Raptors

Danny Green paye son game winner face au Magic : dommage, à 5 dixièmes près Evan Fournier était le héros de la soirée

Evan Fournier

Cette tête, c’est notre tête à tous quand on se prend un game winner sur la tronche.

Source image : NBA 2K

Ça peut bien faire rire pas mal de personnes dans la salle, mais ce Magic – Raptors représentait bel et bien un choc de ce début de saison. D’un côté, des Raptors en légère décélération mais à la place qui est la leur, tout en haut du classement. De l’autre ? Une franchise du Magic étonnante, comme souvent en début de saison, mais avec cette fois-ci – peut-être hein – ce petit quelque chose en plus qui fait que le soleil pourrait briller un peu plus qu’à l’accoutumée cette saison en Floride. Le match de la nuit a en tout cas confirmé tout ce que vous venez de lire, alors on sort ses mains de ses poches et c’est parti pour le debrief.

Première bonne nouvelle, enfin ça dépend pour qui, Kawhi Leonard était bien présent cette nuit à l’Amway Center. Ce qui signifie qu’il devrait être absent ce soir face aux Hawks, puisque c’est le traitement que les Raptors ont décidé de réserver à leur princesse fragile ailier. Kawhi présent, on avait donc les deux meilleurs joueurs de l’Est présents sur le parquet (avec Evan), alors que la match-up entre un Kyle Lowry amoindri (on n’a pas dit amaigri) et D.J. Augustin nous offrait par contre un duel de All-Stars en puissance. Mais au milieu de cette constellation de stars, c’est finalement Pascal Siakam, aka Pascalou, qui sonnera la première cloche grâce à une belle intensité des deux côtés du terrain. Assez en tout cas pour que les Raptors prennent rapidement une dizaine de points d’avance, profitant de la maladresse des locaux pour s’offrir le sofa nécessaire à un apéro tranquille. Sauf que cette année le Magic peut compter sur des éléments très perturbateurs pour ses adversaires. La freakitude Isaac / Bamba en sortie de banc ? C’est un grand oui avec le smile jusqu’aux oreilles, les gamins taffant et progressant à leur rythme tout en étant déjà des dangers publics pour leurs défenseurs. Evan Fournier en divin chauve ? Poke Fabien Barthez, car si Fabulous Fab était en son temps un génial acrobate, son successeur de la Team Dégarnis fait plutôt dans le combo efficacité / sobriété. Le public d’Orlando, enfin sur place après avoir fini de mater Midi les Zouzous, va donc voir ses protégés revenir sur les talons de Dinos au ralenti, semblant gérer le tempo mais en difficulté pour imposer leur basket habituellement plus léché que ça. En difficulté en défense également, Evan abusant par exemple à de nombreuses reprises d’un Danny Green pourtant parmi les plus gros spécialistes défensifs de la Ligue.

Quelques buckets par-ci et par-là et c’est un petit money time des familles qui nous attendait. We have a game comme dirait l’autre et c’est tout d’abord notre ressortissant de Charenton qui héritera à 89-91 du ballon pour égaliser. Face to face avec Danny La Crête, on se dit qu’il est mal barré, mais un coup de rein suffit à déposer l’ancien Spurs et à aller tomar tout seul pour égaliser. Il reste alors deux secondes, Mickey, Minnie et tous leurs amis dansent la polka dans les tribunes… mais vont arrêter net leur chorégraphie. Car c’est ce même Danny Green qui viendra se faire pardonner de sa défense de plot et par la même occasion doucher toute la région avec un tir au presque buzzer. Wesley Iwundu qui reste dans le screen de Sergio Ibaka, Aaron Gordon et Jerian Grant trop courts pour gêner le sniper, 93-91, We The North même dans le sud, all we do is win win win même avec deux secondes seulement au chrono. Evan Fournier termine sa partido avec 27 points à 11/20, Nikola Vucevic tape la bise aux Allemands avec un petit 14/18 des familles, alors que côté Raptors la marque est beaucoup plus répartie, fonds de commerce habituel d’un roster profond et complémentaire.

Les Raptors reprennent donc leur marche en avant avec une deuxième victoire de suite et consolident leur première place à l’Est, alors que les joueurs de Steve Clifford peuvent se féliciter d’avoir joué les yeux dans les yeux avec la meilleure équipe de leur conférence. Pour tout ce petit monde il faudra désormais confirmer, même si on a du coup beaucoup plus confiance en Kawhi Leonard qu’en Wesley Iwundu. Mais pourquoi pas et pour une fois… sur un malentendu ça peut marcher.

stats Magic stats Raptors

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