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Chris Paul et Rajon Rondo : une rivalité qui dure depuis 10 ans, entre distributeurs de caviars

chris paul
Source image : NBA League Pass

Cette nuit, à Los Angeles, c’est peu dire si les esprits se sont chauffés entre Lakers et Rockets. Au milieu d’un joli petit barfight ? Chris Paul et Rajon Rondo, qui en sont venus aux mains pour régler quelques comptes de longue date.

Si vous n’avez pas vu l’action de la nuit, elle ne concerne ni un panier, ni une paire de chevilles brisées, ni un contre stratosphérique à hauteur de l’arceau. Non, malheureusement pour Adam Silver, l’action de la nuit passée est un enchaînement gauche-droite entre CP3 et Rondo, les deux vétérans s’envoyant du pain complet devant plus de 20 000 personnes au Staples Center de la cité des anges. C’est en effet pendant le match opposant Lakers et Rockets que la paire s’est chauffée, une paire qui n’en est pas à sa première bataille puisque Chris et Rajon se sont gentiment embrouillés au fil des années. Rappelons, pour commencer, la fameuse déclaration de Rondo en 2009, lui qui sortait sans trembler « Chris, j’ai une bague, et tu n’en gagneras jamais une. » C’était en toute fin de match entre Boston et New Orleans, les deux joueurs étaient jeunes et tentaient de se faire une place dans l’élite de la mène en NBA. Le genre de punchline qui, si elle s’avère pertinente aujourd’hui quand on voit le CV de Paul, avait déjà fait quelques dégâts puisque le All-Star des Hornets avait mal pris cette annonce et Rajon s’enfonçait gentiment dans l’image de bad guy utilisant parfaitement ses coups de vice pour faire des Celtics une superpuissance dans la Ligue. Mais en même temps, n’est-ce pas CP3 qui avait affirmé que Rondo était « chanceux » d’arriver dans cette équipe de Hall of Famers à Boston…?

Ce premier échange avait mené à une seconde discussion, en sortie de vestiaires, les deux hommes étant séparés alors que le match était terminé depuis longtemps. Bousculé dans son amour-propre, Chris Paul avait demandé à parler à Rondo de le « respecter en tant qu’homme« , ce à quoi Rajon avait apparemment répondu qu’il s’agissait « d’une frustration saupoudrée de jalousie« . Ambiance, ambiance. Et là, on était en 2009. C’était donc il y a quasiment 10 ans, dix années de batailles à distance mais toujours parsemées de moments fort sympathique. Le passage de Rondo à Dallas, pendant que CP3 était avec les Clippers, le fiasco de l’un profitant largement au succès de l’autre. Les comparaisons dans la hiérarchie des meneurs en NBA, Rajon excellant à la fin des années 2000 et le début des années 2010, pendant que Chris butait collectivement mais rayonnait individuellement. Pas les mêmes salaires non plus, pas la même image dans le conscient collectif. CP3, le petit ange au sourire sympathique, le good neighboor, alors qu’en face Rondo préférait ce statut d’enfoiré assumé, de leader coriace et vocal devant les médias, aimant Dallas car il y avait des PS4 dans le vestiaire alors que Paul faisait l’enfant modèle de son côté.

Puis, quitte à ajouter un peu d’huile sur le feu, la période Kings de Rajon. Un passage éclair, mais suffisamment long pour que la rivalité entre meneurs monte d’un cran. D’un côté, DeMarcus Cousins et Sacramento, en baston régulière avec les Clippers, embrouille sur embrouille avec le meneur d’en face, qui s’impose souvent face au voisin californien. De l’autre, Chris Paul et Los Angeles, le strass et les paillettes, du flop à outrance, mais la victoire au bout, souvent. Une fois arrivé chez les Kings, Rondo entrera directement dans ce duel en étant adoubé par Cousins, le « meilleur meneur de la Ligue » affirmait le pivot. Autant dire que ça avait forcément sifflé dans l’oreille de Paul, n’acceptant pas qu’un garçon comme Rajon soit mis sur le même piédestal que lui. Pas après lui avoir manqué de respect quelques années plus tôt, les désillusions de chaque série de Playoffs ne faisant que cimenter le sort placé par Rondo sur sa tête.

Cette nuit, ce n’était donc qu’un épisode de plus, un marquant, dans la rivalité opposant Rajon Rondo à Chris Paul. Qui a craché sur qui ? Qui a eu tort ? Chacun sa version des faits, mais une chose est sûre : ce n’est pas la dernière fois qu’on reverra ces deux meneurs se rentrer dans la gueule. Ce n’est qu’une question de temps avant que cela recommence.

 

 

 

 

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