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D’Angelo Russell se réveille : le timing parfait, pour prendre la relève de Caris LeVert

d'angelo russell
Source image : NBA League Pass

Dans la première victoire des Nets sans Caris LeVert a bord du train, les Nets ont pu compter sur plusieurs joueurs concentrés et notamment D’Angelo Russell. Le meneur peut-il élever son niveau de jeu sur la durée ?

C’est une question qu’on a déjà posé plusieurs fois, et on se demande si cela vaut encore la peine de s’interroger à ce sujet. Depuis son arrivée en NBA, D’Angelo Russell a été situé dans des paysages parfois contrariants, entre la reconstruction des Lakers avec des coachs flingués ou le démarrage des Nets avec des pépins physiques. Jamais vraiment libéré et responsabilisé à plein temps, Russell a mis très vite tout le monde d’accord sur son talent mais il ne s’est pas encore imposé comme un des meneurs du futur, une des pépites sur lesquelles miser. Et on pensait, cette saison, qu’avec un contrat à aller chercher cet été et des tickets de shoots offerts par Kenny Atkinson, le gaucher allait se gaver. Disons que oui, D-Lo se gave, mais pas comme on le pensait. Les points sont là (16,5), mais le statut ne l’est pas. Et là est la vraie difficulté que Russell pouvait rencontrer sur le début de saison, en étant pourtant diaboliquement adroit à distance (39%). Alors qu’il aurait pu être le visage des Nets, le meneur s’est fait dépasser par un LeVert intouchable et trop excitant à regarder. Il suffisait d’observer la plupart des money-time de Brooklyn pour réaliser que ce qui avait été dessiné à l’été 2017 n’était en fait plus du tout d’actualité. D’Angelo, patron de quoi ? De certaines situations chaudes oui, quand la main est bouillante, mais sinon pas de première option. Tout pour Caris, quelques piges pour Spencer Dinwiddie, et démerde yourself comme on dit.

Sauf que depuis quelques jours, la peinture a changé chez les Nets et il faut redistribuer les couleurs auprès de chacun. Dinwiddie, mentionné à l’instant, est ravi de retrouver un rôle similaire à celui de l’année dernière, en tant que pur scoreur et manieur de ballons, capable d’apporter sa vingtaine de points en dormant. Incisif à Washington, Spencer doit lui aussi élever son niveau de jeu, mais on en revient encore et toujours à Russell. Si la santé va, que les responsabilités sont là, qu’il y a un deal à verrouiller cet été et qu’il n’en profite pas, que va-t-on trouver comme excuse à D’Angelo ? Le fait qu’il est trop jeune, vraiment ? Le fait que ce n’est pas la bonne situation pour lui…? Deadly dans le Minnesota, le gaucher a été solide face à John Wall ce vendredi et c’est justement ce genre de performance que l’intéressé va devoir reproduire. Pas des montées dans les tours puis des chutes en enfer, comme Russell aime le faire avec son scoring, mais davantage de soirées en tant que meneur calme, en tant que talent locomotive. Et, si possible, en tant que pilote capable de faire gagner son équipe. Car tel est le challenge qui va aussi attendre D’Angelo sur les prochaines semaines, en attendant le potentiel retour de LeVert dans la rotation. Sa capacité à pouvoir mener les siens vers la victoire, sans pour autant réaliser d’immenses matchs à titre individuel. Dans le cas où les statistiques restent à peu près les mêmes, mais D-Lo gère le money-time et fait en sorte que Brooklyn reste respectable, le gaucher y gagner certainement autant que s’il claque des soirées à 30 points dans des défaites frustrantes. Mais pour en arriver là, il faut un niveau de maturité et une approche suffisamment sereine. Ce qui n’est pas gagné sur le papier.

Allez, on y retourne. D’Angelo Russell a tout ce qu’il faut devant lui pour réaliser une belle petite saison, même le type qui a pris le spot de leader s’est blessé et lui tend la main. On l’a à l’oeil, à D-Loading de finir son infernal téléchargement.

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