Heat

Hassan Whiteside a marché sur les Spurs : 29 points, 20 rebonds et 9 contres pour la muraille !

Hassan Whiteside

#MERCREDIPANZANI

Source image : NBA League Pass

S’il y avait bien une équipe que Hassan Whiteside n’avait pas battu dans sa carrière, c’était les Spurs. Le pivot du Heat a réglé ce détail de son CV cette nuit, en marchant littéralement sur les intérieurs de San Antonio.

La phrase le suivra longtemps, peut-être toute sa carrière si possible. Lorsque ce bon Hassan est concentré et déterminé à jouer comme un intérieur dominant, il peut représenter une force destructrice sur n’importe quel parquet. Mercredi soir, c’était sur celui de Miami qu’il fallait être pour voir la bête se défoncer des deux côtés du terrain, avant un new look en mode Vice qui devrait faire monter la température du côté de Sud Plage. Absent lors du dernier match des siens, une victoire à Detroit notamment grâce au carton de Josh Richardson, Whiteside n’avait pas pu se faire masser par Andre Drummond, mais l’intérieur du Heat savait qu’il pouvait potentiellement se refaire dans la raquette des Spurs. Il faut dire que même si les grands sont présents chez Gregg Popovich, aucun ne peut réellement matcher avec le niveau physique et athlétique d’Hassan. Aldridge ? Moins aérien. Poeltl ? Moins puissant. Et sinon ? Beh justement… Et sinon rien, rien à faire. Il n’y avait absolument rien à faire côté Spurs, pour stopper la folle soirée de Whiteside. Dès le premier quart-temps, le monstre commençait son chantier sur des bases folles, enchaînant les contres et même les passes décisives pour mettre les siens sur de bons rails. Pourtant pas aidé par J-Rich, qui était à côté de la plaque après son coup de chaud face aux Pistons, Hassan avait droit aux banderilles de quelques copains. Mais encore et toujours, dès qu’il fallait mettre un coup d’accélérateur, c’est par le numéro 21 qu’il fallait passer, un numéro qu’on aime assez bien du côté de San Antonio. La pause arrivait que Whiteside avait déjà 18 points, 14 rebonds et 8 contres… Une mi-temps complètement folle en terme d’efficacité et de domination, le pivot aux bras interminables tapant Alonzo Mourning à Miami pour le plus grand nombre de stops en une moitié de match.

Et pourtant, malheureusement pour nos yeux, les Spurs étaient encore dans le match. Des pourcentages horribles au shoot, deux stars qui n’y arrivaient pas, heureusement que Patty Mills et Davis Bertans s’y mettaient un minimum sinon les visiteurs auraient terminé la soirée à 70 points. D’où le plus gros message retenu par le Heat et leurs fans cette nuit, en battant une équipe qui leur avait posé bien des problèmes ces quatre dernières années : lorsque Whiteside est focused et se retrouve au centre de la défense locale, Miami peut devenir insupportable à jouer. L’effort défensif du Heat était sur courant alternatif depuis le début de saison, certains soirs rappelant la discipline de l’équipe dirigée par Erik Spoelstra, d’autres soirs nous indiquant qu’il y avait encore du chemin à faire. Mais, de base, il ne suffit pas de grand chose pour que Miami se pose sur des fondations suffisamment solides chaque soir. Il suffit que Hassan soit dans un mode déterminé, peut-être pas H24 en mode Wilt Chamberlain comme cette nuit, mais concentré sur ses couvertures défensives, sans prendre de fautes à la con, sans être découragé par quelques shoots loupés ou des coups de sifflets désavantageux. Il sera difficile et compliqué de demander une nouvelle performance de ce genre à la grande muraille du Heat, du moins pas dans les jours à venir, mais Whiteside peut se regarder dans le miroir et se dire la chose suivante : lorsqu’il est droit dans ses pompes et s’assume en tant que force physique inégalée, Hassan n’est sujet à aucune rumeur de transfert ou punchline sur ses premiers tours de Playoffs. Et rien que ça, ça devrait le maintenir motivé.

29 points, 20 rebonds et 9 contres, à une crêpe Nutella du triple-double, on est passé tout près d’une performance numériquement historique. C’était déjà pas mal, l’American Airlines Arena n’avait pas vu telle domination sous les arceaux depuis fort longtemps. Maintenant, vous connaissez la suite comme nous : à confirmer, cher Hassan…

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