Hornets

Grosse victoire des Hornets face à Milwaukee : 110-107, et une fois de plus le détonateur est un rappeur français

Tony parker

Il a le sourire notre Tony national, et ça se ressent sur le parquet.

Source image : NBA League Pass

C’est qu’elle commence à faire bien plaisir cette équipe de Charlotte. La connexion franco-française, les souvenirs stylés des 90’s, Jojo aux manettes, Kemba qui performe… Les raisons de s’enjailler sur les Hornets sont nombreuses depuis le début de saison, et encore on n’a pas parlé des promesses de Malik Monk, ni du sérieux de Jeremy Lamb et du swag de Frank Kaminsky. Bref, cette nuit il y avait match, et on l’a évidemment regardé avec une attention toute particulière.

Sans manquer de respect à la Vendée, ce n’était pas le BC Saint-Jean de Monts qui se pointait cette nuit au Spectrum Center, mais bien l’une des meilleurs équipes de la Ligue, et accessoirement la deuxième meilleure à l’Est. Les Bucks de Giannis, les freaks de Milwaukee, Brook Lopez et ses bombes du parking, Thon Maker et ses high-kicks de légende. Grosse opposition donc, pour une franchise qui alterne les grosses perfs et les sorties timides au gré le plus souvent des performances de son meneur de jeu. Kemba Walker qui a carrément un trophée de meilleur scoreur de la Ligue dans la lunette, une place à assurer au All-Star Game (change rien hein) mais accessoirement quelques victoires à offrir à ses patrons. Le match du soir ? Il aura fallu aller le chercher avec les tripes, en sortie d’un scénario qui aurait pourtant pu offrir une fin plus tranquille aux Frelons. Un début de match incandescent des Bucks (7/8 du parking pour débuter), des Hornets qui s’accrochent grâce à l’improbable Marvin Williams et à un collectif qui tourne bien, et une partie qui va virer une première fois à 90 degrés avec un gros run défensif des hommes de James Borrego. Les Bucks ne rentrent plus un tir, Tony gère la second unit, chacun participe à la fête et Giannis est bien muselé, quarté dans l’ordre. Les huit dernières minutes du deuxième quart et les huit premières du troisième sont turquoises au possible et on imagine alors que ce match sera de ceux abandonnés un peu vulgairement par les gamins de Budenholzer.

Sauf qu’en face, Giannis a ajouté cette saison à ses skills une belle haine de la défaite. Le Grec aux trop longs bras chauffe doucement, Malcolm Brogdon rameute les troupes, Donte DiVincenzo hustle that et les Bucks reviennent tranquillement sur le dard de leur hôte du jour. Car on rappelle que le terme hôte est un mot polysémique, ne nous remerciez pas pour le cours de cé-fran. Retour au basket ? Allez. Quel est cette saison l’homme qui rassemble tout le monde à Charlotte ? Celui qui sert d’exemple sur et en dehors du terrain ? Tony bien sûr, et pas celui des Frosties. 15 points et 6 passes cette nuit pour le Français, deux paniers ultra-importants et des passes utiles au moment où les Bucks revenaient souffler sur la nuque de son équipe ? On appelle ça un patron, et la performance n’est pas un fait isolé cette saison. Karma oblige, Pat Connaughton tapera ensuite le putback du match pour Milwaukee mais ratera un panier tout seul dessous, alors que ni Giannis, ni Middleton, ni Bledsoe ne seront capables de tuer le match. Un match qui appartenait à Tony et sa clique, pour une septième victoire en dix matchs à la mèz et un bilan à l’équilibre qui mériterait presque mieux compte tenu du beau basket proposé depuis la mi-octobre.

Ils auraient pu le perdre, mais le boss a tapé du poing sur la table pour emmener son talentueux groupe vers une dixième win cette saison. On n’en était pas sûr mais cette fois-ci c’est bon, ce déménagement était peut-être dur à accepter pour certains, mais il a fait le plus grand bien à Tony Parker, et à la petite Charlotte par la même occasion.

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