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Tony Parker explique son départ des Spurs : « je ne voulais pas terminer assistant-coach »

tony parker
Source image : NBA League Pass

Présent ces derniers temps à Paris, Tony Parker était l’invité de l’Expresso, l’émission de beIN Sports tenue par Vanessa Le Moigne et Thomas Villechaize. L’occasion pour le patron de revenir sur son départ de San Antonio, celui auquel on n’était pas tous forcément prêts.

L’été fût mouvementé en NBA, et nombreux sont les joueurs qui ont décidé de porter de nouvelles couleurs. Kawhi à Toronto, LeBron à Los Angeles, Melo à Houson ou encore Jabari à Chicago, un autre Parker a déménagé ces dernières semaines et on le connait plutôt bien puisqu’il s’agit de TP. Après 17 saisons passées sous les ordres de Gregg Popovich, Tony a ressenti le besoin d’attaquer un nouveau challenge, un dernier en tant que joueur pro, avant une retraite qui s’annonce sacrément chargée vu les activités avancées. Cependant, lors de l’annonce de sa signature à Charlotte, le meneur faisait forcément face à des avis divers et variés sur la planète basket. Pourquoi quitter San Antonio ? Est-ce que les Spurs ne lui ont rien proposé ? Et pourquoi Charlotte en fin de carrière ? C’est interrogations, Tony n’a jamais vraiment pu avoir le temps d’y répondre, notamment parce qu’il souhaitait davantage mettre en avant les 17 belles années passées dans le Texas plutôt que de se justifier sur le présent. Mais en étant invité chez l’Expresso, le micro lui a été tendu et Parker a enfin pu donner des éléments de réponses à ceux qui se demandaient pourquoi cette décision. Que les fans des Spurs se préparent, il y a de l’explication qui va enlever pas mal de nuages dans le tas.

Ça fait bizarre. Va falloir que je m’habitue à mes nouvelles couleurs, bleu ciel et violet ça fait bizarre quand t’as joué en noir et blanc pendant 17 ans (rires). C’est vrai que j’ai vécu des moments incroyables avec les Spurs, mais j’avais envie de changer, j’avais envie d’un nouveau challenge. Et quand Michael Jordan m’a appelé, mon idole, je me suis dit… on y va. […] Pour moi, j’ai l’impression de boucler la boucle, de terminer ma carrière dans son club, c’est quelque chose de spécial pour moi parce que c’est lui qui m’a donné envie de jouer au basket.

Mon maillot sera retiré à San Antonio, sûrement, mais c’est pour ça qu’il y a eu un petit malentendu quand j’étais en Chine. Ils disaient que j’allais finir ma carrière aux Spurs, mais ce que je disais en fait c’est que mon maillot sera retiré là-bas. Sinon, en tant que joueur, donc jouer, c’est fini avec les Spurs. Il y aura deux ans à Charlotte et ensuite ce sera sûrement la retraite.

Les Spurs me proposaient la même chose (contractuellement) que Charlotte, mais c’était davantage sur le rôle. C’était pas une question d’argent. Et c’est important que les gens sachent ça, car il y a beaucoup de personnes qui étaient « fâchées » contre les Spurs, pensant que la franchise ne m’avait pas proposé quoi que ce soit. Si, ils m’ont proposé quelque chose de similaire, mais je ne voulais pas terminer assistant-coach. Et c’était le rôle qu’ils me proposaient, alors que j’avais envie de jouer. C’est pour ça que j’ai fait la lettre d’adieu à San Antonio, parce que je voulais qu’on se concentre sur 17 fabuleuses années, plutôt que de se concentrer sur la fin de carrière.

Il est vrai que, dans la rotation des Spurs, le rôle de Tony commençait à devenir ric-rac pour Pop et ses sbires. Dejounte Murray propulsé en tant que titulaire en plein milieu de la saison, Patty Mills conservé dans son siège de bombardier en sortie de banc, quid de Parker ? Moins explosif qu’avant, davantage exposé en défense et surtout membre de la team old-school des meneurs, le Français s’effaçait gentiment des plans sportifs à San Antonio. Quand on parle de team old-school, on parle évidemment de ces meneurs qui, en 2018, ne shootent pas avec aisance une demi-douzaine de tirs de 9 mètres en plein match. Tony régale en pénétration et à mi-distance, un jeu qui a moins sa place que les joueurs longs et athlétiques en défense (Murray) ou les snipers derrière l’arc (Mills). Ce qui ne le rend pas fantomatique, loin de là, mais côté Spurs la page commençait à être gentiment tournée. Les Hornets tombaient ainsi au meilleur moment, ayant besoin d’un vétéran expérimenté pour cadrer tout le monde, en filant du temps de jeu derrière Kemba Walker, et sans véritables attentes au mois de mai. On notera tout de même que la barre des 40 n’est plus vraiment d’actualité pour TP, qui se concentre surtout sur son contrat actuel et une retraite bien méritée, elle qui devrait arriver tel un doux cadeau en 2020. Cela donnera 19 ans en NBA, 17 à San Antonio et deux en bonus à Charlotte, sans animosité ni claquement de porte. Un départ réfléchi, expliqué, et qui a du sens compte tenu des ambitions de Parker.

Non, les Spurs n’ont pas été radins sur leur proposition de contrat, et non, Parker n’est pas parti sur une dispute violente. La franchise et le joueur sont tout simplement arrivés au bout de leur union, longue vie aux deux, au final. Et des retrouvailles en janvier prochain qui devraient être ultra-émouvantes.

Source : beIN Sports

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