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NBA Flashback 2017-18 #52 : le jour où Donovan Mitchell a géré le Thunder à lui tout seul en Playoffs

Donovan Mitchell

Une performance historique pour un rookie, et dire qu’on va en prendre pour quinze ans minimum.

Source image : YouTube

Les anciens en ont pris l’habitude et les petits nouveaux vont le découvrir, les deux mois d’été sur TrashTalk sont chaque année l’occasion de dormir un peu de vous faire revivre le meilleur de la saison écoulée. Perfs individuelles, séries de Playoffs, posters de cannibale, game winners ou patates de forain, il y en aura pour tous les goûts et ce jusqu’au 31 août prochain. Allez, mode rétroviseur enclenché, parce qu’elle était vraiment pas mal cette saison 2017-18…

Il fait partie de ces joueurs qui ont rendu la saison 2017-18 si particulière. 21 ans seulement mais déjà l’assurance des plus grands, quelques dizaines de matchs NBA seulement au compteur mais déjà tellement de talent. Donovan Mitchell n’est pas une future superstar, il en est déjà une.

Les joueurs ayant déjà prouvé autant de choses en moins de cent matchs NBA se comptent aujourd’hui sur les doigts d’une main et Donovan Mitchell en fait partie. Drafté au treizième rang par… les Nuggets et immédiatement échangé dans l’Utah contre Trey Lyles, l’ancien pétard de Louisville doit aujourd’hui faire pleurer quelques dirigeants dans le Colorado. Parce que la saison de Donovaan Mitchell est non seulement une saison de Rookie of the Year en puissance, mais c’est également et quasiment une saison de All-Star. 20,5 points, 3,7 rebonds et 3,7 passes, le leadership du Jazz récupéré à l’âge où t’as même pas le leadership de ta chambre et des Playoffs tout simplement exceptionnels, voilà qui nous promet une carrière qui risque de l’être tout autant. Deux coups de chaud inauguraux face aux Clippers et aux Lakers nous teasaient une saison intéressante ? La suite fût inimaginable. 18 points de moyenne en novembre, 23 en décembre avec sa première pointe à 40 points pour son 23ème match NBA et la folie Donovan Mitchell était lancée. Une magnifique course au ROY disputée face à Ben Simmons et, comme son compère de Philly, un premier tour de Playoffs passé histoire de prouver qu’il était aussi capable de faire gagner sa franchise. Cinquième à l’Ouest et se voyant offrir le Thunder au premier tour, le Jazz va ainsi compter sur son arrière rookie pour faire péter l’une des plus belles séries du premier tour et par la même occasion se donner le droit d’aller défier les Rockets en demi-finale de Conférence. Et si la série de Dono fut sensationnelle, son Game 6 est déjà dans la légende de la franchise de Salt Lake City.

Au moment de recevoir le Thunder pour ce Game 6, le Jazz a fait le plus dur en récupérant l’avantage du terrain dès le deuxième match de la série. Les perfs de Donovan Mitchell jusque-là ? 27, 28, 22, 33 et 23 points. On a connu des rookies plus discrets. Quin Snyder et ses hommes savent alors qu’une défaite à la maison et un Game 7 à la Chesapeake Arena seraient un combo catastrophique, l’occasion de finir le taf au plus vite devenant du coup une quasi-obligation. Pour cela comptez évidemment sur Dono Ier. Dès l’entame du match le gamin est saignant du parking et c’est un coup du sort qui va faire basculer son match dans la catégorie all-time… Blessure de Ricky Rubio, le rookie qui récupère le poste 1, envoyez le duel Mitchell/Westbrook. Mais également le duel entre Mitchell et Paul George, car celui qui va nous offrir ce soir-là un historique… 2/16 (chut chut, on en parle demain) va également se coltiner l’effronté toute la soirée. Se le coltiner et se faire fesser par la même occasion, puisque c’est une véritable mixtape que va subir celui qui était pourtant parmi les favoris au trophée de DPOY avant qu’un autre Jazzmen ne mette la main dessus. Donovan Mitchell s’assoit donc sur Paul George, de loin comme de près, nous offrant des changements de rythme et des changements de main dans les airs comme c’en est devenu aujourd’hui l’une de ses spécialités. Un festival, que dis-je une sérénade, le dessert étant servi au troisième quart avec 22 points du jeune insolent sur la seule période… Le Jazz s’en sortira finalement au terme d’un match serré mais lors duquel Donovan Mitchell ne pouvait juste pas perdre. 38 points à 14/26 pour lui à l’arrivée, 5/8 du parking de l’insouciance et 5/5 aux lancers. Russell Westbrook terminera pour sa part sa saison – as usual – avec un carton offensif individuel, mais il lui aura tout de même fallu… 43 tirs pour inscrire ses 46 points. Bilan des courses ? On a donc un rookie qui a défié un MVP en titre sur une série de Playoffs, tout est normal mon cher Jean-Michel, on va plutôt remettre une tournée de Get 27.

Une saison régulière magnifique et des Playoffs qui le furent encore plus, le Jazz tombant finalement et fort logiquement face aux Rockets, malgré des auto-putbacks de Donovan Mitchell mais une série globalement difficile pour lui. Mais qu’on ne se cache pas derrière cette sortie compliquée, la saison rookie de Donovan Mitchell fut tout simplement phé-no-mé-nale. Allez, envoyez les highlights, en direct de la crèche.

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