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Malcolm Brogdon ou la propreté d’une production de l’ombre : le braquage des Bucks dure depuis la Draft 2016

malcolm brogdon

Faux ROY peut-être, mais aujourd’hui le garçon ressemble presque à un vrai MIP.

Source Image : NBA LEAGUE PASS

Les Milwaukee Bucks sont rentrés bois en avant dans cette saison et se sont rapidement affichés comme l’une des équipes qui vont saouler bien des franchises en Playoffs. Derrière un Giannis Antetokounmpo qui salit gueules, arceaux et feuilles de stats chaque soir, les joueurs du Wisconsin ont construit une défense solide et l’attaque la plus performante de la Ligue. À l’image du Greek Freak, certes, mais aussi à celle de leur arrière Malcolm Brogdon. 

Ah ça s’est bien marré quand Malcolm Brogdon a décroché le titre de Rookie of the Year de la saison 2016-17 devant les précoces Sixers Joel Embiid et Dario Saric. Parce que, c’est vrai, les stats de sa première année peinaient à refléter l’impact que le jeune arrière avait sur le terrain : 10,2 points, 2,8 rebonds et 4,2 passes décisives en 26 minutes, pas de quoi casser une patte à Ben Simmons cette année-là… Ah bah si, en fait. Mais depuis ses débuts, Malcolm Brogdon est resté constant dans ses progrès et le combo guard s’est décalé au poste 2 avec l’arrivée d’Eric Bledsoe. Pas de problème d’adaptation à son nouveau rôle au sein du roster des Bucks, l’arrière continue d’élever son niveau et améliore ses stats en toute discrétion, bien caché derrière les stars de l’effectif : 15,4 points, 4,4 rebonds et 3,5 assists de moyenne en plus de 30 minutes. Fini les chiffres de rookie, dîtes bonjour au Brogdon titulaire d’une équipe podium à l’est.

Eric Bledsoe a peut-être récupéré les responsabilités à la création, mais on demande aujourd’hui de la régularité pour convertir les tirs qui se présentent au ROY 2017. Parce que quand les défenses adverses voient le TGV grec foncer dans la raquette, la priorité est plus de savoir comment le faire dérailler que de s’attarder sur ceux qui traînent le long des voies. Cool : shooter, le frère de Doowy sait faire. Plutôt bien même ! Et en plus d’une activité bien relou en défense, Malcolm Brogdon sanctionne sévèrement tous ceux qui osent l’ignorer en attaque en tournant à un peu de plus 52% de réussite, et 49,4% de ses tirs du parking plantés sans trembler. Oui, c’est beaucoup, c’est même le quatrième pourcentage de la Ligue. Alors certes, il n’en abuse pas non plus puisqu’il tente un peu moins de quatre tirs longue-distance en moyenne par match, mais en même temps ce n’est pas ce qu’on lui demande et contrairement à son aîné Reese, il est obéissant. On pourrait penser que cette augmentation dans les pourcentages correspond à une baisse des shoots tentés, surtout quand on voit que Giannis gobe de plus en plus de ballons. Bah non, là aussi les chiffres montent. Ne lui serrez pas la main, elle est brûlante et même ses coéquipiers le checkent à peine entre deux lancers-francs. Pourquoi ? Parce que ça devient vraiment dangereux avec ses 97,3% sur la ligne, et un seul lancer foiré depuis le début de saison. Et encore, on le soupçonne d’en avoir enchaîné 500 réussis à l’entraînement suivant pour se punir de cet affront. Pour remettre les choses en perspective, Malcolm Brogdon a été choisi par les Bucks en sixième position du second tour à la Draft 2016 et touche cette année encore 1,5 millions de dollars. Sérieux, on appelle les flics ou on laisse le plus long braquage de ces dernières années se poursuivre ?

Les Milwaukee Bucks peuvent aussi remercier Malcolm Brogdon pour ce bon début de saison. Franchement, pouvait-on s’attendre à autre chose en mettant ce genre de talent entre les mains de Mike Budenholzer ? Au final, les Bucks se retrouvent avec l’un des arrières les plus propres et les plus rentables de la Ligue. Attention au passage en caisse cet été car si Brogdon en a fini avec les stats de rookie, il viendra aussi à bout du contrat qui va avec…

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