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Le Jazz hausse le ton à New Orleans : 132-111, un Gobert en mode All-Star et une première défaite pour les Pels

Défenseur de l'année 2018 - Rudy Gobert

Quand le DPOY retrouve des mains en attaque, attention au carnage.

Source image : Montage par Leonce Barbezieux

Parce que la vie nous réserve parfois des surprises, ce Jazz – Pelicans était donc… l’affiche de la nuit à l’Ouest. Plus qu’un Lakers – Spurs, même si ça fait mal à nos années 2000. Un choc vite atténué par l’annonce de l’absence d’Anthony Davis, mais un match qui aura malgré tout tenu ses promesses puisque l’on aura même réussi à le regarder en plein, sans s’écrouler devant les parpaings d’Elfrid Payton.

Pour le Jazz, le début de saison était jusque-là poussif. Deux victoires à l’extérieur, à Sacramento et Houston, et deux défaites à domicile, face à Memphis et lors du plus beau match de la saison contre les champions en titre. Un bilan qui aurait donc pu/du être de 4-0 avant ce match, soit le même que leurs adversaires du soir. Houston, Sacramento, Brooklyn et les Clippers étant passés à la moulinette pélicane, les hommes d’Alvin Gentry inscrivant 131, 149 (!), 116 et 117 points lors de ces quatre rencontres inaugurales. Voilà comment on se retrouve en tête de la Conférence Ouest, voilà comment on se retrouve avec un numéro un logique dans la course au trophée de MVP. Oui mais voilà, cette nuit le karma avait semble-t-il choisi son camp puisque suite à une gêne ressentie la veille à l’épaule, Anthony Davis était tout d’abord annoncé questionable avant de finalement déclarer forfait pour le match du jour.

pelicans

Ta tête quand t’apprends que tu ne verras pas Anthony Davis.

Mais ce match il fallait bien le jouer, et c’est un vrai match de basket auquel on a assisté, avec ses perfs et ses rebondissements. Le premier quart ? Les deux équipes se jaugent, et le score ne choisit pas encore son maître malgré un Nikola Mirotic en feu. 15 points sur la période pour celui qui est passé de sosie raté de Kevin love à sosie shooteur d'(H)Omer Asik. No Davis no problemo (vous l’avez ?), le sniper espagnol envoie du parking et se régale dans le petit périmètre pour per(i)mettre aux oiseaux au long bec de rester dans les clous. Côté Jazz le duo Gobert/Rubio commence à chauffer, mais ce n’est que le début de la romance franco-espagnole de la soirée, avec le gentil Donovan Mitchell pour tenir la chandelle.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Un duo de choc, un duo qui réconciliera ou pas la France et l’Espagne. Le second quart-temps est ainsi avalé 36-18 par le Jazz, les remplaçants de Quin Snyder imprimant un énorme rythme défensif et les titulaires finissant le travail en attaque. La défense des Pels ne trouve aucune solution pour stopper la puissance de Rudy, le mec est trop grand, trop long, trop de Saint-Quentin. En défense bien sûr, mais surtout au rebond offensif où Rudy se régale, puis sur attaque placée grâce à ces merveilles de passes lobées quasiment indéfendable, surtout en l’absence d’Anthony Davis. Ricky Rubio s’éclatera également tout au long du match, convertissant des tirs beaucoup trop ouverts, bang bang, et des drives dans une défense complètement ouverte, gang bang. A l’arrivée c’est le +30 qu’apercevront vite Mirotic et ses boys, et si la second unit emmenée par Frank Jackson et Jahlil Okafor ramènera NOLA aux alentours des dix points, c’est bien le Jazz qui s’imposera après un match de patron. Beaucoup plus facile sans AD en face c’est un oui, mais on allait quand même pas faire ceux que ça n’arrange pas.

28 points, 6 rebonds et 12 passes pour Ricky Rubio, 25 points (à 11/13), 14 rebonds et 4 contres pour Rudy, et une victoire importante pour une franchise qui ne sait donc toujours pas gagner à la maison mais toujours pas perdre chez les autres. Le prochain rendez-vous du Jazz ? Dès ce soir à Dallas, et ce sera donc pour une troisième win. Les Pels iront quant à eux défier les Nuggets demain soir, et ce sera encore une autre paire de manche, avec ou sans Anthony Davis.

Pas de vidéo dispo pour ce match alors on vous laisse ceci, en espérant que cela vous plaira :

stats Jazz stats pels

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