Celtics

Retour des stars et progression des jeunes prodiges : les Celtics ont plus que jamais la dalle

C’est ce qu’on appelle une belle petite équipe de basket.

Source image : Twitter NBA

Passés à une petite victoire des Finales NBA la saison dernière, les Celtics auront pour objectif cette année de prendre le contrôle de la Conférence Est, surtout qu’un certain LeBron James se retrouve désormais de l’autre côté des États-Unis. Et lors du Media Day, la franchise de Boston n’a pas eu peur d’annoncer ses ambitions. 

Les Celtics n’ont pas froid aux yeux, et c’est normal. La saison dernière, ils ont réalisé une magnifique campagne en poussant les LeBron James Cavaliers dans leurs derniers retranchements alors qu’ils étaient notamment privés de Gordon Hayward et Kyrie Irving. Forcément, avec le retour des deux stars, il y a de quoi être optimiste sur les chances de Boston en 2018-2019. Il y a du talent, de la jeunesse, de l’expérience, de la profondeur d’effectif, et surtout un coach capable de faire des miracles. Pour faire court, les Verts ont tout ce qu’il faut pour retrouver le sommet de la Conférence Est pour la première fois depuis 2010 et l’époque du Big Three Paul Pierce – Kevin Garnett – Ray Allen.

« Évidemment, le plus important est de gérer nos egos individuellement, car je n’ai jamais évolué au sein d’une équipe aussi talentueuse. »

Quand un mec comme Kyrie Irving dit cela, ce n’est quand même pas anodin. Il ne faut pas oublier qu’Uncle Drew a joué trois ans aux côtés de LeBron James à Cleveland, avec trois Finales à la clé et un titre de champion en 2016 face aux Golden State Warriors version 73 victoires. S’il faut toujours se méfier des grandes déclarations du début de saison, celle de notre ami Kyrie est plutôt pertinente lorsqu’on jette un œil à l’effectif des Celtics. Irving, Gordon Hayward, Jaylen Brown, Jayson Tatum, Al Horford, Terry Rozier, Marcus Smart, Marcus Morris, bonjour l’équipe de malade. Et ce qui fait encore plus flipper, c’est que des joueurs comme Tatum et Brown vont continuer à progresser. Respectivement âgés de 20 et 21 ans, les deux minots ont montré la saison dernière qu’ils étaient déjà prêts pour les grands rendez-vous. Le rookie Tatum a joué comme un daron en Playoffs et Jaylen a réalisé une saison sophomore remarquable. Ensemble, ils ont quasiment fait oublier l’absence d’Hayward. Longs, athlétiques et performants des deux côtés du terrain, Jay & Jay représentent un duo redoutable qui peut aider Boston à aller très très loin.

‘Tout le monde respecte Golden State, nous respectons Golden State. Mais on croit en nous. On a vraiment l’impression de pouvoir rivaliser et battre n’importe qui sur une série de sept matchs. »

Comme Kyrie Irving, Jayson Tatum n’a pas peur d’employer les grands mots. Et surtout, il ne baisse pas les yeux devant les champions en titre. Il faut dire que le produit de Duke a bossé avec son idole Kobe Bryant durant l’été. Son principal objectif au cours de l’intersaison était de prendre de la masse musculaire, sans pour autant en abuser. Cela devrait lui permettre de mieux conclure près du panier suite à un contact avec un défenseur. Quant à son pote Jaylen Brown, il a notamment travaillé avec Tracy McGrady et s’est concentré sur trois principaux objectifs de développement. Le premier, les lancers francs. Avec seulement 64,4 % de réussite sur la ligne, il sait qu’il doit progresser dans ce secteur, surtout qu’il est un joueur agressif qui fait mal dans l’attaque du panier. Il a aussi bossé sur son handle et sa capacité à faire jouer les autres afin de devenir plus qu’un finisseur. Ce qu’il veut maintenant, c’est fermer des bouches.

« Les gens m’ont beaucoup critiqué sur certains aspects dans le passé. J’ai hâte de voir s’ils vont continuer à me critiquer cette année. »

Outre la progression des jeunes prodiges, la saison de Boston dépendra également beaucoup de l’état de santé de Kyrie Irving et Gordon Hayward. Avec le retour des deux stars, les Celtics devraient être bien plus dangereux en attaque, à condition qu’ils reviennent au maximum de leurs capacités. Lors du Media Day, le coach Brad Stevens a souligné le travail effectué par Uncle Drew pour être de retour à 100 %, ainsi que son intelligence de jeu. On ne se fait pas trop de souci pour le casseur de chevilles professionnel, qui a d’ailleurs assuré que son genou allait bien tout en réaffirmant son attachement à la franchise de Boston suite aux dernières rumeurs. Les voyants sont donc au vert pour lui. Concernant Hayward, qui pourrait être utilisé en tant que meneur si l’on en croit les propos de Stevens, il y a un peu plus d’incertitudes. Mais là encore, les différentes déclarations sont plutôt rassurantes, comme celle de l’intérieur allemand Daniel Theis par exemple.

« Gordon Hayward a l’air vraiment bien. Je pense que l’obstacle le plus dur pour lui sera l’aspect mental. Il a bien joué et bien shooté lors des matchs pickup. »

Enfin, un autre thème qui a souvent été abordé au cours du Media Day, c’est la concurrence entre les joueurs. Quand vous avez autant de talent dans une équipe, en particulier sur les postes extérieurs, il peut y avoir embouteillage et ça peut créer quelques petites turbulences. Interrogés par les journalistes à ce propos, Jaylen Brown, Jayson Tatum ou encore Al Horford ont envoyé le même message à la presse : le plus important, c’est gagner en équipe. L’objectif est de progresser ensemble, pas de se battre les uns contre les autres pour du temps de jeu. De toute façon, avec un gars comme Brad Stevens aux commandes, il n’y a pas vraiment de quoi s’inquiéter.

Vous l’avez compris, les Celtics ne sont pas là pour rigoler. Sans aucun doute, la franchise de Boston possède les pièces nécessaires pour faire encore plus de bruit que la saison dernière. 

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