Warriors

Stephen Curry s’est rappelé au bon souvenir des quatre dernières finales : 42 points à 9/14 du parking, rien de bien folichon

Warriors-Cavs, voilà un match qui sentait bon la nostalgie. Un match qui sentait bon le souvenir, celui d’une série de quatre finales NBA consécutives, quatre combats nous ayant offert depuis 2015 quelques unes des plus belles stories de l’histoire de la Grande Ligue, poke juin 2016 notamment. Cette nuit les anciens bastions ennemis se retrouvaient à la Q Arena, avec le sentiment… que des milliards d’années se sont écoulés depuis leur dernière confrontation…

Bah ouais, t’as beau avoir Stephen Curry, Kevin Durant et Klay Thompson sur le terrain, attendant sagement les retours de Draymond Green et… DeMarcus Cousins, bah on ne peut que sourire niaisement en se disant que les leaders à Cleveland cette saison se nomment Tristan Thompson ou Jordan Clarkson. Non pas que les mecs soient des marioles, ils assument plutôt très bien leur nouveau statut, mais disons que le retour au pâté a parfois du mal à passer quand on a été habitué au foie gras AOC. Pour ce Game 5 des dernières Finales, les Cavs avaient bon espoir de ne pas jouer les victimes, histoire de confirmer les bonnes impressions vues récemment et surtout de regarder l’ennemi dans les yeux, comme pour le prévenir que rien ne serait facile malgré l’écart abyssal de niveau entre les deux équipes. Et comme un Cavs-Warriors est toujours… particulier, disons que les joueurs de Larry Drew auront réussi leur coup, du moins le plus longtemps possible avant de craquer logiquement face aux assauts du GIGN californien. Un Rodney Hood incandescent en début de match, si si, un Tristan Thompson qui assume donc son nouveau rôle de capitaine de route et qui continue d’aspirer les rebonds tel le Dyzon dernier cri, un duo Jordan Clarkson / Larry Nance qui a trouvé sa place en sortie de banc et un Collin Sexton qui continue de progresser en laissant les rageux rager, voilà autant de bonnes nouvelles pour des Cavs qui perdent, qui perdent, qui perdent, mais qui sont finalement loin d’être ridicules. Au delà du score, et notamment d’un 71-41 en deuxième mi-temps, le squad de l’Ohio aura lutté avec ses armes, c’est à dire pas grand chose, proposant au moins quelque chose de censé à son public au contraire par exemple d’une équipe des Suns qui avait hier soir atteint des sommets de nullité et de nonchalance face aux Kings.

Car on peut trouver toutes les qualités à ces Cavs qui essaient, il y a des soirs où personne ne peut lutter. Où personne ne peut lutter face à l’insolence, au talent et à l’adresse d’un certain Stephen Curry, artificier le plus dingue de la NBA depuis une demi-dizaine d’années maintenant. Comme souvent avec les Splash Brothers, le début de match donnait le ton. Un, puis deux, puis trois, puis quatre, la ligne à 3-points semble être sous le cercle et on se dit une nouvelle fois que la calculette risque de sévèrement chauffer. Les Cavs s’accrochent et obligent Baby Face à sévir de nouveau au deuxième quart, rajoutez-moi trois bombinettes. Le record de Klay Thompson a alors chaud aux fesses, nous on a chaud tout court et Kevin Durant s’occupe de boucher les trous d’air de son meneur de jeu. Parce que les Warriors 2018 c’est aussi KD qui tape un 25/10/9 dont tout le monde se fout, parce que l’autre patte folle avait privatisé la soirée. Allez, on arrête de vous faire espérer, le double MVP s’arrêtera finalement à 42 points et 9/14 du parking, performance à encadrer dans son salon lorsque l’on est un mec normal, mais une soirée de plus au bureau quand on s’appelle Wardell Stephen Curry. Effroyable, trop beau, relou, incroyable, énervant, légendaire, Stephen Curry quoi.

Nouvelle mixtape pour Steph, nouvelle victoire pour les Warriors, et le sentiment général que quoiqu’il arrive, ces Warriors-là ne pourront être battus en juin. Ce n’étaient que les Cavs, on n’est qu’en décembre, mais que voulez-vous, l’impression de rouleau compresseur fait vraiment flipper quand les zozos passent la seconde. Et encore, on n’a pas encore vu la puissance maximale de l’auto.

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