui pour sa deuxième saison. Celui qui enfumait les meilleurs défenseurs ne dispose plus de l’effet de surprise et se trouve nez-à-nez avec des défenses qui ont pris le temps de visionner quelques vidéos. Résultat : Mitchell se voit souvent refusé l’accès à la raquette pour être poussé vers la ligne à 3-points, lui permettant ainsi de faire ce qu’il fait… de moins bien. Son adresse du parking est passée à 28,9% et l’ensemble de ses stats sont en baisse, laissant même parfois les rennes de l’attaque à Ricky Rubio. On la refait, laissant même parfois les rennes de l’attaque à RICKY RU-BIO ! Oui, le Jazz galère sur cette première partie de saison.

Des trois mousquetaires, Donovan Mitchell est évidemment celui qui est le plus en difficultés, faisant face à un blocage dont il n’a pas encore trouvé la clef. Mais l’heure n’est pas à la panique, plutôt à l’impatience de revoir ce petit surdoué rejouer au basket comme il sait le faire. Parce que oui, ces trois gamins nous ont prouvé l’an dernier qu’ils sont dotés d’un potentiel à part, qui leur permettra de s’opposer sur les quinze prochaines années. Même si la confirmation a l’air difficile par moment, personne ne remet en cause leur talent qui nous éblouira encore, quand Donovan aura décidé d’arrêter de s’entraîner au tir avec Joakim.

Source : ESPN

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