Los Angeles Clippers

Patrick Beverley affirme que les Clippers sont la meilleure franchise de L.A. : il a dû louper un morceau de la free agency

Patrick Beverley

Stooooone, Pat il est stoooone…

Source image : capture d'écran NBA TV

Patrick Beverley n’est pas connu pour avoir sa langue dans sa poche et sa bouche bien fermée. Il est un des meilleurs défenseurs sur l’homme du circuit, un véritable pitbull, qui ne manque pas d’aboyer à la moindre incartade, sur ou en dehors des parquets. La victime du jour est l’autre franchise de L.A., puisqu’une sorte de défi vient d’être lancé par tonton Pat aux Lakers. S’il a peut-être un peu forcé sur la poudreuse cet été, ses déclarations ont de quoi raviver la rivalité entre les deux franchises de la Cité des Anges.

Sacré Patrick, toujours le mot pour rire. Dans sa tumultueuse carrière, Mr 94 feet en a chié correctement pour se faire une place parmi les plus grands. Limité par un gabarit lambda (1m85 pour 83 kilos), ça n’a pas toujours été simple pour lui, notamment lorsque l’on voit où il a débuté sa carrière professionnelle. Il a joué un an en deuxième division ukrainienne, l’équivalent du championnat qui se déroule sur ton city stade ou ton park les week-ends, et ce pendant un an, juste avant d’être drafté en NBA, en 2009. Et quelle est l’équipe qui a sélectionné Patrick Beverley en 42ème position en 2009 ? Bingo, il s’agit des Lakers, qui l’ont échangé dans la foulée à Miami. Sans doute de quoi frustrer directement le transfuge de l’université de l’Arkansas, et réveiller son côté grande bouche/casseur de bouche. Parmi ses faits d’armes, on compte des jolies punchlines sur Damian Lillard en 2014, ou quelques prédictions relativement abracadabrantesques à l’été 2016 concernant James Harden et les Rockets (visionnaire, tonton Pat). Mais contrairement à son homologue du foot, Beverley assume lui sur le terrain, avec toute son envie, sa fougue et son agressivité. Il se permet ainsi de taillader en mode Insécateur de temps à autres, et d’envoyer des énormités à la tête de quiconque. Spécialisé dans la traque au Brodie, le meneur s’attaque cette fois à un autre poisson. C’est Tomer Azarly, journaliste pour Clutch Points, qui rapporte via son Twitter les propos du pitbull qui a décidé d’aboyer sur la niche d’à côté, celle des purple and gold.

LeBron qui ? Patrick Beverley serait-il devenu un disciple de Claude Makélélé et de son fameux « Mambalékouil » ? Quoi qu’il en soit, le meneur des Clippers annonce la couleur directement. Il se dit plus en forme que jamais, et paraît clairement prêt à en découdre dès que le coup d’envoi de la saison sera donné. En même temps, il est vrai que Mr 94 feet a rongé son frein toute l’année dernière, dans laquelle il n’a disputé que onze rencontres, la faute à une microfracture au ménisque. Inactif depuis novembre dernier, il a hâte de porter à nouveau les couleurs des voiliers, et fait déjà monter la sauce bien avant que les fauves soient lâchés en octobre. On peut comprendre les propos de Pat. En effet, sur le papier, le roster des Clippers est alléchant, à une condition sine qua non, que tout le monde reste healthy cette année. C’est sûr qu’avec Sindarius Thornwell, on peut aller loin. Plus sérieusement, un cinq Beverley-Bradley-Gallinari-Harris-Gortat, ce n’est pas trop moche. Et pour une fois chez les Clips, il y a du banc : Lou Williams, Montrezl Harrell, Boban Marjanovic, Milos Teodosic, Shai Gilgeous-Alexander, Mike Scott, Luc Richard Mbah A Moute, Wes « no more ankles » Johnson… Ce n’est vraiment pas si mal. Par contre, si on sort du contexte de l’effectif de Doc Rivers, les propos de Patrick Beverley ressemblent plus à des inepties prononcées sous weed à 4h du mat’. Il ne s’est peut-être pas rendu compte qu’un certain monsieur King avait fait ses valises en direction du Staples Center, drainant avec lui une horde de vétérans bien chauds du slip : Stephenson, Beasley, McGee, Rondo… Des gars discrets, qui n’ont jamais un mot plus haut que l’autre. Autant dire qu’à tout moment, une joute verbale peut prendre place sur les réseaux sociaux entre un de ces zozos et tonton Pat, histoire de faire monter la mayonnaise jusqu’à ce qu’elle dépasse du bol. L’objectif des deux franchises de la Cité des Anges est le même, atteindre les Playoffs. Si tout est possible, les Clippers pourraient avoir un peu plus de difficultés que leurs homologues pour ce faire. Mais si l’on en croit leur meneur, au classement, ce sera bien LAC au-dessus de LAL, comme dans le dictionnaire.

Patrick Beverley, ça punchline et ça régale. Si on peut avoir des doutes sur les forces des Clippers pour la saison prochaine, le meneur sans doute titulaire de Doc Rivers vient de lancer sérieusement les hostilités entre les deux franchises, ce qui n’est pas pour déplaire à tous les Angelinos et aux fans de NBA dans l’ensemble. La rivalité entre les franchises de L.A. repart de plus belle par voie écrite, espérons que les Clips tiennent la comparaison sur le terrain, pour nous livrer des duels dantesques dès le 28 décembre, date du premier affrontement entre les deux équipes. Accrochez-vous, quand tonton Pat va commencer à aller trashtalker BronBron, ça va faire tourner des têtes. Vous êtes pas prêts, mais Patrick Beverley, lui, l’est plus que jamais. 

Source texte : Twitter/@TomerAzarly 

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