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Brett Brown tacle ses Sixers : « Aujourd’hui, nous ne faisons pas partie de la royauté de la Conférence Est »

Tabassés par les Nets hier soir, en back-to-back, les Sixers de Brett Brown n’y arrivent pas lorsqu’ils quittent Philadelphie. Et ça, erreur de parcours ou pas, cela tracasse le coach de l’équipe, qui n’a pas hésité à sortir la hache ce dimanche.

Drôle de début de saison offert par Joel Embiid et sa bande. Des moments de grande joie, on en a eu, entre les mixtapes de l’intérieur sur Andre Drummond, les tirs clutch de J.J Redick notamment face au Magic, quelques grosses contre-attaques signées Markelle Fultz et de la passe-laser signée Ben Simmons. En soit, quand on regarde le premier mois de compétition des Sixers, on peut hausser les épaules et se dire que la machine va monter doucement en température. Sauf que pour les 6 succès de Mike Muscala et ses potes à domicile, il y a eu 5 défaites, toutes en déplacement. Pas un seul match remporté par les Sixers hors de leurs terres, alors que l’an passé cette armée n’avait aucun souci à voyager, à moitié ou au complet. Que se passe-t-il ? Chacun a sa version des faits. Calendrier difficile on the road, peut-être. Pépins physiques pour Ben Simmons, allez. Mais au-delà de ça, il semble y avoir un manque de discipline et de caractère chez les Sixers sur le début de campagne, marqué par des pertes de balles incessantes, des efforts défensifs irréguliers et une adresse à distance de même catégorie. Sans pouvoir proposer la même intensité chaque soir, les soldats de Pennsylvanie ne peuvent enchaîner les victoires et donc rejoindre les équipes situées tout en haut de la Conférence Est. Et c’est dans ce sens que Brett Brown a voulu aller hier soir, en affirmant publiquement que son groupe ne faisait pas partie du gratin-élite aujourd’hui.

“Ce match ne représente pas ce que nous sommes. Je ne retire aucun mérite aux Nets, mais cette performance était inacceptable de notre part. […] Aujourd’hui, là maintenant, nous ne faisons pas partie de la royauté de la Conférence Est. On le sait, et c’est un titre que l’on désire tous ensemble.”

Voilà le genre de déclaration qui devrait motiver un minimum Ben Simmons et compagnie. Le meneur a d’ailleurs lui-même donné sa version des faits, indiquant tout simplement que les Sixers jouaient n’importe comment ces derniers temps. Des compétiteurs, il y en a suffisamment dans le vestiaire de Philadelphie pour qu’une dynamique positive se mette en place. Mais après un été en demi-teinte et des rotations qui intriguent de plus en plus de monde dans la cité de l’amour fraternel, les vieux fantômes des derniers Playoffs qui voulaient voir Brett Brown se faire virer pourraient rapidement refaire surface. En lien direct avec la déclaration de l’entraîneur, en tout cas, on ne peut qu’acquiescer. Milwaukee, offensivement et collectivement, c’est mieux aujourd’hui. Toronto, pareil. Et Boston, n’en parlons pas, on l’a vu dès le premier match de la saison. Après une sublime saison 2017-18, la hype était bien là à Philadelphie et elle gardera sa place tant que les phénomènes sont là. Mais pour éviter que l’excitation ne laisse place à la désillusion, il faut que les Sixers s’installent durablement dans le Top 4 de la Conférence Est, sans laisser le moindre doute à la concurrence concernant leurs intentions. Au bout d’un mois de compétition, Indiana a limite plus d’arguments pour parler plus fort à la table des rois de l’Est. Mais heureusement pour Jojo et sa clique, la saison est longue.

Est-ce que les Sixers font partie de l’élite de l’Est ? Oui et non. Oui, quand ils veulent, car ils ont montré qu’ils peuvent être incroyables des deux côtés du terrain quand ils sont concentrés. Non, en ce moment, car ils ont prouvé que leur jeunesse et leur inexpérience pouvait leur jouer des tours. On se reprend, et vite.

Source : CBS Sports

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