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Huge win des Sixers à Detroit : 117-111, Jimmy Butler a récupéré le costume du patron et ça ne lui va pas trop mal

Tout d’abord bien déçus de ne pas pouvoir assister à un nouveau duel entre Joel Embiid et Andre Drummond, on s’est finalement fait une raison en se disant que ce Pistons-Sixers vaudrait sans doute quand même le coup. Jimmy Butler, Ben Simmons, Blake Griffin et… Mike Muscala étaient d’accord avec nous, alors go to recap, parce qu’il y a deux ou trois choses à dire.

Le déception était donc énorme, pas de pan-pan cul-cul camerounais sur le popotin de Dede Drummond. La bonne nouvelle l’avait d’ailleurs tellement ému que ce dernier était carrément listé questionable pour le match. Mais au tip-off le poilu des épaules était bien présent, chaud pour profiter de l’absence de son père de substitution et pour choper du rebond à la vingtaine. Mais plutôt que son collègue de la peinture, c’est en fait Blake Griffin qui va prendre les choses en main très vite dans le match. Douze points lors d’un gros premier quart, et globalement la main-mise sur l’attaque des Pistons, parfait pour satisfaire les tribunes encore bien parsemées de la Little Caesars Arena. Le deuxième quart verra par la suite un bon gros run de la part des locaux et l’absence de Joel Embiid se fait alors sentir dessous. Bah ouais, quand Zaza Pachulia se croit dans sa salle de bain en attaque, tu te dis juste que t’es pressé que ton pivot titulaire  revienne.

Oui mais voilà, si Zaza Star, Luke Kennard, Jon Leuer et Jose Calderon jouent les carré d’as en seconde mi-temps (si, si), et si Blake Griffin continue d’être aussi agressif qu’un Gilet Jaune en fin de mois (24 lancers tentés), c’est bien le meilleur ami des Loups qui va prendre la deuxième mi-temps à son compte. Le Kevin Costner de la NBA va ainsi faire ce qu’il sait faire de mieux, à savoir jouer les patrons. Trashtalking avec Langston Galloway, agressivité sur le drive, adresse mi-distance, l’homme à la tête de cendrier trop plein sera à la base de deux gros passages des Sixers (18-3 au troisième et 12-0 au quatrième quart) et finira sa mixtape avec 38 points à 13/27 au tir dont 11/12 du point de penalty, 6 rebonds, 6 passes et 3 steals. Le scoring c’est ok, les goodies sont également là, tout comme un comportement de patron qui aura emmené Ben Simmons dans son sillage, ainsi que l’invité de dernière minute… Mike Muscala, qui terminera son match avec 18 points et le trophée de benchman of the night.

Il aura fallu s’employer pour taper des Pistons solides mais trop inconstants, et surtout beaucoup trop dépendants de leur rouquin sûr. Une habitude pour Detroit qui présente un écart abyssal de niveau entre ses lignes extérieures et sa raquette de All-Stars, un duo qui permet pourtant à Motown de toujours bien figurer à l’Est. Pour les Sixers le constat est un peu plus positif et les hommes de Brett Brown se positionnent de plus en plus comme une vraie alternative aux Raptors sur la plus haute marche de la Conférence. Parce que taper les Pistons chez eux, sans le Process, fallait quand même se retrousser les manches.

stats Pistons stats Sixers

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