One-on-One

Michael Carter-Williams, ce symbole des rookies qu’il ne faut pas juger trop vite en NBA

Michael Carter-Williams

Élu rookie de l’année de la saison 2013-14, Michael Carter-Williams a connu l’enfer des blessures et n’est jamais revenu à son niveau.

Source image : YouTube - SB Nation

Voilà cinq années que Michael Carter-Williams a été drafté en NBA. Cinq années de haut, mais aussi de bas. Retour sur son début de carrière tonitruant, mais aussi sur la descente aux enfers que MCW a pu vivre… Ce genre de montagnes russes qu’on ne souhaite à personne. A l’aube de ses 27 ans, le nouveau meneur remplaçant des Rockets pourrait redécoller dans l’univers NBA.   

En posant ses valises à Houston, Michael Carter-Williams espère se relancer et il a toutes les cartes en main. Enfin ! En sortant du banc derrière Chris Paul, ce qui est pas mal comme maître Jedi pour sortir du côté obscur, le meneur de 27 piges aura du temps de jeu, c’est certain. Mike D’Antoni l’a confirmé en donnant pas mal de minutes à sa nouvelle recrue lors des matchs de pré-saison, et les deux performances de MCW sont plus que convaincantes. Face aux Grizzlies, il a joué 20 minutes pour un rendement intéressant : 19 points, 3 rebonds et 2 assists. En affrontant les Pacers, Carter-Williams est resté sur le parquet 29 minutes pour 15 points, 5 rebonds et 5 passes décisives. Prometteur, n’est-ce pas ? Dans le système Rockets, il pourra s’épanouir et pourquoi pas faire la saison que tout le monde attendait, celle de la renaissance. En tant que très bon passeur, il va pouvoir se régaler dans les attaques rapides et distribuer des ballons pour les snipers prêts à dégainer. Il court vite et peut finir comme il se doit au cercle grâce aux espaces libérés par le style de jeu de son équipe. C’est aussi et surtout en défense que MCW sera attendu, grâce à sa taille, sa polyvalence et sa longueur de bras. Attention cependant à ne pas aller trop vite pour Carmelo, on n’aimerait pas voir le futur Hall of Famer au sol au bout de deux possessions. Sur un contrat au minimum, et que ce soit pour MCW ou pour les Rockets, les deux parties n’ont rien à perdre cette saison. Si l’essai et concluant, alors on commencera à parler d’une vraie recrue pour de vraies responsabilités. Michael s’est d’ailleurs livré sur ses débuts dans le Texas :

« Le camp d’entraînement s’est bien passé, ça m’a fait du bien. La pré-saison est une réussite. »

Le parcours de Michael Carter-Williams, c’est aussi une bonne occasion de rappeler qu’il ne faut pas trop s’emballer sur les jeunes joueurs débarquant en NBA. Drafté en onzième position par les Sixers en 2013, MCW avait réalisé une saison rookie incroyable avec un premier match prédisant une carrière all-time (22 points, 12 passes, 9 interceptions et 7 rebonds), il sera même sacré ROY devant Rudy Gobert ou encore un certain Giannis Antetokounmpo. Comme quoi, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Les rookies créent le syndrome de la hype ! Un highlight ou une bonne saison et leur avenir est tracé, la Team Conclusions Hâtives s’en frotte les mains. Les réseaux sociaux ont encore plus encouragé ce phénomène, puisque les joueurs sont déjà analysés dès l’université ou le lycée, hardcore à vivre pour un gamin de 16 ans, non ? Avant l’apparition de Twitter et autres, la surexposition d’un jeune était plus rare, on pense à Kobe ou LeBron, des copains sous les projecteurs certes mais qui ne pouvaient être taclés au quotidien à l’adolesence… Mais ces monstres avaient le mental qui allait avec, certains craquent ou appréhendent et cela impacte leur jeu, leur corps, comme pour Michael Carter-Williams. Depuis sa saison sophomore en 2014-2015, MCW n’a pas dépassé les 54 matchs joués, harcelé par les blessures et envoyé de franchise en franchise. Des départs tonitruants qui n’ont rien donné, on en a vu un tas depuis la création de la Ligue. Allez, on vous en donne un petit exemple, c’est cadeau : Brandon Jennings monta jusqu’à 25 points de moyenne pour le premier mois de sa carrière, on vous jure que c’est vrai, et depuis ses statistiques en carrière se sont effondrées, il a marqué 14,1 points de moyenne en 555 matchs joués. Bref, lorsqu’on analyse un rookie, Michael Carter Williams est bien là pour nous rappeler ce à quoi on doit penser.

Très peu probable que Michael Carter-Williams arrive à revenir au niveau qu’il affichait lors de sa saison rookie, mais il pourrait se donner un second souffle sous l’aile du sage, Carmelo Anthony Chris Paul. Merci à lui, en tout cas, de nous rappeler chaque année qu’il faut calmer les affirmations suite à une seule bonne saison. Affaire à suivre…    

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